Dernières infos
Venezuela / Politique - 
Article publié le : mercredi 03 octobre 2012 à 06:21 - Dernière modification le : mercredi 03 octobre 2012 à 06:21

Fin de campagne au Venezuela: la peur est devenue un argument électoral

Un important dispositif de sécurité, «Plan Republica», sera déployé le jour du scrutin.
Un important dispositif de sécurité, «Plan Republica», sera déployé le jour du scrutin.
REUTERS/Jorge Silva

Par RFI

Dimanche prochain, le 7 octobre 2012, 17 millions de Vénézuéliens seront invités à élire leur nouveau président. Le score pourrait être serré entre les deux principaux candidats en lice, Hugo Chavez et Henrique Capriles. La tension monte au Venezuela, alors que les autorités dénoncent un plan de déstabilisation de la journée électorale.

Avec notre envoyé spécial à Caracas, François-Xavier Freland

C'est le ministre de la Défense en personne, le général Rangel qui l'a annoncé sur la chaîne publique VTV. Selon ses informations, les services de sécurité cubains auraient détecté un plan violent préparé par des groupuscules proches du leader de l'opposition Henrique Capriles pour semer le désordre lors de l'élection présidentielle de dimanche prochain. «Nous savons ce qu'ils préparent, je les invite à se retenir, nous avons des noms, nous agirons en conséquence» a prévenu le chef des armées.

Dimanche 7 octobre, 200 000 hommes seront appelés à surveiller le bon déroulement du scrutin. L'armée bolivarienne, censée avoir juré fidélité au président, est en alerte maximale. Certains militaires ont déjà été postés aux quatre coins de la capitale.

Henrique Capriles du tac au tac

La réaction du leader de l'opposition Henrique Capriles qui avait annoncé la veille, en conférence de presse, avoir déjà nommé dans les rangs de l'armée, son futur ministre de la Défense, ne s'est pas faite attendre. Face à la théorie du complot, ou à la menace du «chaos», selon les propres paroles d'Hugo Chavez, le leader de l'opposition appelle à un vote sanction massif.

Devant la foule rassemblée autour de lui à Merida, lors d'un meeting de campagne, il a invité la jeunesse à ne pas s'abstenir dimanche prochain. «Nous vaincrons la violence, a t-il dit, si vous les jeunes vous démontrez que vous n'avez pas peur.» Peur, sous-entendu, d'aller voter.

tags: Cuba - Défense - Hugo Chavez - Venezuela
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(2) Réactions

Sur les elections au Venezuela...

Je me demande si la position politique anti chaviste de M François-Xavier Freland est personnel ou c'est le point de vue de RFI??

J'espere que M. François-Xavier Freland racontera pour une fois la verité sur ce qu'est en train de se passer à Caracas aujourd'hui. J'espére qu'il redigera un article objectif sur la fin de campagne presidentielle où l'assistance massive du peuple vénézuélien que soutient Chávez a debordé les principales avenues du centre ville de la capitale: Bolivar, Mejico, Universidad, Fuerzas Armadas, Urdaneta y Baralt... On n'avait jamais vu a à Caracas.

Je vous laisse qq links avec de photos et videos d'aujourd'hui que vont peut-être l'aider a mieux comprendre le Venezuela.

http://elparroquianoultimahora.blogspot.com/2012/10/la-mas-grande-concentracion-vista-en-la.html

Le Venezuela et Capriles: Qui donc est cet étrange "citoyen" ?

C'est la question que je me pose. Et vous pose !
Serait-il comme l'une de mes relations, chef d'entreprise dans cette république bolivarienne, un vulgaire manipulateur stipendié par les forces les plus extrémistes d'Amérique ?
A-t-il oui ou non participé PHYSIQUEMENT à des actions violentes contre Cuba et d'autres états progressistes ?
Bénéficie-t-il, AUSSI de l'aide des services "spéciaux" US et israéliens ?
Si, en bon journaliste que vous êtes, vous répondez de manière explicite et circonstanciée à ces questions je comprendrai mieux le contexte vénézuélien...
Et, qui sait, européen !!! ...

Fermer