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Article publié le : mercredi 03 octobre 2012 à 18:01 - Dernière modification le : jeudi 04 octobre 2012 à 18:36

A la Une : l’actualité aux Etats-Unis est évidemment dominée par le débat de ce soir et ses préparatifs

Par Béatrice Leveillé

« Le président prépare son débat sur une toile de fond désolée », titre le New York Times. « Pendant qu’il prépare son débat avec Mitt Romney dans le Nevada, le président Obama n’a qu’un coup d’œil à jeter dehors pour se rappeler que l’économie n’est pas complètement repartie », peut on lire dans ce journal.

Le Washington post donne quelques conseils à Mitt Romney

On le conseille dans une petite vidéo, « Ne pas poser la main sur l’épaule de son adversaire » et on le voit une main sur l’épaule d’un candidat avec lequel il débattait pendant la primaire républicaine, « Ne pas dire des choses qui peuvent lui faire du tort », Mitt Romney a multiplié les gaffes pendant la campagne, « Ne pas rappeler aux gens à quel point il est riche » au cours d’un débat télévisé il avait tendu la main a son adversaire en lui disant « on parie 10 000 dollars ! »

Dans la même veine, le New York Times publie des avis d’experts  
 
« Romney doit  aller au combat sans être offensif. Il doit montrer qu’il est capable, pas aimable et il doit délivrer quelques messages courts simples et forts », selon un stratège républicain. « Il doit critiquer sévèrement le bilan d’Obama sans oublier de mettre une touche d’humour dans son discours », dit un autre.
 
« Si Romney passe tout le débat à attaquer le président, il est fini », dit un démocrate ancien conseiller d’Hillary Clinton, « il fait ça depuis un an et demi et il perd du terrain. Il doit expliquer comment il va redresser le pays et il ne lui reste plus que quelques semaines pour le faire ».
 
Et même conseils pour Obama
 
« Obama doit simplement montrer sa rectitude et ne pas avoir l’air grognon quand Romney attaque », lit-on toujours dans le New York Times. Et les conseils d'experts se succèdent :
« Il doit montrer qu’il est assez flexible pour diriger un gouvernement divisé dans une période complexe et des temps difficiles ».
« Il doit donner des réponses concises, des messages digestes au lieu de réponses analytiques et d’explications trop longues et trop complexes. Il faut qu’il reste cool et conserve son sens de l’humour pour affronter son adversaire ».
« Il faut qu’il démontre qu’il faut faire mieux et qu’il a un plan pour ça et que Romney non seulement n’a pas de plan mais que ses propositions vont empirer les choses ».
« Il ne faut pas que ça tourne à un débat entre universitaires mais qu’il continue à faire couler son adversaire en montrant  à qui les Américains  font le plus confiance ».

Qu’attendent les Américains de ce premier débat ?

Ils attendent beaucoup de cette première confrontation. Il faut rappeler qu’il y aura trois débats avant les élections qui auront lieu le 6 novembre mais le Washington Post calme les ardeurs en titrant « Et si le débat était ennuyeux, cela pourrait arriver ! » « Ce débat est présenté comme un événement politique, un point culminant de la campagne, mais il ne faut pas oublier qu’il y a une vrai chance qu’il soit moins passionnant que ce que la classe politique semble croire ».
Le Washington Post en explique les raisons : « d’abord Obama est un débateur prudent et il y a peu de chances qu’il change de style ce mercredi soir, ensuite Romney n’est pas un homme qui prend des risques et il n’a pas besoin de le faire. Sa distance avec Obama se réduit dans les sondages et sa nature le pousse à jouer la sécurité. Quand il tente de sortir des rails, cela ne marche pas fort pour lui ». « Qui veut parier 10 000 dollars avec moi ? », conclut ironiquement le commentateur.       
Pérou : « Alberto Fujimori n’est pas atteint d’un cancer »
La Republica lance un pavé dans la mare avec l'interview d’un ancien ministre de la Santé. Luis Solari affirme que Fujimori n'a pas de cancer et qu'il manipule l'opinion. L'ancien président péruvien, Alberto Fujimori, qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et violations des droits de l'homme a été opéré le 23 août dernier pour la cinquième fois d'une lésion cancéreuse à la langue dans une clinique privée de Lima. 
 
Il a été depuis à nouveau hospitalisé sous haute surveillance. Fujimori, 74 ans, a été condamné en 2009  pour son rôle dans des massacres de civils commis en 1991 et 1992 par des escadrons de la mort. Il a aussi été condamné pour corruption pendant ses mandats à la présidence, de 1990 à 2000. Ses avocats tentent d'obtenir une révision en appel de la sentence prononcée en 2009.
 
Pour Luis Solari de la Fuente, tout cela est un montage, une manipulation. L'oncologue qui traite Alberto Fujimori a tenu à préciser que l'ancien président n'a pas un cancer terminal mais un cancer sans métastase pour l'instant, qui se traite uniquement chirurgicalement. Le débat porte évidemment sur une demande de grâce qui pourrait être faite par Fujimori en raison de son état de santé. La Republica conclut en rappelant qu'une grâce ne signifierait en aucun cas l'innocence de l'ancien président.

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