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    Amériques

    Venezuela : Chavez l’insubmersible

    media Hugo Chavez en meeting, sous la pluie, le 4 octobre 2012, à Caracas. REUTERS/Jorge Silva

    Hugo Chavez va entamer un quatrième mandat à la tête du Venezuela. Après dépouillement de 90% des bulletins de vote, le président sortant, au pouvoir depuis bientôt quatorze ans, a remporté 54,4% des suffrages, contre 45% pour son rival, Henrique Capriles. Pour le président réélu, « un nouveau cycle de gouvernement » commence.

    « Je vous promets d'être un meilleur président. Le Venezuela va poursuivre sa transition vers le socialisme démocratique du XXIème siècle », a déclaré Hugo Chavez à l’annonce des résultats. Le chef de l’Etat vénézuélien, réélu pour six ans, s’est également félicité de la qualité de la vie démocratique dans son pays. Avec un taux de participation supérieur à 80%, le scrutin a de fait été jugé régulier par les observateurs de l’Unasur. Le président a récolté plus de suffrages que lors de sa précédente réélection en 2006, mais l’écart avec le candidat de l’opposition s’est réduit.

    La révolution continue

    Sitôt le résultat du scrutin connu, Hugo Chavez s’est engagé à utiliser les six prochaines années de son mandat à étendre les programmes sociaux qui ont assuré sa popularité auprès des plus pauvres. Le président a notamment promis de construire plus de logements, de mettre un terme au chômage et de créer dix nouvelles universités. « Nous entamons aujourd'hui un nouveau cycle de gouvernement, au cours duquel nous avons l'obligation de répondre par une plus grande efficacité et un meilleur rendement aux besoins de notre peuple », a également déclaré Hugo Chavez du balcon du palais présidentiel de Miraflores.

    Mais le président ne pourra pas se contenter d’appliquer la poursuite de son programme révolutionnaire. Si la lutte contre la pauvreté a rencontré d’évidents succès depuis l’accession au pouvoir du bouillant commandant en 1998, le Venezuela est confronté à de nouvelles difficultés qui suscitent une montée de mécontentement populaire : la corruption est endémique (le pays figure à la 172ème place sur 182 au classement établi par Transparency International sur la corruption), la situation sécuritaire demeure préoccupante, et l’inflation, galopante. Pour la première fois depuis son accession au pouvoir, Hugo Chavez doit de plus composer avec une opposition fédérée.

    Une opposition défaite, mais unie

    Traité de « fasciste » et de « bon à rien » par le président sortant au cours de la campagne électorale, le candidat de la « table de l’union démocratique » (MUD, Mesa de la Unidad Democratica) a su s’imposer comme un responsable crédible, et a rassemblé près de la moitié des votes. Avec 45% des suffrages (sur 90% des votes exprimés), Henrique Capriles a obtenu un score jamais atteint par un opposant depuis l’accession d’Hugo Chavez au pouvoir en 1998. « Pour savoir gagner, il faut aussi savoir perdre », a-t-il élégamment philosophé après avoir reconnu sa défaite. Mais le candidat de l’opposition a ajouté : « J’espère que le mouvement politique au pouvoir depuis quatorze ans réalise que près de la moitié du pays n’est pas d’accord avec lui ».

    Le quadragénaire, qui a réussi le tour de force d’unifier plus de vingt différents partis pour affronter le président sortant dans les urnes, entend bien capitaliser sur son relatif succès. La coalition de l’opposition qu’il dirige se prépare désormais aux élections régionales de décembre prochain, où elle espère étendre son influence.

    La santé du président en question

    Le pire ennemi d’Hugo Chavez reste sans aucun doute son cancer. Le président sortant affirme avoir vaincu la maladie, mais n’a jamais précisé de quel type de cancer il s’agissait. Il a subi deux opérations, plusieurs chimiothérapies et radiothérapies au cours des quinze derniers mois, et a perdu de sa légendaire vitalité. Ses interminables discours ont été écourtés, et ses déplacements réduits au cours de la campagne.

    Selon la Constitution vénézuélienne, si un président décède au cours des quatre premières années de son mandat, une élection présidentielle doit être organisée dans les trente jours. Certains, au sein de l’opposition, spéculent déjà sur les chances d’Henrique Capriles dans une telle éventualité. Car l’insubmersible Hugo Chavez n’a aucun successeur désigné.

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