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Article publié le : mardi 02 octobre 2012 à 12:55 - Dernière modification le : mardi 02 octobre 2012 à 12:55

Argentine: perpétuité pour six ex-militaires accusés de crimes contre l’humanité

En Argentine, les Mères de la place de Mai se sont battues pour que l'Etat argentin se penche sur le cas des 30 000 disparus sous la dictature, entre 1976 et 1983.
En Argentine, les Mères de la place de Mai se sont battues pour que l'Etat argentin se penche sur le cas des 30 000 disparus sous la dictature, entre 1976 et 1983.
AFP

Par RFI

Le procès d’anciens militaires et policiers accusés de violations des droits de l’homme sous la dictature dans les années soixante-dix à Mar del Plata, à 400 km au sud de Buenos Aires, s’est tenu le lundi 1er octobre. Il a abouti à la condamnation à la prison à vie pour six de ces accusés. Tout en saluant ces condamnations, les familles des victimes regrettent toutefois que d’autres n’essuyent que des condamnations légères ou même des relaxes.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Le tribunal de Mar del Plata avait à juger 14 anciens militaires et policiers en poste dans cette région du sud de la province de Buenos Aires sous la dictature. Les prévenus devaient répondre pour leur responsabilité présumée dans 85 cas de disparitions, assassinats et tortures. Six ont été condamnés à perpétuité, un septième à 25 ans. Mais cinq autres accusés s’en tirent avec des peines comprises entre cinq et douze ans. Enfin, deux anciens policiers ont été purement et simplement relaxés.

À l’issue du verdict, la déception l’emportait sur la satisfaction. Le secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Martín Fresneda, a déclaré vouloir étudier certaines sentences qui ont abouti, a-t-il dit, à des peines sans rapport avec les souffrances des hommes et des femmes qui ont été torturés dans les cachots de Mar del Plata.

Depuis la reprise en 2003 des procès pour les crimes commis sous la dictature, 328 personnes ont été condamnées. Beaucoup à perpétuité, comme l’ancien chef de la junte Jorge Videla, ou à des peines de 25 ans et plus. Mais, rançon d’une justice qui entend se prononcer sur des preuves sans discussion 35 ans après les faits, certains prévenus échappent sans doute au châtiment qu’ils mériteraient.

tags: Argentine - Justice
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