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    Henrique Capriles, l’homme qui veut faire oublier Chavez au Venezuela

    media Le chef de l'opposition, Henrique Capriles, brandit un exemplaire de la Constitution vénézuélienne, à Caracas, le 8 mars 2013. REUTERS/Tomas Bravo

    Il est jeune, 40 ans, il porte beau et il se verrait bien succéder à la tête du Venezuela, à Hugo Chavez, décédé le 5 mars 2013 d’un cancer. Henrique Capriles Radonski a annoncé le 10 mars sa candidature à la présidentielle du 14 avril, la deuxième pour ce descendant par sa mère de juifs polonais survivant de l’Holocauste. Le jeune gouverneur, chef de file de l’opposition, est prêt plus que jamais à en découdre face à Nicolas Maduro, président par intérim.

    Henrique Capriles est né le 11 juillet 1972 avec une cuiller en argent dans la bouche. Ce fils de famille riche, très riche, est aujourd’hui à la tête du MUD (Mesa de Unidad Democratica), la Table de l’unité démocratique, une coalition d’opposition regroupant une vingtaine de partis de droite et de gauche anti-chavistes. Après avoir entamé le parcours attendu d’un jeune homme de son milieu, études dans les meilleures institutions du pays couronnées par des études de droit avant de devenir avocat.

    « L’ouragan »

    Mais les prétoires deviennent vite trop étroits pour celui qui voit loin, beaucoup plus loin. Et comme tremplin, quoi de mieux qu’un mandat du peuple pour se propulser ? C’est chose faite dès 1998, l’année même où Chavez arrive au pouvoir. Elu député, c’est bien mais ce n’est pas encore assez alors il occupe les fonctions de président de la Chambre des députés, à 26 ans il est le plus jeune jamais nommé à ce poste, et celle de vice-président du Congrès de la République du 23 janvier 1999 au  28 mars 2000.  

    Les années suivantes sont pour l’insatiable Capriles l’occasion de parfaire son implantation à tous les niveaux du pouvoir. Sous l’étiquette du parti de centre-droit Primero Justicia (Justice d’abord) qu’il a cofondé, il devient maire de Baruta (300 000 habitants), un des districts de Caracas, de 2000 à 2008, puis gouverneur de l’Etat de Miranda, le deuxième État le plus peuplé et le plus riche du Venezuela, en 2008 et 2012. Les habitants de Miranda se souviennent de lui notamment parce qu’il distribuait gratuitement de la nourriture aux plus démunis dans le cadre d’un plan appelé « faim zéro ».  

    Chaque étape le hisse un peu plus haut et cela à une vitesse impressionnante, ce qui lui vaudra d’ailleurs le surnom de « l’ouragan ». Sa montée en puissance connaît un coup de frein, en 2002, quand il est accusé d’avoir participé à la prise d’assaut de l’ambassade de Cuba à Caracas où se sont réfugiés les membres du gouvernement lors d’un coup d’Etat contre Hugo Chavez. Il passera quatre mois en prison avant que la justice ne lève finalement les charges contre lui.  

    En quatorze ans de « révolution bolivarienne » menée à un train d’enfer par Hugo Chavez, « l’ouragan » Capriles n’a jamais ralenti l’allure jusqu’à leur confrontation lors de la présidentielle du 7 octobre 2012. Face à un Chavez diminué mais toujours combattif, Henrique perd mais avec un score honorable de 44%. A peine six mois après, la mort de Chavez rebat les cartes et le sémillant Capriles est fin prêt pour un second tour de piste.

    Même s’il change d’adversaire, le combat de Capriles pour la magistrature suprême n’en sera guère facilité tant l’ombre portée du Comandante recouvre encore le pays. Nicolas Maduro, loin d’être doté de la même ardeur communicative qu’Hugo Chavez, n’en est pas moins son héritier de fait. Une « fraude constitutionnelle » pour Capriles qui juge ainsi la nomination de l’ancien vice-président au poste de président par intérim et de candidat à la présidentielle.

    Trompe l’oeil

    La campagne cette fois-ci sera brève, à peine plus d’un mois, mais les coups n’en seront pas moins virulents. Même avant que son adversaire ne se soit officiellement déclaré candidat, Nicolas Maduro l’a traité de « prince décadent de la bourgeoisie parasitaire ».

    Amabilité à laquelle Henrique Capriles n’a pas voulu être en reste. « Maduro n'a jamais été un travailleur, il n'a jamais travaillé, c'est un rond de cuir professionnel, un paresseux, un fainéant ! Tous ceux qui le connaissent le savent », a ainsi twitté récemment Capriles à l’adresse de celui qui est un ancien chauffeur d’autobus.

    « L’ouragan » Capriles en campagne est redoutable, les chavistes le savent mieux que personne. Ce toujours célibataire, portant beau, est très courtisé et l’enthousiasme que lui témoignent les femmes ne tient pas seulement à sa ligne politique. Très à l’aise dans les quartiers populaires où il entraîne derrière lui ceux et celles qui en ont assez de l’insécurité, des prix qui grimpent et des fausses promesses, il se revendique aujourd’hui social-démocrate dans la lignée du Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

    A chacun de ses meetings géants, lors de la campagne de 2012, il promettait de conserver les mesures sociales en vigueur. Une campagne en trompe l’oeil selon ses adversaires, pour qui Capriles est avant tout un partisan des privatisations, du recul des services gratuits, bref un néo-libéral pur et dur qui attendrait son heure pour ouvrir bien grandes les portes du pays aux capitalistes de tout poil.

     

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