| Dernières infos |
Au Nigeria, 23 officiers morts dans une embuscade, selon la policeBangladesh: une figure islamiste de l'opposition jugée coupable de crimes de guerre et condamnée à mortFrance: l'ancien Premier ministre François Fillon déclare: en 2017, «je serai candidat quoi qu'il arrive»Afghanistan: les Etats-Unis veulent garder neuf bases militaires dans le pays après le retrait des forces de l'OtanTerritoires palestiniens: Israël donne son accord pour la construction de 296 nouveaux logements dans une colonie de CisjordanieBangladesh: le bilan de l'immeuble effondré dépasse désormais les 900 morts, annonce l'armée |
|
A la Une : les Etats-Unis sous le choc après les explosions à Boston
Les explosions en marge du marathon de Boston font bien sûr les gros titres de la presse ce mardi 16 avril 2013. Au moins 3 morts et plus de 130 blessés, mais pour l’instant, les médias se gardent bien de parler d’un acte terroriste. Le mot est peut-être sur toutes les lèvres, mais on ne le trouve pas encore sur les Unes. Le Boston Globe qui parle tout de même d’un « marathon de la terreur », pour le Washington Post, il s’agit d’« actes de terreur ».
Le New York Times décrit de véritables scènes de guerre qui se déroulaient aux alentours des explosions. Ce policier raconte l’horreur : « Les gens venaient juste de terminer la course, et puis d’un coup, les bombes leur ont arraché les jambes, il y avait du sang partout, c’était horrible ». Dans un hôpital de Boston où sont soignés les blessés, Alasdair Conn, le médecin en chef, dresse le même constat : « Ce genre d’explosions, on les connaissait à Bagdad ou en Israël ».
« C’était un si beau jour, un jour parfait pour un marathon, écrit Kevin Cullen dans le Boston Globe. Et en un instant, ce jour parfait s’est transformé en quelque chose de profondément diabolique. Il y a 12 ans, un certain 11 septembre 2001, nous les Américains, nous avons perdu notre innocence. Ce lundi 15 avril 2013, nous les Bostoniens, nous avons aussi perdu quelque chose : plus jamais nous ne nous sentirons complètement en sécurité ici ». « Quelle ironie terrible, renchérit le site d’information Slate. Après tout, le marathon est plus que d’autres sports le symbole de l’endurance et de la capacité de l’être humain à se dépasser soi-même, dans un acte de volonté et de résilience ».
Et c’est exactement ce dont les Etats-Unis ont besoin à présent. Car si « la terreur est venue frapper à nouveau ce pays, semant la panique » comme l’écrit le journal argentin La Nacion, elle n’arrivera jamais à détruire la tradition centenaire de cette course bostonienne, estime de son côté le New York Times. « Quelles que soient les mesures de sécurité qu’il faudra mettre en place, le marathon sera de retour et la foule acclamera les coureurs avec deux fois plus de vigueur ! ». C’est aussi l’avis de cet internaute, Jacob Summer qui s’exprime sur le site du journal : « C’est clairement un acte terroriste, écrit-il, quand j’ai entendu la nouvelle dans ma voiture, j’ai crié haut et fort dans le poste de radio, j’ai pensé aux victimes et à leurs proches, et en même temps je me disais : Boston a survécu à beaucoup de drames, de batailles, d’ incendies, d’inondations, cette ville va là aussi survivre à cette dernière tragédie. Boston sera toujours Boston ! ».
Reforme de l’immigration
Sans les explosions de Boston, un autre sujet aurait sûrement fait la Une des journaux américains, mais il a été relégué au second plan : il s’agit de la réforme de l’immigration. Un groupe bipartisan composé de huit sénateurs démocrates et républicains devait annoncer ce mardi un projet de loi sur l’immigration, mais la conférence de presse a été annulée, à cause des attentats.
Le Washington Post a pu obtenir le document de 17 pages et en dévoile aujourd’hui les grandes lignes. L’objectif serait de naturaliser une grande partie des 11 millions de sans-papiers déjà présents sur le sol américain, plusieurs dizaines de milliers de visas seraient également accordés aux travailleurs étrangers non qualifiés. Dans le même temps, des milliards de dollars seraient investis pour sécuriser les frontières américaines. « Si la réforme est votée, elle changera complètement le système d’immigration aux Etats-Unis », commente le Miami Herald. Mais le New York Times prévient : « Ce projet de loi va provoquer de féroces discussions au sein du Congrès, des discussions qui pourraient durer des mois ».
Vers une crise institutionnelle au Venezuela ?
Deux jours après l’élection de Nicolas Madura, le Venezuela se dirige vers une crise institutionnelle. C’est du moins l’avis du journal argentin La Nacion. Après la proclamation de Nicolas Maduro comme président, l’opposition continue à contester le résultat des urnes. « Le Venezuela est plus divisé que jamais, écrit La Nacion, les deux parties se regardent en chiens de faïence. La tension est palpable, cela fait plus d’une décennie que l’on n’a pas senti une telle ambiance », écrit l’envoyé spécial du quotidien argentin.
« Le candidat de l’opposition, Henrique Capriles, appelle ses partisans à manifester en agitant des casseroles. Il demande toujours le recomptage des votes, ce que le président Nicolas Maduro refuse ». D’après le journal vénézuélien El Nacional, un tel recomptage pourrait prendre au moins deux semaines.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(0) Réaction