Les dessous de l'affaire Florence Cassez - Amériques - RFI

 

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Amériques

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Les dessous de l'affaire Florence Cassez

media Florence Cassez, accueillie par sa mère, Charlotte Cassez (G) et Laurent Fabius (M), à son arrivée à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, le 24 janvier 2013. REUTERS/Christian Hartmann

Florence Cassez est désormais libre. Elle est rentrée en France ce jeudi 24 janvier 2013. Condamnée à soixante ans de prison pour enlèvement, délinquance organisée et port d'arme prohibée, Florence Cassez clamait son innocence depuis le début de l'affaire. Mercredi 23 janvier, la Cour suprême de justice du Mexique a voté en majorité en faveur de sa libération, une décision quelque peu inattendue. Retour sur les raisons de cette libération.

Une décision surprenante, voire inespérée. Même les avocats de Florence Cassez, le Français Franck Berton et son homologue mexicain, Agustin Acosta, penchaient plutôt pour la convocation d'un nouveau procès sans remise en liberté de la Française. Mais bien évidement, tout le monde tenait le même discours avant la séance de la Cour suprême et espérait cette remise en liberté.

Cette décision, qui fera désormais jurisprudence, risque d'avoir des répercussions très importantes au Mexique. Selon le directeur pour les Amériques de l'ONG Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, des milliers de dossiers sont désormais susceptibles d'être rouverts. La justice mexicaine a été d'une grande honnêteté en libérant Florence Cassez, mais elle s'est tirée en quelque sorte une balle dans le pied car, désormais, elle va devoir faire la lumière sur beaucoup d'affaires.

Libérée, mais pas innocentée

Mais cette décision de la Cour suprême n’innocente pas pour autant Florence Cassez. La Cour n'a pas prononcé d'acquittement, mais une « libération immédiate et absolue ». C'est un point non négligeable. Les médias francophones traitent cette affaire de telle manière qu'on a l'impression que Florence Cassez a été blanchie de toutes les accusations. Mais pour l'instant il n'en est rien. La Cour suprême a reconnu une violation des droits fondamentaux de la Française.

Il est question là des droits consulaires : le consulat de France de Mexico n'ayant pas été averti de l'arrestation de Florence Cassez, cette dernière ne disposait donc pas d'avocat, ni de l'aide à laquelle elle avait le droit dudit consulat. Il est également question de droits de l'homme et de la présomption d'innocence.

Et puis il y a aussi toutes ces irrégularités qui ont entaché l'enquête et le procès de la Française, avec notamment une reconstitution de l'arrestation de Florence Cassez le 9 décembre 2005, présentée comme une arrestation en directe, alors que la véritable opération de police avait eu lieu la veille, dans la plus grande discrétion. Il est également question des faux témoignages qui incriminaient la Française qui, selon la Cour suprême, ont été influencés par la fausse arrestation. C'est sur ce pan de l'affaire que Florence Cassez a été libérée.

Désormais, un procès en appel est prévu et même si Florence Cassez ne s'y rendra pas, l'affaire n'est pas totalement close, d’autant plus que son compagnon d'alors n'a toujours pas été jugé. Israel Vallarta est accusé d'être le chef d'un gang de ravisseurs qui auraient enlevé une dizaine de personnes et est également accusé de meurtre.

Une majorité des cinq juges en faveur d’une libération

La Cour suprême, après lecture du rapport présenté par la juge Olga Sanchez, s'est prononcée en faveur d'une libération. Pourtant, un rapport presque similaire présenté en mars 2012 n'avait, quant à lui, pas obtenu cette majorité des cinq juges, ce qui avait entraîné le maintien en détention de Florence Cassez.

Pour comprendre ce changement de position, il faut préciser qu’en 2012 les juges de la Cour suprême, dans leur majorité, étaient d'accord sur le fond, mais n’avaient pas trouvé de compromis sur la forme. Mercredi 23 janvier 2013, le rapport remis par la juge Olga Sanchez a permis de dégager une majorité en faveur d'une libération immédiate. La juge a su, très diplomatiquement, trouver les arguments pour convaincre deux de ses homologues, après que ces derniers se soient exprimés. Elle a trouvé les mots justes et a su modifier les points litigieux. Enfin, l'autre facteur qui a joué en faveur de cette libération, c'est le nouveau juge, nommé il y a peu à la Cour suprême et que la juge Olga Sanchez est parvenue à convaincre.

Fin d'une histoire empoisonnant les relations franco-mexicaines

Tout le monde s'en souvient. L'année du Mexique prévue en 2011 en France et que Nicolas Sarkozy, alors président, souhaitait dédier à Florence Cassez, avait été annulée. Cette « histoire Cassez » était devenue une affaire personnelle pour Nicolas Sarkozy, mais également pour le président mexicain d'alors, Felipe Calderon. Les échanges entre Paris et Mexico étaient même très virulents : ingérence, incompétence, tout y est passé.

Les plus proches collaborateurs de Felipe Calderon ont littéralement tout fait pour que Florence Cassez reste en prison. D'ailleurs, désormais, on peut s'attendre à des poursuites de certains de ces hauts fonctionnaires. Enfin, ce qui a véritablement tout changé, c'est l'arrivée au pouvoir le 1er décembre dernier d'Enrique Peña Nieto.

Ce dernier, qui était venu en octobre 2012 en visite à Paris, avait assuré à François Hollande qu'il ne s'immiscerait pas dans ce dossier. Il a respecté sa parole et, aujourd'hui, les relations sont redevenues normales. D'ailleurs, beaucoup d'accords commerciaux entre les deux pays étaient en cours de négociations et leur finalisation dépendait plus ou moins de l'issue de cette affaire.

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