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Une version low cost d’iPhone qui agace les fans d’Apple brésiliens

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L’entreprise brésilienne Gradiente, fabricant d’équipements électroniques, vient de lancer dans le pays son Gradiente iPhone, un portable sous Android qui porte le même nom que l’emblématique smartphone signé Apple. Un imbroglio qui risque de finir en justice et froisse les fans quelques jours après le lancement de l’iPhone 5 au Brésil.

Il s’agit d’un hasard qu’Apple n’aurait jamais pu imaginer, et qui rajoute une difficulté de plus aux rapports déjà tendus avec le marché brésilien (lire l’article ici). Le fabricant brésilien Gradiente, qui a échappé de peu à la faillite au mois de juin, vient de lancer son Gradiente iPhone, nom dont il possède l’exclusivité au Brésil. Le frère brésilien du portable de la marque à la pomme fonctionne sous Android et coûte 599,00 réals, soit environ 200 euros, ce qui équivaut à 25% du prix du nouvel iPhone 5 signé Apple.

Dans une vidéo diffusée sur YouTube, Gradiente explique que, dans les années 2000, l’entreprise avait déposé une demande à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), pour obtenir l’exclusivité sur le nom iPhone. En 2008, l’organisme lui a accordé les droits sur la production et la commercialisation de la marque jusqu’à 2018, à la condition de lancer le produit dès janvier 2013. L'entreprise Gradiente s’est donc vue contrainte à mettre son portable low cost sur le marché ce 19 décembre, au risque de perdre son exclusivité.
 
Empêcher Apple de commercialiser son iPhone
 
Selon la loi brésilienne de registre des marques, le fabricant pourrait faire valoir son droit et empêcher Apple de commercialiser son iPhone, mais pour l’instant, la question n’est apparemment pas prioritaire. Dans la vidéo institutionnelle diffusée lundi, Gradiente a préféré plutôt tirer avantage de la situation. D’abord, le fabricant décortique l’imbroglio juridique, pour ensuite explique que son portable est un produit moins sophistiqué. La stratégie de l’entreprise, selon la presse brésilienne, serait de profiter du succès du concurrent pour mieux cibler les consommateurs plus modestes, qui n’ont pas les moyens de s’acheter un «vrai» iPhone. A la fin de cette même vidéo, Gradiente ne spécifie pas pourtant la suite qu’elle donnera à l’affaire. « Sept ans après l’invention du premier Gradiente iPhone, une autre entreprise super compétente, avec un commandant brillant a lancé son portable dans le pays, qui s’appelle également iPhone, même si la marque au Brésil appartenait déjà à Gradiente. »
 
L’entreprise fera son possible pour préserver « les droits à la propriété intellectuelle »
 
Dans un communiqué cité par le quotidien O Estado de S. Paulo, le fabricant explique qu’il a « anticipé la révolution de l’internet mobile » et la « convergence de la transmission et de la réception de la voix et des données. » Le texte souligne aussi que Gradiente avait déjà l’intention dans les années 2000 de mettre au point des portables connectés à internet, et la marque ne l’aurait pas fait avant par manque de moyens. L’entreprise assure aussi qu’elle fera tout son possible pour préserver « les droits à la propriété intellectuelle. »
 
L’imbroglio agace les fans de la marque dans le pays
 
Comme d’habitude, Apple ne s’est pas prononcé sur l’affaire, mais la presse spécialisée affirme que la marque pourra continuer à vendre l’iPhone sans encombre au Brésil. « Pour l’instant, il n’y a aucun signe qu’il y aura un problème quelconque avec Apple, et on peut s’acheter l’iPhone normalement », a dit Sérgio Miranda, rédacteur en chef du magazine spécialisé MacMais. L’iPhone brésilien a agacé plus d’un fan d’Apple : ils se sont déchaînés sur les réseaux sociaux, critiquant notamment l’opportunisme de la marque brésilienne. Le sujet est aussi devenu une blague sur Twitter. Les internautes en ont profité pour comparer l’iPhone brésilien avec l’iPhone 5, et se moquer de la version low cost, à l’exemple de ce tweet : « Ne traite pas d’iPhone 5 quelqu’un qui te considère un Gradiente. » Quoi qu’il en soit, Gradiente a réussi son buzz et la marque était classée dans les Trendings Topics du réseau au Brésil après la polémique.
 
Après l’iPhone low cost, le faux iPad cartonne
 
Faute d’argent pour s’acheter le vrai iPad, dans le centre de São Paulo, la capitale économique du pays, les consommateurs peuvent se procurer un Tablet appelé Orange, en allusion à la marque à la pomme. Le produit, contrefait, peut être acheté sans problème dans la rue Santa Efigênia, artère connue pour son commerce illégal d’appareils électroniques. Le prix : 500 réals, soit moins de 160 euros. Le produit est de fabrication coréenne et n’est pas homologué par l’Anatel, agence gouvernementale qui autorise la vente des produits électroniques dans le pays. Ni sa durée de vie ni son accès à  internet sont assurés, mais cela n’empêche pas le marché de la contrefaçon dans le pays d’être florissant, et plusieurs consommateurs préfèrent prendre le risque à payer plus cher.
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