GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
Jeudi 29 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 1 Octobre
Dimanche 2 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    La fin du monde, c’est bon pour le tourisme

    media

    Le changement d'ère du calendrier maya qui annonce, selon certains, l’apocalypse pour le 21 décembre prochain est en train de donner un coup de pouce au tourisme dans plusieurs sites d’Amérique centrale. Les tours opérateurs ont joué la carte de la fin du monde pour attirer des visiteurs dans ces régions.
     

    On vous aura prévenu : la fin du monde est pour demain, ou presque. Se basant sur les glyphes (1) du calendrier maya, certains pseudo-scientifiques, bien aidés par des relais plus ou moins crédules et plus ou moins crédibles (livres, médias, films, documentaires, sites internet), affirment que l’apocalypse aura lieu le 21 décembre 2012, autrement dit dans moins d’un mois.

    Selon eux, c’est en effet au moment du prochain solstice d’hiver que s’achèvera très précisément un cycle de 5 200 ans marquant la fin brutale de l’humanité. Cette libre interprétation du calendrier maya - civilisation d’Amérique centrale qui vécut son apogée entre 250 et 900 de notre ère, avant de connaître un lent déclin provoqué par d’importants changements climatiques, puis par l’arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle - est à l’origine de toute une série d’initiatives.

    Bienvenue aux touristes

    Des milliers de personnes sont persuadées que la fin du monde est proche. Getty Images/Alan Pwdrill


    Même si, depuis quelques temps déjà, de nombreux spécialistes ont prouvé que les Mayas ne prédisaient en rien la fin du monde, les pays concernés - Mexique, Guatemala, Honduras, Belize, Salvador - ont sauté sur l’occasion pour satisfaire la curiosité des touristes. Et ça marche !

    A Cancun par exemple, « Mecque » du tourisme mexicain, les hôteliers prévoient un taux d’occupation exceptionnel de 90 % en décembre. Regroupés en association, ils proposent des visites organisées sur les sites archéologiques mayas de la région. Idem à Riviera Maya, station balnéaire située à moins de 200 km du site de Chichen Itza, dans le Yucatan, où se trouve la grande pyramide de Kukulkan.

    En amont, l’Institut national d’archéologie du Mexique a prévu des conférences et des présentations de l’héritage maya, tout en prenant soin de faire la différence entre l’histoire de cette civilisation et la fiction associée aux soi-disant prédictions de son calendrier. Plusieurs organisations de descendants des mayas - une population estimée à environ 10 millions de personnes - se sont, il est vrai, élevées contre l’exploitation mercantile de leur héritage. Ils l’avaient déjà fait il y a six ans, au moment de la sortie d'Apocalypto, le film de Mel Gibson.

    Dixième pays au monde en nombre de visiteurs annuels (22,4 millions de touristes étrangers en 2010), le Mexique s’est cependant fixé pour objectif d’atteindre les 50 millions de visiteurs en 2018 pour se hisser au cinquième rang mondial, et cette passion pour la civilisation maya tombe évidemment à pic.

    Dans les pays voisins, la logique est la même. Au Guatemala par exemple, treize sites archéologiques ou touristiques doivent accueillir des activités à partir du 20 décembre. Le 21 décembre au lever du jour, Tikal, cité maya située au centre de la forêt vierge, organisera une cérémonie en présence du chef de l’Etat Otto Pérez et d’invités de marque, et sera retransmise en direct à la télévision. A Belize, un tour opérateur a ficelé un événement qui permettra à trente couples de se marier dans une ruine maya. Mais la célébration aura lieu le 12 décembre, sans doute pour laisser aux jeunes mariés le temps de consumer pleinement leur union avant l’apocalypse.

    En France, Bugarach refuse du monde


    A gagner : la nuit du 20 décembre dans un abri antiatomique. natgeotv.com
    Concentrée sur l’Amérique centrale, la frénésie a également atteint la France. Présenté par certains mystiques et autre prophètes de l’apocalypse comme un site privilégié ou un « garage à ovni » où viendraient se poser des extraterrestres le jour de la fin du monde, le pic de Bugarach est depuis plusieurs mois l’objet de tous les fantasmes. Prévoyant, le maire de cette commune située près de Carcassonne (Aude) a pris les devants et demandé l’aide des autorités, craignant d’être envahi pas « des illuminés ».

    En vertu d’un arrêté préfectoral édicté le 16 novembre, la montagne de Bugarach et les grottes avoisinantes ont été tout simplement interdites d'accès pour la journée du 21 décembre. Cette fébrilité peut prêter à sourire et c’est d’ailleurs le parti pris par l’antenne française de la chaîne américaine National Geographic. Elle a lancé un jeu qui permet à ses participants de gagner une nuit dans un abri antiatomique : la nuit du 20 au 21 décembre évidemment, ce qui devrait permettre aux heureux gagnants de survivre à la fin du monde. Quant aux perdants, ils pourront toujours se consoler en se disant que, depuis la chute de l’Empire romain il y a 1 600 ans, l'apocalypse a déjà été annoncée à cent quatre-vingt deux reprises… sans effet jusqu'à présent.

    (1) caractères gravés dans la pierre
                                                                                                                                          (avec AFP)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.