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Article publié le : jeudi 04 avril 2013 à 19:52 - Dernière modification le : jeudi 04 avril 2013 à 19:52

A la Une: les coupes budgétaires aux Etats-Unis dont les effets vont commencer à se faire sentir dans trois semaines

Par Véronique Gaymard

Barack Obama lors d'un discours à Miami, en Floride, le 29 mars 2013.
REUTERS/Jonathan Ernst

Le président américain a annoncé avoir réduit de 5 % son salaire qui s’élève à 400 000 dollars par an. « Le salaire du président est inscrit dans la loi et ne peut donc pas être changé », explique un membre du gouvernement dans les colonnes de Politico. « Mais le président veut être solidaire des employés du service public en reversant au Trésor une partie de son salaire », poursuit-il.

 

Barack Obama a lui-même rédigé cette semaine un chèque du premier versement à l’ordre du Trésor Public. Il veut attirer l’attention sur le sacrifice financier auquel devront se soumettre plus d’un million d’employés fédéraux, explique le Washington Post, car ces personnels seront directement affectés par les coupes budgétaires automatiques de 85 milliards de dollars sur les dépenses du gouvernement qui vont s’appliquer dans trois semaines.
 
Plusieurs membres du gouvernement ont fait un geste de solidarité
 
Mardi, le secrétaire d’Etat à la défense Chuck Hagel avait lui-même annoncé qu’il remettrait une partie de son salaire pour partager la douleur des 750 000 employés de la Défense qui vont perdre 14 jours de salaire cette année, rapporte le quotidien. L’administrateur de l’Agence américaine de l’environnement a aussi déclaré qu’il ferait don de 32 jours de son salaire pour financer un fonds qui permettra d’octroyer aux employés fédéraux des prêts d’urgence, des subventions pour les soins de leurs enfants et d’autres aides financières.
 
Le geste du président Obama a essuyé une salve de critiques
 
D’autant que Barack Obama a publié deux autobiographies à gros tirage et que la plus grande part de ses revenus provient de ses droits d’auteurs, poursuit le Washington Post. Ses ennemis républicains pointent l’incohérence entre la réduction de 20 000 dollars de son salaire, et le coût de 180 000 dollars de l’heure de son avion Air Force One.

Le Sénat a de son côté approuvé une mesure qui n’est pas obligatoire, mais qui demande instamment aux sénateurs de réduire leur salaire de 20 % pendant le temps des coupes budgétaires.
 
Argentine : les inondations ont causé la mort d’au moins 56 personnes
 
« C’est la pire catastrophe de La Plata », écrit en gros caractères La Nación , il n’est jamais tombé autant d’eau en si peu de temps, dans des zones très densément peuplées. « De la pluie et des larmes », titre Pagina 12. « Ici, tout le monde a perdu, riches et pauvres », dit une habitante de La Plata, citée dans le quotidien. On parle de dizaines de personnes disparues, de coupures d’eau et d’électricité, et profitant du chaos, des pillages de magasins et de maisons se sont multipliés.
 
La gestion de ces inondations à Buenos Aires et à La Plata fait grincer des dents
 
L’éditorialiste Joaquín Morales Solá critique la présidente argentine : « ce fut sa journée la plus difficile, elle qui est habituée à être entourée de grandes foules prêtes à l’applaudir. La tragédie de La Plata où elle est née et où vivent encore sa mère et sa sœur l’a obligée à plonger dans un monde paradoxalement inconnu, celui du drame, proche, et brutal », écrit-il. Car ce drame se produit alors que la présidente péroniste et le gouverneur de la province de Buenos Aires, Daniel Scioli, du parti radical, sont à couteaux tirés. Cette tragédie a obligé Cristina Kirschner à faire une trêve avec son adversaire politique et à déclarer que « la pluie n’est ni péroniste, ni radicale ».
 
Haïti pleure la disparition d’un grand historien
 
L’historien Georges Corvington est décédé mercredi après-midi à l’âge de 86 ans. « Un historien pour l’éternité, un trésor national vivant, un gardien de la mémoire haïtienne », écrit le Nouvelliste.  Il avait publié une œuvre en sept tomes, Port-au-Prince au cours des ans, qui retrace l’histoire de la capitale haïtienne de 1743 à 1950, rappelle Radio Kiskeya sur son site. Et bien d’autres ouvrages, comme La capitale d’Haïti sous l’occupation américaine, de 1915 à 1934, souligne Le Nouvelliste qui insiste sur le parcours exemplaire de l’historien, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail de sauvegarde, de protection et de préservation des fonds documentaires. Lors du tremblement de terre en 2010, Georges Corvington s’était retrouvé coincé sous les décombres de sa maison parmi ses livres, raconte le journal. Sa bibliothèque avait été reconstituée grâce au Centre de sauvetage du patrimoine haïtien et du soutien du Smithsonian Institute.

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