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A la Une de tous les grands journaux américains aujourd’hui: la réforme de l’immigration

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Le Capitol à Washington. REUTERS/Larry Downing

Un groupe de huit sénateurs s'est mis d'accord sur une feuille de route. « Ce document de quatre pages, signé par quatre sénateurs démocrates et quatre sénateurs républicains, prévoit de créer une voie stricte mais équitable vers la naturalisation des immigrés sans-papiers qui vivent aujourd'hui aux Etats-Unis », rapporte le Washington Post. Une réforme qui pourrait conduire quelque 11 millions de sans-papiers à la citoyenneté américaine. Pour cela, « les immigrés illégaux ne doivent avoir commis aucun délit, prouver qu'ils ont travaillé, payer une amende et enfin laisser leurs empreintes digitales ». Toujours selon le Washington Post, les immigrés clandestins obtiendraient dans un premier temps un titre de séjour, la fameuse « green card », et après 5 ans, la nationalité américaine. Pour prévenir un nouveau flux de clandestins vers les Etats-Unis, la sécurité des frontières serait renforcée et un nouveau programme serait mis en place pour aider les employeurs à vérifier le statut légal de leurs salariés.

 
Mais les journaux soulignent surtout le fait que cette feuille de route est le fruit d'une collaboration entre républicains et démocrates. Par les temps qui courent à Washington, ce fait a de quoi susciter l'enthousiasme des éditorialistes. « Qui aurait cru, il y a encore quelques semaines, que sur un sujet aussi controversé, on puisse voir une initiative bi-partisane ? », s'exclame le New York Times. C'est John McCain, candidat républicain malheureux à l'élection présidentielle en 2008 et poids lourd au Sénat, qui explique ce rapprochement entre républicains et démocrates dans les colonnes du journal : « Souvenez-vous des élections de novembre dernier. De manière dramatique, nous avons perdu le vote des électeurs hispaniques. Le parti républicain doit évoluer. »
 
Barack Obama a fait de la réforme du système de l'immigration l'une de ses priorités pour son second mandat. Et à en croire le Los Angeles Times, les choses pourraient aller très vite. « Le projet de réforme des sénateurs pourrait être soumis au Congrès en mars. De son côté, Barack Obama se déplacera demain dans le Nevada, pour y tenir un grand discours sur la réforme de l'immigration. » Des facteurs qui suscitent l'optimisme du quotidien : « Cette fois-ci pourrait être la bonne ». 
 
Brésil : l’incendie dans une discothèque
 
Le Brésil est en deuil après l’incendie dans une discothèque à Santa Maria, dans le sud du pays. Au moins 231 personnes sont mortes, asphyxiées ou brûlées, elles avaient entre 18 et 25 ans. « La tragédie secoue le pays », titre le Journal do Comercio. Sur la Une du quotidien, une photo montre les familles de victimes se recueillant devant des cercueils. « C’est le pire drame que le Brésil ait connu depuis 50 ans », écrit la Folha de Sao Paulo qui publie des témoignages accablants. Ainsi, Douglas Lenz, un étudiant de 19 ans qui était parmi les premiers à pouvoir sortir de la discothèque, explique : « Quand l’incendie s’est déclaré, la sécurité a bloqué la porte, pensant d’abord qu’il s’agissait d’une bagarre. Ils voulaient éviter que les gens partent sans payer leurs boissons. » Toujours selon La Folha de Sao Paulo, les extincteurs n’ont pas fonctionné. L’incendie s'est très rapidement propagé. Pour l'instant, la direction de la discothèque refuse toute responsabilité.
 
Venezuela : nouvelle mutinerie mortelle dans une prison
 
Au Venezuela, une nouvelle mutinerie dans une prison a fait ce week-end au moins 58 morts et plus de 100 blessés. Un bilan qui est toujours provisoire. La mutinerie dans la prison d'Uribana, dans le nord-ouest du Venezuela, a duré 48 heures. Le calme n'est revenu que ce dimanche. « Il n'y a plus une seule âme à Uribana », titre Ultimas Noticias aujourd'hui. Le journal explique que l'ensemble des détenus - ils étaient plus de 2 500 personnes pour 850 places - ont été envoyés dans sept autres centres de détention à travers le pays. « Mais cette solution ne fait qu'aggraver la situation dans ces autres prisons, elles aussi désespérément surpeuplées, ce qui laisse présager de nouvelles complications », s'exclame le journal Correo del Caroni.

El Nacional
qualifie les événements à Uribana de « pire massacre dans l'histoire déjà douloureuse des violences pénitentiaires ». « Ce qui s'est passé est horrible », déclare de son côté l'ancien candidat à la présidentielle de l'opposition, Henrique Capriles dans les colonnes du quotidien. « Je suis horrifié de l'indifférence dans laquelle se déroule un tel drame. Dans n'importe quel autre pays, une telle situation provoquerait un scandale politique », estime Henrique Capriles, avant de conclure : « Ce n'est pas en fermant une prison qu'on réglera ce problème ».
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