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    Amériques

    La presse brésilienne a abandonné Google Actualités

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    Depuis environ un an, les quotidiens brésiliens ont décidé de quitter Google News. Cette démarche a fait suite à une recommandation de l’ANJ, l’association nationale des journaux qui regroupe 90% de journaux du pays, soit 154 quotidiens. Cette décision n’aurait d’ailleurs modifié l’audience sur Internet de ses sites que de moins de 5%, selon un de ses représentants.

    C’est une première qui pose pas mal de questions sur l’avenir du modèle économique de la presse mondiale à l’heure du numérique. Dans une décision inédite, prise maintenant depuis presque un an, les quotidiens brésiliens se sont retirés en bloc de Google News et cela se passe plutôt bien, selon Ricardo Pedreira, directeur exécutif de l’ANJ, association brésilienne qui regroupe la plupart des quotidiens du pays.

    Cerise sur le gâteau, cette débandade n’aurait impacté que très discrètement l’audience des journaux sur Internet : moins de 5%, selon les estimations de l’association. Google avait de son coté estimé la chute à 25%, selon des chiffres extra-officiels qui avaient circulé dans l’entreprise.

    « Une petite perte par rapport à la valeur de nos marques et à nos droits d’auteurs »

    Pour en arriver là, le comité des stratégies digitales s’était penché sur une pile d’études sur le référencement et l’audience. En fin de compte, l’ANJ avait constaté qu’il était plus rentable de quitter Google News si l’entreprise refusait de payer le contenu des quotidiens mis en ligne. Pire, le site « capturait » l’audience des sites sur Google Search. « Finalement, les 5% sont une petite perte par rapport à la valeur de nos marques et à nos droits d’auteurs », a expliqué à RFI Ricardo Pedreira, directeur exécutif de l’association.

    La recommandation aux quotidiens de se retirer complètement

    Avant de quitter définitivement Google News, les quotidiens avait signé un accord en 2010 avec l’entreprise, selon lequel seulement une ligne des articles référencés serait disponible sur le site. L’expérience, explique M. Pedreira, visait à attirer des lecteurs vers le site original. Peine perdue. La plupart des internautes se contentaient du résumé offert par Google, ce qui se traduisait par une perte d’audience. Le comité de stratégie digitale a donc fait la recommandation aux quotidiens de se retirer complètement du site, ce qui a été accepté en 2011.

    « Les journaux au Brésil sont contre cette stratégie du tout gratuit »

    Le représentant de l’ANJ précise que les contenus produits exclusivement sur Internet continueront à être disponibles sur Google News. C’est le cas de l’entreprise Globo, qui a exclu son quotidien imprimé O Globo du site, dont l’accès est payant, mais a maintenu le portail spécifique à Internet. « Les journaux au Brésil, à l’instar des quotidiens dans le monde, sont contre cette stratégie du tout gratuit. C’est le modèle du New York Times », explique-t-il.

    « Taxer un chauffeur de taxi qui emmène un touriste à un restaurant »

    Dans un communiqué distribué à la presse, Google Brésil affirme « travailler à procurer un contenu de qualité à ses utilisateurs, et les quotidiens peuvent décider d’être ou pas sur Google News ». Mais la véritable réponse a été donnée par le représentant de Politiques Publiques de Google, Marcel Leonardi, lors de la 68e Assemblée Générale de la Société Interaméricaine de la Presse, qui a eu lieu du 12 au 16 octobre au Brésil. Selon lui, demander que Google paie pour les contenus équivaut à taxer un chauffeur de taxi qui emmène un touriste à un restaurant.

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