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    Amériques

    Quatre fonctionnaires américains écartés après le rapport sur l'attentat de Benghazi

    media Dirigé par Hillary Clinton, le département d'Etat est pointé du doigt pour ses manquements concernant la sécurité de ses dipomates en poste à Benghazi. REUTERS/Jorge Luis Baca

    Quatre hauts fonctionnaires du département d’Etat démissionnent à la suite d'une enquête sur l’attentat de Benghazi, qui a coûté la vie à l’ambassadeur américain Christopher Stevens et à trois autres diplomates, le 11 septembre 2012. Le rapport critique le ministère qui n’a pas su prendre, selon le document, les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de son personnel diplomatique à Benghazi.

    De notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

    Le rapport a été préparé par une commission d’enquête indépendante mise en place par Hillary Clinton pour faire la lumière sur ce qui s’est passé lors de l’attaque contre le consulat américain à Benghazi, le 11 septembre 2012. Ses auteurs n’ont pas été tendres avec le département d’Etat, dénonçant de nombreux ratés et des failles dans le sytème de sécurité. L’amiral Mullen, qui co-présidait la commission avec l’ancien ambassadeur Thomas Pickering, a ainsi déclaré que « la situation sécuritaire au consulat était inadéquate en raison de l’environnement dangereux qui règnait à Benghazi, et en fait, elle était extrêmement inadéquate pour faire face à l’attentat qui a eu lieu cette nuit-là. »

    Les conclusions de la commission viennent de coûter leur poste à trois hauts fonctionnaires chargés de la sécurité du personnel diplomatique et à un quatrième qui était responsable de l’Afrique du Nord. Tous ont été placés en congé administratif. Même si le plus haut échelon du ministère a été épargné, dont Hillary Clinton, la commission note tout de même que l’ordre de faire des économies, y compris en matière de sécurité des ambassades, venait d’en haut.

    Hillary Clinton, qui devait être entendue aujourd’hui par le Congrès sur cette affaire a dû reporter sa déposition au mois prochain, en raison d’une commotion cérébrale qui la force à rester chez elle. John Bolton, l’ancien ambassadeur à l’ONU sous George W. Bush, l’a accusée de souffrir d’une maladie « diplomatique ». Ce que le département d’Etat a vigoureusement démenti.

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