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France: l’affaire Cahuzac aurait-elle été possible aux Etats-Unis?

Les Américains s’enorgueillissent d’avoir le système de vérification des antécédents des candidats à des postes publics le plus strict du monde. Possession ou non d'armes à feu, questions sur la moralité, les finances, etc... l'enquête va parfois très loin. Mais cela n’a pas empêché quelques faux pas dans l’Histoire récente.
Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes
Les Américains appellent cela le « vetting ». Un verbe qui n’a pas vraiment de traduction en français. A l’origine, il s’agit de la vérification obligatoire, et par un vétérinaire, de la bonne santé d’un cheval avant qu’il soit autorisé à concourir.
Aujourd’hui, le monde politique américain est rempli de « vetting » et de « vetters », des équipes d’enquêteurs spécialisées dans le débusquage des « cadavres » qu’un candidat pourrait avoir dans son « placard » pour reprendre une image bien plus francophone.
Questionnaires inquisitoires
Possédez-vous une arme ? Avez-vous payé vos impôts ? Trompez-vous votre femme ou votre mari ? Vos enfants ont-ils un problème de drogue ? Les questionnaires soumis aux aspirants ministres, ambassadeurs, juges, ou procureurs sont tout simplement inquisitoires, et concernent à peu près la moitié des postes liés à chaque administration qui prend le pouvoir.
Pour rejoindre l’administration Obama, en 2009, les candidats devaient remplir un formulaire de 60 pages.
Mais le « vetting » à l’américaine est loin d’être parfait. En 2008, l’équipe de campagne de John McCain avait passé au crible la future candidate à la vice-présidence, sans découvrir que la fille ainée de l’ultraconservatrice Sarah Palin était enceinte, sans être mariée.

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