A la Une : aux Etats-Unis, la campagne électorale s'intensifie
A deux semaines du scrutin, Barack Obama et Mitt Romney concentrent leurs efforts sur les Etats charnières, où le vote reste incertain. « La bataille des candidats pour verrouiller les Etats clés » titre leWall Street Journal qui précise « La course se resserre : le nombre d’Etats hésitants est passé de neuf à douze au cours des dernières semaines ».
Le quotidien conservateur détaille les dépenses publicitaires prévues par les deux camps pour les deux semaines à venir et ces prévisions sont éloquentes. Un million six cent mille dollars vont être versés pour soutenir le candidat républicain dans le Michigan. Un Etat qui était jusqu'à présent considéré comme peu susceptible de tomber dans l'escarcelle de Mitt Romney.
Selon le Wall Street journal, l'équipe de campagne du candidat républicain prévoit aussi d'investir massivement en Pennsylvanie, autre Etat considéré comme acquis aux démocrates il y a quelques semaines et qui compte aujourd'hui parmi les incertains. « En tout, Mitt Romney va dépenser 55 millions de dollars cette semaine, contre 33 millions versés pour défendre la candidature d'Obama », assure le quotidien qui revient aussi sur la stratégie politique de chaque camp.
« Mitt Romney va se présenter comme un pragmatique capable de résoudre les problèmes, et Obama va présenter des propositions plus concrètes pour un second mandat qu'il voudrait placer sous le signe de l'optimisme ». Selon le journal conservateur, l'équipe démocrate a été déstabilisée par le ton modéré de Mitt Romney ces derniers temps, et compte contre-attaquer en dénonçant un «maquillage centriste de positions en réalité très conservatrices ».
Pas d’observateurs dans les bureaux de vote du Texas
Au Texas, acquis au vote républicain, le procureur général met en garde les observateurs de l'OSCE, l'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui comptaient venir assister au déroulement du vote le 6 novembre. L'histoire est relatée par le Texas Tribune, qui titre « Les observateurs internationaux mis en garde par Abott ». Greg Abott c’est le nom du procureur général de l'Etat.
Il a en effet envoyé un courrier à l'OSCE pour prévenir que la loi texane interdisait la présence d'observateurs dans les bureaux de vote. « Si les observateurs contreviennent à la loi, ils seront passibles de poursuites judiciaires » déclare le procureur dans les colonnes du quotidien. « Pour le procureur général de l'Etat, la venue de ces observateurs internationaux illustre une volonté d'interférer et de contrôler les élections », explique le journal.
Assassinats ciblés : la routine américaine
Le Washington Post de son côté publie le premier volet d'une longue enquête consacrée à la politique anti-terroriste des Etats-Unis et à la pratique des assassinats ciblés. Le quotidien dévoile l'existence d'une liste de personnes cibles, appelée « Disposition Matrix ». Cette liste remise à jour tous les trois mois, contient les noms des personnes que l'administration américaine s'autorise à tuer ou à kidnapper, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Selon le Washington Post, le gouvernement américain compte ajouter des noms sur cette liste pendant encore des années. « Avant le 11 septembre 2001, les Etats Unis étaient septiques sur l'utilité des assassinats ciblés. Cette pratique est aujourd'hui devenue une routine », commente le journal qui précise : « Le feu vert du président Obama est indispensable avant chaque exécution ».
Le Washington Post a compté le nombre de personnes ainsi tuées par les seules attaques de drones et remarque : « Le nombre de militants et de civils tués par les drones au cours des dix dernières années va bientôt dépasser le nombre de victimes tuées par les attaques du onze septembre ».
Et le journal conclut : « Il est difficile de savoir dans quelle mesure ces bombardements renforcent les rangs des ennemis de l'Amérique. L'administration n'a en tous cas aucun doute sur l'efficacité des campagnes menées par les drones. Elle n'a apparemment pas d'alternative. Et un changement à la Maison blanche ne risque pas de remettre en cause cette stratégie ».
Le retour des marins argentins
En Argentine enfin, la presse revient sur le sort des marins du navire école militaire bloqué au Ghana depuis trois semaines. Ils doivent enfin pouvoir rejoindre aujourd'hui l'Argentine, mais laissent derrière eux la frégate, otage d'une dispute autour de la dette argentine. « Leurs dernières heures au Ghana. Les marins partent cet après-midi » titre le journal Clarin à Buenos Aires.
Les autorités argentines ont donné l'ordre de rapatrier l'équipage, rappelle le journal qui précise que 44 officiers resteront à bord pour assurer la maintenance du navire. « La décision de rapatrier les marins signifie que la frégate n'est pas prête, elle, de quitter le Ghana. S'ils avaient eu le choix, il ne fait aucune doute que les marins auraient préféré rentrer par la mer, plutôt que par la voie aérienne », estime Clarin.
Le journal s'interroge également sur le rôle du Ghana dans cette affaire. En autorisant la saisie de la frégate, les autorités du Ghana ont en effet décidé de se soumettre aux exigences de fonds spéculatifs qui ont racheté à bas prix la dette argentine et qui demandent aujourd'hui leur remboursement intégral.
L'envoyé spécial de Clarin au Ghana conclut « Ici, les informations sont distillées au compte goutte. Aucun représentant officiel n'a souhaité rencontrer la presse au sujet de cette affaire. Sans doute pour éviter les questions gênantes ».

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(0) Réaction