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    Amériques

    Venezuela: Hugo Chavez face à l'usure du pouvoir

    media Malgré une santé défaillante, Chavez l'agitateur brigue un quatrième mandat pour présider le Venezuela. REUTERS/Jorge Silva

    Ce dimanche 7 octobre, Hugo Chavez se présente devant les électeurs pour obtenir un quatrième mandat à la tête du Venezuela. Mais pour la première fois, l’exubérant président doit affronter un candidat qui a réussi à fédérer toutes les forces de l’opposition. S’il a peu de chances de l’emporter, Henrique Capriles Radonski incarne une alternative crédible à la présidence Chavez. Près de 19 millions de personnes sont appelées aux urnes.

    « C’est le combat de David contre Goliath. David a gagné. Et David est ici avec vous », a déclaré Henrique Capriles Radonski lors d’un meeting électoral. Bel homme, dynamique quadragénaire, il entend incarner le nouveau visage du Venezuela, face à un président malade et vieillissant. Au cours d’une campagne menée tambour battant, il a réussi à combler une bonne partie du retard qu’il accusait face à Hugo Chavez, et le scrutin de ce dimanche s’annonce inhabituellement serré.

    A 40 ans, Henrique Capriles Radonski n’est pas un nouveau venu sur la scène politique vénézuélienne. Elu à l’Assemblée nationale à l’âge de 26 ans sur une liste démocrate-chrétienne, il devient rapidement le plus jeune président de la chambre des députés de l’histoire du pays. Maire de Baruta, un secteur de Caracas qui compte 260 000 habitants, il accompagne régulièrement les manifestations d’opposants au régime Chavez.

    Mais en avril 2002, une marche visant l’ambassade de Cuba tourne mal, et Henrique Capriles est arrêté. Soupçonné d’avoir profité de son statut de maire pour inciter les manifestants à saccager les lieux, il est jeté en prison où il reste détenu quatre mois. « Ce séjour en détention m’a rapproché de ma foi chrétienne », répète-t-il régulièrement.

    Auréolé de son statut d’opposant maltraité par le pouvoir, il remporte largement les élections de l’Etat de Miranda, le deuxième le plus peuplé du pays, et devient gouverneur. Désigné comme candidat de l’opposition à l’issue de primaires inédites en février 2012, Henrique Capriles Radonski se targue de n’avoir jamais perdu une élection, et entend bien mettre un terme à la longue présidence d’Hugo Chavez.

    Un sportif contre un homme malade

    Tout au long de la campagne, Henrique Capriles Radonski a joué sur son image de jeune homme sportif et en pleine forme, pour mieux souligner en creux la santé vacillante du président sortant. Face aux caméras de télévision, le candidat de l’opposition n’hésite pas à tomber la veste plusieurs fois par jour pour entamer une partie de basket, sport très populaire au Venezuela, et inonder sa chemise de sueur. Le contraste est saisissant avec Hugo Chavez. Le président affirme avoir vaincu son cancer, mais la maladie l’a affaibli, et ses apparitions publiques, ses harangues autrefois interminables, ont été raccourcies. La vigueur et la stature imposante de l’ancien parachutiste de 58 ans semblent avoir été irrémédiablement diminuées par la chimiothérapie.

    Une campagne de terrain

    Pour la première fois depuis qu’il a accédé au pouvoir en 1998, le président Hugo Chavez a face à lui un candidat qui fédère toutes les forces de l’opposition, y compris quelques chavistes repentis, et qui sillonne le terrain. En bus, en avion, Henrique Capriles a parcouru, au cours des huit derniers mois, chaque ville, chaque région du Venezuela.

    Après des années d’antagonisme très virulent entre le pouvoir et l’opposition, le jeune candidat, peu enclin à la polémique, a opté pour un discours modéré, qui tranche avec les diatribes fracassantes du président. Il déclare ainsi vouloir préserver les programmes sociaux mis en place par Hugo Chavez pour les plus démunis, et se garde d’insulter le président.

    Mais Henri Capriles n’a pas pour autant empêché les saillies fulgurantes de son aîné, qui l’a notamment qualifié de « fasciste ». Un terme particulièrement malheureux, puisque les grands-parents maternels de Henrique Capriles, originaires de Pologne, ont été déportés par les nazis. Malgré la prudence de Henrique Capriles, la campagne électorale a parfois dérapé en affrontements verbaux et en bagarres. Elle a aussi connu des ressorts dramatiques, avec la mort de trois partisans de l’opposition, assassinés fin septembre dans des circonstances encore confuses.

    Des références contrastées

    Hugo Chavez, né dans le petit Etat pauvre de Barinas, a été formé dans les rangs de l’armée, où il a conservé de nombreux liens. Il place son projet politique sous la figure tutélaire de Simon Bolivar, personnage emblématique de l’indépendance de l’Amérique du Sud acquise contre les Espagnols.

    Jamais avare d’une formule cinglante pour dénoncer l’impérialisme des Etats-Unis, Chavez n’a cessé, au cours des treize années de pouvoir, de courtiser les adversaires de Washington, tissant notamment des liens avec des pays comme l’Iran, Cuba, la Biélorussie, ou la Syrie. Son opposant prévoit, s’il est élu, de réorienter la diplomatie du pays et de mettre un bémol aux relations qui lient le Venezuela à ces Etats parias. Henrique Capriles, qui a bénéficié d’une jeunesse dorée dans une école privée de Caracas avant de faire ses études de droit à l’université catholique, souhaite normaliser les relations de son pays avec le monde occidental, et cite comme modèle l’ancien président brésilien Lula.

    Le candidat de l’opposition récuse être politiquement à droite, et revendique son appartenance au centre gauche. Il a le soutien des milieux d’affaires, souhaite combiner les efforts de l’Etat et du secteur privé, et entend gérer autrement la rente pétrolière. « Chavez représente le chemin du socialisme, je représente le chemin du progrès », affirme-t-il.

    Selon les récentes enquêtes d’opinion, le président Hugo Chavez reste en tête des intentions de vote, mais Henrique Capriles n’a cessé de rattraper son retard au cours des dernières semaines. Même s’il ne sort pas vainqueur des urnes ce 7 octobre, le candidat de l’opposition a su profiter de cette campagne pour s’imposer comme une alternative crédible au bouillant commandant.

     

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