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    Amériques

    Suspension de plusieurs églises évangéliques par le pouvoir en Angola

    media Célébration du culte un dimanche matin dans un temple de l'Eglise universelle du royaume de Dieu dans le centre de Luanda en Angola. © Estelle Maussion / RFI

    En Angola, le pouvoir vient de prendre des sanctions contre des églises évangéliques, notamment l’Eglise universelle du royaume de Dieu, qui doit suspendre ses activités pendant 60 jours. La mesure fait grand bruit car ce mouvement, venu du Brésil, rencontre un grand succès dans le pays.

    La sanction envers l'Eglise universelle du royaume de Dieu intervient après l’organisation par cette église d’une veillée de prière le 31 décembre à Luanda qui a tourné au drame. La veillée a eu un tel succès qu’elle a entraîné une bousculade qui a causé la mort de 16 personnes et fait une centaine de blessés.

    Devant la vive émotion suscitée et les critiques dans les médias, le pouvoir a créé une commission pour mener une enquête. Conclusions : il y a eu des défaillances graves dans la sécurité de l’événement et l’Eglise a fait usage de publicité mensongère pour faire venir les fidèles. Le slogan de la veillée était : « Venez mettre fin à tous vos problèmes en cette fin d’année : chômage, maladie, disputes familiales… »

    La sanction est tombée comme un couperet : l’église organisatrice est suspendue pendant deux mois et elle va faire l’objet d’une enquête judiciaire. Six autres églises, aux pratiques proches et non reconnues par le pouvoir, sont aussi suspendues.

    Laisser couler pour faire oublier l’affaire

    Cette décision a surpris tout le monde. Bon nombre de personnes avaient en effet parié sur l’absence de réaction du pouvoir. L’Eglise universelle du Royaume de Dieu dans le pays compte 400 000 fidèles, 230 temples et d’importants soutiens politiques et économiques. Son importance dans le pays laissait en effet envisager une certaine clémence. L’église incriminée semble elle-même avoir été un peu prise de cours : elle avait promis de donner sa position lors d’une conférence de presse, avant d’y renoncer. Depuis, elle observe un silence absolu.

    Mais c’est surtout la justification utilisée qui fait débat. Beaucoup rappellent qu’il n’y a eu aucune sanction contre l’Eglise catholique après la visite du Pape en 2009, qui s’était aussi soldée par des décès malheureux de fidèles. L’actuelle sanction serait alors un moyen de contrecarrer le succès de l’Eglise brésilienne et plus largement des nouvelles églises évangéliques au profit du culte traditionnel catholique.

    Parmi les catholiques, on récuse cette idée mais on est aussi dubitatif : la condamnation d’une publicité mensongère s’appuyant sur une croyance religieuse pourrait concerner n’importe quelle église et porter atteinte la liberté de religion. Pour d’autres enfin, la décision est un moyen pour le pouvoir de se déculpabiliser : en laissant les nouvelles églises se développer très fortement sans contrôle, il a sa part de responsabilité dans le drame. Il sanctionne maintenant pour essayer de se rattraper.

    Vers un contrôle des églises évangéliques ?

    Chacun attend le résultat de l’enquête préliminaire de la justice. En cas de classement de l’affaire, les choses reprendront leur cours et la décision du pouvoir passera sans doute pour un bon exercice de communication. Un procès voire une condamnation serait un coup dur pour l’Eglise et ses nombreux fidèles avec parmi eux des personnalités du pouvoir.

    Au-delà, reste la question de l’enregistrement des églises évangéliques, toujours plus nombreuses, et celle du contrôle de leurs activités, souvent controversées. Le pouvoir a promis de mettre de l’ordre. Mais avec plus de 1 000 églises actives dans le pays, la tâche est considérable.

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