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    Amériques

    Affaire Florence Cassez: sept ans de piétinements

    media Emprisonnée depuis sept ans au Mexique, Florence Cassez espère une libération prochaine. © AFP

    Cela fait sept ans ce samedi 8 décembre que Florence Cassez est détenue au Mexique où elle purge une peine de 60 ans pour des enlèvements qu’elle a toujours niés. Depuis sept ans, la Française vit une succession d’espoirs de libération et de désillusions sans que finalement rien n’avance. Retour en sept dates clés sur une affaire à la fois judiciaire, politique et diplomatique.

    • 9 décembre 2005 : la mise en scène

    A l’heure du petit déjeuner, les Mexicains suivent « en direct » à la télévision l’arrestation de Florence Cassez et de son ex-compagnon Israel Vallarta dans un ranch au sud de Mexico. Il est présenté comme le chef de la bande du Zodiaque, spécialisée dans les enlèvements. Elle est une jeune femme de 31 ans, originaire du nord de la France et débarquée au Mexique deux ans et demi plus tôt. C’est un coup médiatique. En réalité, ils ont été arrêtés la veille sur une autoroute, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

    Trois personnes sont libérées lors de l’opération : un homme, une femme et son fils. Confronté à ses ravisseurs présumés, l’homme affirme reconnaître Florence Cassez. Les deux autres ne le feront que deux mois plus tard, après la diffusion d’une émission télévisée où la Française explique les circonstances de sa fausse arrestation.

    • 25 avril 2008 : 96 ans de prison

    Alors que Florence Cassez croupit depuis près de deux ans et demi en prison, le tribunal de Mexico rend enfin son verdict au terme d’un long procès. Il la condamne à 96 ans de détention pour enlèvements, association de malfaiteurs, possession d’armes et de munitions. La peine est sévère. Mais au Mexique, on ne badine pas avec les kidnappings, véritable business local. D’autant que le président Felipe Calderon a fait de la lutte contre la criminalité le fer de lance de son mandat.

    Les avocats de la Française décident de faire appel, dénonçant des « vices de procédures et un dossier vide », appuyés notamment par les témoignages controversés des victimes, des soupçons de pressions, et un montage « digne des films hollywoodiens ».

    • 4 mars 2009 : Nicolas Sarkozy entre en jeu

    La peine de Florence Cassez est réduite en appel à 60 ans de prison ferme. Cinq jours plus tard, au terme d’une visite au Mexique, Nicolas Sarkozy évoque avec son homologue la possibilité d’un transfèrement. Mais le président mexicain se montre intraitable : celui-ci n’aura lieu que si Florence Cassez purge en France l’intégralité de sa peine. En juin, estimant que ces conditions ne sont pas garanties, Felipe Calderon annonce que la Française restera emprisonnée au Mexique.

    • 14 février 2011 : crise diplomatique

    Le président Sarkozy dédie l’année du Mexique en France à Florence Cassez « afin de ne pas l’oublier ». Dans les heures qui suivent la déclaration, Mexico annonce par communiqué qu’il annule sa participation aux festivités. L’affaire judiciaire tourne à la crise diplomatique.

    Quatre jours plus tôt, la cour pénale mexicaine a rejeté l’amparo, l’équivalent d’un pourvoi en cassation, déposé par les avocats de Florence Cassez, et confirmé sa culpabilité. Pourtant, les éléments à charge qui pèsent contre elle s’écroulent les uns après les autres : un témoin clé l’accusant d’être à la tête de la bande de ravisseurs s’est rétracté et la justice mexicaine a reconnu la mise en scène de l’arrestation de la Française.

    Le dossier est alors porté devant la Cour suprême qui se déclare compétente pour examiner le recours en révision du procès.

    • 8 mars 2012 : libération immédiate

    Le rapporteur du dossier de Florence Cassez devant la Cour suprême propose sa libération immédiate. Le juge Arturo Zalvidar met en évidence les nombreuses failles de l’instruction, notamment la violation de la présomption d’innocence et le fait que la Française n’ait pas été présentée immédiatement à un juge. Pour Arturo Zalvidar, c’est clair : la police a sciemment déformé la réalité pour fabriquer un coupable. Florence Cassez a désormais de grandes chances d’être libérée.

    • 21 mars 2012 : reprise à zéro

    La Cour suprême rejette la demande de libération immédiate, faute de suffrages suffisants. Le recours doit être réexaminé. Si c’est un nouveau coup dur pour Florence Cassez et ses avocats, ils peuvent rester optimistes. La juge Olga Sanchez Cordera, qui reprend en main le dossier, est également favorable à la libération de la Française. Elle entend bien reprendre le dossier à zéro pour construire un argumentaire convaincant.

    • 23 novembre 2012 : un nouvel espoir

    Le Sénat approuve la nomination de deux nouveaux juges à la Cour suprême. L’un d’eux, Alberto Perez Dayan, est nommé à la première chambre chargée des affaires criminelles. Sa nomination ne peut être que positive pour Florence Cassez, car il succède au juge Ortiz Mayagoitia, qui était le seul à ne pas reconnaître les irrégularités de l’instruction.

    Jointe par téléphone par son avocat français vendredi 7 décembre, Florence Cassez s’est déclarée « sereine et positive ». « J’ai la conviction qu’enfin la vérité est en marche et qu’elle conduira à ma libération dans les mois qui viennent », a-t-elle affirmé. Le 1er décembre, Enrique Peña Nieto a succédé à Felipe Calderon à la tête du pays. Il avait déclaré que son gouvernement respecterait les décisions prises par la Cour suprême. Désormais, pour Florence Cassez, tous les espoirs sont permis.

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