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Etats-Unis : le Sénat valide l'accord évitant le «mur budgétaire»

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Après des semaines de tergiversations, le Sénat américain a adopté ce mardi 1er janvier l'accord conclu avec la Maison Blanche afin d'éviter le « mur budgétaire ». Il intervient deux heures après le moment fatidique fixé au 31 décembre à minuit à partir duquel devaient entrer en vigueur les premières hausses d'impôts et coupes budgétaires automatiques de 600 milliards de dollars. Cet accord doit maintenant être approuvé par la Chambre des représentants où les républicains disposent de la majorité.

Avec nos correspondants à Washington, Jean-Louis Pourtet et Pierre-Yves Dugua

Pour Barack Obama, ou pour le leader de la majorité démocrate du Sénat, ce compromis est bon parce qu’il évite d’abord évidemment le précipice budgétaire qui aurait déclenché une récession. 

Le compromis impose 600 milliards de dollars de hausse d’impôt sur dix ans. Ce sont les premières hausses d’impôt depuis 20 ans aux Etats-Unis. Le texte préserve des éléments qui sont très chers aux démocrates comme le prolongement des indemnités versées aux chômeurs de longue durée, garantit aussi le maintien d’incitation fiscale à l’investissement, protège les classes moyennes de hausses d’impôts.

Pour les républicains modérés du Sénat qui ont négocié cet accord, le compromis est intéressant parce qu’il limite les hausses d’impôts aux foyers de plus de 450 000 dollars de revenus, ce qui est bien plus que ce que souhaitait Barack Obama initialement. Les hausses de taxe sur les dividendes, sur les plus values, les hausses de droit de succession sont également plus modestes que celles voulues initialement par les démocrates. Et pour les républicains, il y a ce principe de l’ouverture dans deux mois de négociations sérieuses pour réformer les régimes de santé, voire les régimes de retraite, ce qui est essentiel à leurs yeux pour réduire le déficit à long terme.

Deuxième round à la Chambre des représentants

L'accord a donc été trouvé, même si l’aile progressiste du camp démocrate estime que les concessions du président Obama sur les impôts sont excessives. Mitch McConnell, côté républicain, a donc réussi, lui aussi, à vendre le compromis à ses troupes.

Ce vote au Sénat entériné, la moitié du chemin seulement a été parcourue. En effet, la loi pour entrer en vigueur, doit encore être approuvée par la Chambre des représentants qui doit se réunir à la mi-journée.

Et là, les républicains qui sont majoritaires risquent d’opposer une résistance plus vigoureuse qu’au Sénat. Le président John Boehner doit en effet tenir compte des vues de la cinquantaine d’élus appartenant à la mouvance « tee-party ».

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