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    La Colombie a franchi une étape historique ce lundi à Carthagène en signant un accord de paix avec la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui met fin à 52 ans de conflit armé dans le pays.

    Europe

    Attentat-suicide contre l'ambassade des Etats-Unis: Ankara accuse l’extrême-gauche

    media

    La police turque a annoncé avoir identifié le kamikaze qui s’est fait exploser devant l’ambassade américaine d’Ankara, tuant un agent de sécurité : il s’agirait d’un membre du DHKP-C, un groupuscule d’extrême-gauche interdit en Turquie et considéré comme terroriste par Ankara et l’Union européenne.

    L’attentat-suicide qui a visé l’ambassade des Etats-Unis à Ankara, tuant un gardien ainsi que le porteur de la bombe, n’a pas été revendiqué, mais le gouvernement, par la voix de Muammar Guler, ministre de l’Intérieur, accuse l’extrême-gauche turque d’en être à l’origine.

    Les autorités turques ont en effet annoncé avoir identifié le kamikaze. Il s’agit d’Ecevit Sanli, un repris de justice d’une quarantaine d’années, membre du groupuscule d’extrême gauche DHKP-C (Front-Parti de Libération du Peuple Révolutionnaire). Une organisation interdite en Turquie et qualifiée de « terroriste » par Ankara et l’Union européenne.

    L’homme était connu des services de police pour sa participation à des attaques à la roquette contre un mess des officiers et contre les locaux de la Direction de la sûreté à Istanbul, en 1997.

    Il était en prison lors de la grande grève de la faim menée par le DHKP-C à la fin de l’année 2000, mouvement qui s’était soldé par la mort de 29 détenus lors de l’assaut des forces de sécurité contre les détenus. En 2002, il avait été remis en liberté pour des raisons de santé, souffrant des séquelles de son jeûne d’un mois et demi.

    Le groupuscule n'avait encore jamais visé les Etats-Unis

    L’explosion de ce vendredi a d’abord fait penser à une nouvelle attaque de la mouvance al-Qaïda, qui avait frappé à quatre reprises en octobre 2003, faisant près de 70 morts à Istanbul. Et quelques mois plus tard, la même nébuleuse avait tenté de forcer la sécurité du consulat des Etats-Unis à Istanbul, ses assaillants avaient été tués sans parvenir à pénétrer dans l’enceinte du bâtiment.

    Mais il s’agit donc cette fois d’un acte isolé du DHKP-C, coutumier de ce mode opératoire mais plutôt habitué à cibler les symboles du pouvoir turc : armée, justice et police. Le dernier attentat revendiqué par le DHKP-C remonte à septembre dernier, quand un kamikaze avait fait exploser l’entrée d’un commissariat d’Istanbul, tuant un policier.

    Les Etats-Unis réagissent

    Aux Etats-Unis, que ce soit à la Maison Blanche, au département d’Etat et au Pentagone, l’administration n’a pas attendu des jours pour parler d’un « acte de terrorisme », comme elle l’avait fait après l’attentat de Benghazi. Elle est toutefois restée discrète sur les raisons de cette attaque. Washington veut enquêter avant de se prononcer. « C’est de toute évidence un attentat terroriste. C’est un individu portant un gilet bourré d’explosifs qui a essayé de pénétrer à l’intérieur de l’ambassade. Je n’ai pas d’autres informations pour le moment. Il va évidement y avoir une enquête turque à laquelle nous allons coopérer », a annoncé Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat.
     
    Hillary Clinton, dont c’était ce vendredi le dernier jour à la tête du département d’Etat, a téléphoné à son homologue turc et à l’ambassadeur américain à Ankara. Son successeur John Kerry doit se rendre en Turquie à la fin du mois. Interrogé sur CNN, le secrétaire à la Défense Leon Panetta ne pense pas que l’attentat soit lié à la fourniture de missiles Patriot à la Turquie.

    L'idée que l'attentat a frappé l'ambassade américaine semble indiquer que c'est la coopération turquo-américaine qui était visée.
    Dorothée Schmid Chef du programme «Turquie contemporaine» à l'Institut français des relations internationale 11/10/2013 - par Murielle Paradon Écouter

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