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    Amériques

    Bolivie: Oruro, ville morte, refuse que son nouvel aéroport s’appelle «Evo Morales»

    media Evo Morales, ici lors d'une conférence de presse à La Paz le 18 mars, assure qu'il n'a rien à voir avec la décision du changement de nom de l'aéroport d'Oruri. REUTERS/David Mercado

    Oruro, cinquième ville du pays, est complètement bloquée depuis trois jours. Le nouvel aéroport international, qui a coûté 15 millions de dollars, devait prendre le nom d’un héros local de l’aviation, Juan Mendoza. Mais quelques heures avant l’inauguration, le nom a été changé pour celui d’«Aéroport Juan Evo Morales Ayma». L’indignation des habitants a tourné à la grève générale.

    Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode

    Malgré leur tout nouvel aéroport international, c’est à pied ou à bicyclette que les habitants d’Oruro se déplacent depuis trois jours : la ville, située à 190 kilomètres au sud de La Paz, est totalement paralysée par l’appel à la grève lancé par les organisations de riverains, mais aussi les syndicats régionaux.

    Les manifestants bloquent également le principal axe routier du pays, isolant ainsi La Paz des principales villes du pays. Le mot d’ordre est simple : que l’aéroport soit à nouveau baptisé « Juan Mendoza ».

    Le gouvernement, lui, accuse les grévistes d’avoir des objectifs politiques. La région est en effet un fief électoral du parti au pouvoir, mais la mairie d’Oruro a basculé dans l’opposition à la faveur des élections municipales de 2009.

    Un «problème local» selon Evo Morales

    Les partisans du président bolivien dénoncent aussi un fond de racisme chez les manifestants, qui rejetteraient le nom d’Evo Morales en raison des origines indigènes du chef de l'Etat.

    Le vice-président Alvaro Garcia Linera a indiqué que la décision de changer à nouveau le nom de l’aéroport était, de toute façon, entre les mains de l’Assemblée régionale d’Oruro. Il a par ailleurs assuré qu’Evo Morales n'avait « jamais demandé à ce que l'aéroport porte son nom. » « C’est un problème local, je n’ai rien à voir avec ça », a d’ailleurs déclaré le président bolivien.

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