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Haïti Tremblement de terre en Haïti

Haïti: l’épineux problème du relogement des sinistrés du séisme

media

Un million et demi d’Haïtiens ont perdu leur domicile lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Alors que le pays commémore, samedi, le troisième anniversaire du séisme, plus de 347 000 sinistrés survivent toujours dans des conditions inhumaines dans des camps. Edition spéciale sur RFI ce samedi 12 janvierà 12h TU.

De notre correspondante à Port-au-Prince

Des petits groupes d’hommes qui débattent sans fin sur les dernières rumeurs de la vie politique nationale, d’autres qui tentent leur chance aux jeux de hasard installés à l’ombre des arbres. Le Champ de Mars, la plus grande place d’Haïti, reprend doucement son image d’avant séisme. L’espace a été occupé dès le soir du 12 janvier 2010 par des familles qui avaient tout perdu dans la catastrophe. Autour des statues des héros de l’indépendance, les abris de fortune ont occupé ce lieu public des mois durant.

En janvier dernier, Beverley Oda, était venue sur les lieux avec le président Martelly annoncer le lancement du projet de relogement des sinistrés du Champ de Mars. Pour la ministre canadienne de la Coopération de l’époque, l’initiative visait « à se focaliser sur le futur des familles haïtiennes et également restaurer ce monument national, place de fierté pour tous les Haïtiens, comme un parc public pour le plaisir de tous ». L’opération, d’un coût de 20 millions de dollars, a accusé de nombreux mois de retard mais s’est révélée un succès.

Les places publiques vidées des camps

A l’image du Champ de Mars, les autres espaces publics transformés en camps ont fait l’objet d’une attention particulière des autorités haïtiennes, à travers le programme 16/6, visant à reloger les sinistrés vivant sur six places de la capitale tout en réhabilitant 16 quartiers. Une politique qui a permis aux sinistrés concernés de retrouver un peu de dignité tout en donnant de la visibilité à l’action gouvernementale. Certaines familles ont reçu de l’argent pour réparer leurs maisons endommagées, la majorité a déménagé dans des abris dit « transitionnels », des structures en bois d’une vingtaine de mètres carrées, paracycloniques et parasismiques d’une durée de vie de cinq ans.

Ailleurs dans Port-au-Prince, les organisations internationales et ONG menaient alors aussi des projets de relogement. Ce n’est qu’en octobre 2011, plus d’un an et demi après le séisme, qu’une stratégie commune s’est instaurée.

Subventionner les loyers pour vider les camps

Le plan de retour offre aujourd’hui aux familles sinistrés 500 dollars, de quoi payer le loyer annuel d’une maison d’une quinzaine de mètres carrées. « Le défi est de trouver de tels logements en bon état dans des zones qui ne soient pas dangereuses sur le plan environnemental », explique François Desruissaux, de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Si en 2012, près de 12 000 familles ont ainsi trouvé un domicile en dur, le même nombre n’a quitté les camps que pour vivre dans un abri transitionnel. « Mais, ajoute-t-il, on pense que c’est la meilleure approche à court terme car cela sort les gens des camps et ne nécessite pas d’attendre qu’il y ait des reconstructions permanentes. »

Car en trois ans, il n’est pas apparu de programme d’ampleur pour redonner à la zone métropolitaine un parc immobilier suffisant. Deux projets ont été lancés par le gouvernement mais le succès n’est pas au rendez-vous. A Zoranje, au nord-ouest de la zone métropolitaine, 2 000 maisons sont sorties de terre grâce à un financement de 30 millions de dollars de la Banque interaméricaine de développement (BID). Les premiers 400 bénéficiaires avaient été attentivement sélectionnés. Depuis les lieux vacants ont été squattés, certains pillés de leurs portes, lavabos et toilettes.

A la sortie nord de Port-au-Prince, l’Etat a également lancé le chantier de Morne-à-Cabri. Sur les plans, 3 000 maisons sont prévues. Plus d’une centaine sont presque achevées mais ce projet d’un montant de 48 millions de dollars tourne aujourd'hui au ralenti. Sans aucune végétation autour, trop éloignés d’un marché ou centre urbain où faire du commerce informel (le moyen de survie pour 80% de la population), ces petits logements sont dénigrés par les Haïtiens qui les voient « comme des tombes au milieu du désert ».

« Un pays-bidonville »

Alors que la nation commémore le douloureux troisième anniversaire du séisme, plus de 347 000 Haïtiens vivent encore dans des camps de fortune, sans sécurité ni intimité. A chaque pluie, ces familles passent la nuit à protéger les rares biens et documents qui leur restent. Après le passage des cyclones Isaac et Sandy, en août et octobre dernier, ces sinistrés ont encore reçus des bâches plastiques pour renforcer leurs abris précaires. Ces 450 camps restants, qui n’occupent pas de places publiques, s’inscrivent dans le paysage urbain. Sur Twitter, un employé du pouvoir exécutif résume ainsi ce drame humanitaire qui menace l’avenir d’Haïti : « 12 Janvier 2010, 12 janvier 2013 : trois ans après, nous sommes en train de construire un pays-bidonville ».

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