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    «Idle No More», quand les autochtones du Canada prennent leur destin en main

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    Au Canada, une rencontre entre le Premier ministre et certains chefs Amérindiens s’est déroulée dans la plus grande confusion. Cela fait plus d’un mois que la révolte gronde au sein de la population autochtone. Et cette réunion se voulait une première tentative de dialogue avec le gouvernement. Une partie des chefs des organisations des premières nations l’ont cependant boycotté, ainsi que la chef Theresa Spence qui mène une grève de la faim depuis un mois. Plusieurs manifestations de soutien avaient lieu à travers le Canada.

    La réunion organisée en catastrophe vendredi 11 janvier par le gouvernement canadien pour tenter de calmer la crise qui secoue le monde autochtone dans ce pays, n’a rien réglé.

    Une partie des dirigeants amérindiens l’ont boycottée, et la chef Thérèse Spence qui symbolise la mobilisation des membres des Premières nations poursuit sa grève de la faim après 31 jours de jeûne. Cela fait un mois également que des citoyens amérindiens et inuit se mobilisent aux quatre coins du Canada au sein d’un mouvement informel intitulé « Idle No More », autrement dit la passivité c’est fini.

    Pour la première fois, il n’est pas question ici de revendications territoriales précises comme lorsque des promoteurs avaient provoqué la Crise d’Oka, en banlieue de Montréal en 1990, ou lors des affrontements de Caledonia non loin des Chutes du Niagara en 2006. Né sur les réseaux sociaux à la fin de l’automne, ce mouvement citoyen rassemble des autochtones aux réalités très différentes, mais fatigués de subir les décisions du gouvernement fédéral canadien sans pouvoir négocier d’égal à égal. De nation à nation.

    Sortir de l'état de dépendance

    Que ce soit en bloquant une route, une voie ferrée, ou en se tenant la main pour des rondes spontanément organisées dans la rue ou des galeries commerciales au son des tambours traditionnels, les manifestants réclament davantage de consultation. Ils veulent sortir de leur état de dépendance qui se traduit par des taux de chômage faramineux, sans parler du nombre de suicides ou du taux de toxicomanie qui frappent ces communautés.

    Beaucoup attribuent ces difficultés à la loi sur les Indiens qui contribue à confiner les autochtones dans un statut de citoyens de seconde zone. Sauf que ni les autochtones, ni le gouvernement ne s’accordent sur la façon de la réformer.

    Cela n’a pas empêché le Premier ministre Stephen Harper et ses députés conservateurs d’en modifier plusieurs volets sans crier gare l’automne dernier, ainsi que plusieurs législations environnementales touchant directement les territoires autochtones. Désormais, par exemple, un industriel ou un promoteur pourrait plus facilement avoir accès à des terres appartenant jusque-là à des collectivités amérindiennes. Des changements qui vont permettre à des communautés souvent éloignées des grands centres urbains de mieux se développer, affirme le gouvernement.

    Un mouvement citoyen

    Une opinion que ne partagent pas quatre femmes autochtones de la Saskatchewan, une province de l’Ouest. Cet automne, elles ont lancé des formations pour mettre au courant les membres des Premières nations des incidences directes de ces législations sur leur vie. Et du même coup, elles ont donné naissance à un mouvement citoyen comme le monde autochtone en a rarement connu au Canada.

    En quelques jours, leur message s’est répandu comme une traînée de poudre sur la toile, à partir de ces quelques mots « Idle No More ». Sur Facebook, Twitter, dans les rassemblements, nombreux sont ceux qui partagent publiquement leur frustration d’être traités en mineur par un Etat canadien paternaliste.Une impression peut-être accentuée par une série de rendez-vous ratés avec le gouvernement conservateur.

    En juin 2008, le Premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses publiques pour le tort causé aux enfants amérindiens arrachés à leur famille et placés dans des internats tout au long du 19 et 20ème siècle. Par la suite, son gouvernement a peu collaboré avec la Commission vérité et réconciliation mise en place dans la foulée. La dernière rencontre avec les chefs autochtones qui remonte au 24 janvier dernier n’a pas débouché non plus sur des politiques précises.

    Difficile à ce stade de savoir si ce mouvement né dans le monde virtuel va permettre concrètement aux autochtones d’accéder enfin au niveau de vie du reste des Canadiens. La dissension qui sévit au sein des dirigeants autochtones, incapables de s’entendre sur une stratégie commune ne semble pas de bonne augure.

    Pourtant, « Idle No More » semble dépasser les clivages politiques traditionnels en interpellant non seulement les autochtones, mais aussi les autres habitants du Canada. Plusieurs prennent conscience des inégalités dans leur propre pays, et cherchent aussi des solutions pour que tous les citoyens partagent les mêmes droits.

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