Dernières infos
Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : mardi 09 avril 2013 à 17:41 - Dernière modification le : mardi 09 avril 2013 à 17:41

A la Une : Obama se mobilise pour le contrôle des armes

Par Achim Lippold

L’héritage politique de Margaret Thatcher 

L’ancien Premier ministre a laissé une île divisée, écrit le New York Times. Sous son mandat, la Grande-Bretagne est devenue plus inégalitaire et moins civilisée. Margaret Thatcher a beau avoir été la première femme à la tête d’un gouvernement britannique, elle ne s’est pas pour autant battue pour les droits des femmes. Elle détestait les homosexuels, disant un jour que « l’on n’a pas le droit d’être gay », écrit le New York Times.
 
Un journaliste du quotidien se souvient l’avoir rencontrée dans l’avion, lors d’un voyage officiel au Japon. « Elle m’a demandé de m’asseoir, mais moi je suis resté débout, lui proposant d’ouvrir une bouteille de champagne. Et tout d’un coup, poursuit le journaliste, elle me prend par les épaules, me pousse dans la chaise et me dit : "asseyez-vous, c’est moi qui vais ouvrir le champagne". Et là, conclut le reporter du New York Times, une décharge électrique a traversé mon corps, j’ai senti pour la première fois le charisme de la Dame de fer ».
 
Obama va-t-il perdre le combat pour le contrôle des armes ?
 
Barack Obama a lancé lundi 8 avril 2013 un vibrant appel pour un contrôle plus strict des armes à feu. Le président américain, en déplacement dans l’Etat de Connecticut, « a tiré sa dernière cartouche », écrit le site d’information Politico. Alors que le Congrès commence cette semaine les débats sur une nouvelle législation, Obama prépare les antiarmes à feu à un éventuel échec. Les chances d’un compromis bipartisan sont très minces, selon Politico. De toutes les mesures proposées par la Maison Blanche, il ne reste que celle qui prévoit le contrôle d’identité d’un acheteur. A l’origine, Barack Obama voulait faire interdire la vente des fusils d’assaut, mais cette proposition ne passera jamais au Congrès, estime Politico.
 
Michael Bloomberg s’active en faveur d’une réglementation des armes
 
Le maire de New York a déjà financé une campagne de 12 millions de dollars pour alerter l’opinion publique sur les dangers des armes à feu. Et là, Michael Bloomberg passe à une étape supérieure. Son groupe de lobbying « Les maires contre les armes illégales » va mettre en place un système de classement calqué sur le modèle de la NRA, la plus puissante organisation des défenseurs d’armes, nous apprend le Washington Post. Depuis des décennies, la National Rifle Association évalue les parlementaires d’après leur attitude concernant les armes. Ceux qui sont sur la même ligne que la NRA, qui défendent donc la liberté absolue de porter des armes, reçoivent les meilleures notes.
 
Désormais l’organisation de Michael Bloomberg va faire la même chose, mais dans l’autre sens. Elle va attribuer les meilleures notes aux députés qui s’engagent pour un contrôle plus strict des armes. Selon le Washington Post, cette initiative du maire républicain fait grincer des dents chez certains démocrates issus des Etats conservateurs et qui refusent toute nouvelle législation.
 
Le Venezuela veut lutter contre la pratique des enlèvements
 
En pleine campagne électorale, le gouvernement de Nicolas Maduro prend des mesures pour lutter contre l’extorsion et l’enlèvement, deux fléaux qui sévissent dans le pays depuis longtemps
 
D’après le journal El Mundo, un commando national anti-extorsion et anti-séquestration vient d’être mis en place. C’est l’ancien président Hugo Chavez qui a lancé l’initiative il y a un an. A une semaine de l’élection présidentielle, le président Nicolas Maduro annonce donc officiellement la création de cette unité composée pour l’instant de 120 hommes. Le directeur de ce commando, le général José Gutiérrez, promet d’en finir une fois pour toutes avec les extorsions et les enlèvements au Venezuela, écrit El Mundo.
 
En Bolivie, polémique autour d’un projet de construction de ponts
 
Le conflit s’aggrave en Bolivie autour de la cité lacustre de Copacabana sur le lac Titicaca, dans la province de La Paz. C’est à lire dans le journal Los Tiempos. Après 2 semaines de blocage des routes dans la province de Manco Kapac, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les groupes de résidents. Ceux-ci demandent aux autorités la construction de trois ponts dans la zone lacustre. Mais le gouverneur de La Paz refuse. Selon lui, le projet de 6 900 mètres de ponts que demandent les communautés n’est viable ni économiquement ni du point de vue environnemental et culturel.
 
Il s’agit de la communauté de Copacabana sur le bord du lac Titicaca à 3 800 mètres d’altitude, non loin de la frontière péruvienne. Une localité, avec la fameuse vierge de Copacabana, qui attire de nombreux touristes et pèlerins au cours de la Semaine sainte, et qui a vu son affluence chuter à cause du conflit.
 
Une commission du défenseur du peuple s’est rendue sur place pour tenter de trouver une solution pacifique et éviter que le conflit ne s’envenime. Mais le problème n’est pas récent, il remonte à 2009. Ces projets de ponts seraient écartés aussi à cause des groupes de pression des « lancheros », les propriétaires des bateaux qui assurent les liaisons entre les îles et qui ne veulent pas que ces ponts ne viennent les concurrencer.

 

tags: Barack Obama - Bolivie - Enlèvements - Etats-Unis - Revue de presse - Royaume-Uni - Venezuela
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
Fermer