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A la Une : tensions politiques au Venezuela
La crise politique se poursuit malgré l'appel au dialogue du chef de l'opposition Henrique Capriles. Battu d'une courte tête lors de l’élection présidentielle dimanche dernier, Capriles tente à présent de calmer le jeu. « Il a annulé le rassemblement prévu ce mercredi devant le Conseil national électoral », note le site d’information Infolatam. Le candidat malheureux contre le président chaviste Nicolas Maduro continue à exiger le recomptage des votes.
Pour l’instant, Capriles ne reconnaît pas le résultat des urnes, qualifiant le président proclamé d’illégitime, rappelle le journal El Nacional. Lors d’une conférence de presse, il a donné quelques détails sur les présumées irrégularités qui auraient affecté le scrutin de dimanche dernier. Sans utiliser le mot « fraude », le chef de l’opposition affirme par exemple que dans plus de 500 bureaux électoraux, il y aurait eu des votes accompagnés, c'est-à-dire sous influence du Parti socialiste bolivarien. D’après Henrique Capriles, plus de 500 urnes auraient été endommagées ce qui représente presque 200 000 votes.
Concerts de casseroles un peu partout dans le pays
Pour l’instant, le gouvernement refuse toujours de recompter les votes, du coup, l’opposition reste très mobilisée. Mardi, 16 avril 2013, le bruit des casseroles se faisait à nouveau entendre un peu partout dans le pays. Selon El Nacional, « la société civile a massivement suivi l’appel du chef de l’opposition », Henrique Capriles qui demandait à ses partisans de descendre dans la rue pour la deuxième journée consécutive. Les internautes pouvaient suivre ces manifestations en direct sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. El Nacional publie quelques extraits des tweets, comme celui-ci : « Le son des casseroles se répand tout au long de la vallée de Caracas ». Même dans le quartier ultra-chaviste du 23 janvier, les gens manifestaient leur colère face au résultat de l’élection présidentielle. Pour le journal Tal Cual, toutes ces casseroles font taire les feux d’artifices, c'est-à-dire, la fête de la victoire de Nicolas Maduro.
Et cette deuxième journée de manifestation s’est terminée sans incident, contrairement à ce qui s’est passé la veille. Selon le gouvernement il y a eu sept morts et une soixantaine de blessés, lundi 15 avril 2013, au lendemain de l’élection. La presse chaviste attribue cette violence à l’opposition. « Des groupes radicaux de droite ont attaqué des militants socialistes », écrit le quotidien El Correo del Orinoco. « Ce comportement violent, ajoute le journal, fait partie d’un projet pour mettre en doute la légitimité de la victoire triomphale du président Nicolas Maduro ».
Peu d’éléments nouveaux dans l’enquête à Boston
Deux jours après les explosions qui ont frappé le marathon, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Le FBI tente de recoller les morceaux, en tous cas, le peu de pièces dont il dispose pour l’instant, écrit le Boston Globe. Le périmètre autour des explosions est toujours sécurisé. Le journal publie en Une la photo de deux hommes, deux enquêteurs, sur le toit d’un café Starbucks, en train de prendre des photos, de chercher des pistes. Selon le Washington Post, les enquêteurs se penchent déjà sur 2 000 vidéos et photos, des documents amateurs ou les enregistrements des caméras de surveillance. Mais le FBI continue à demander l’aide de la population. « La personne qui a fait cela est forcement l’ami, le voisin ou le collègue de quelqu’un », dit Richard Deslauriers du FBI cité dans les colonnes du Boston Globe. « Il y a forcement quelqu’un qui connaît la personne qui a fait cela ».
Pour l’instant, le FBI reste assez discret sur l’enquête. Il a seulement publié des photos qui montrent les restes d’un engin explosif, de fabrication artisanale et un sac à dos déchiqueté. C’est dans ce sac à dos que l'une des deux bombes, bourrée de clous et de billes de métal, aurait été cachée. Si le FBI travaille dans la discrétion, les experts sont plus diserts. Les éléments d’enquête dont on dispose jusqu’à présent, privilégient une piste américaine, selon le Christian Science Monitor, qui s’appuie sur l’avis de plusieurs spécialistes. Ces experts estiment probable que les auteurs de l’attentat soient à rechercher parmi les djihadistes américains ou les extrémistes anti-gouvernement. En fait, ce qui complique beaucoup l’enquête, estime le Washington Post c’est que les bombes ont été fabriquées d’une manière artisanale. Donc tellement simple que c’est paradoxalement très difficile de trouver une piste sérieuse.
Emotions et résilience
Les Etats-Unis sont encore sous le choc, sous l’émotion, certes, mais il y en a qui font déjà preuve de résilience. C’est le cas de Dennis Lehane, célèbre écrivain bostonien. Dans une tribune publiée dans le New York Times, il estime que le ou les auteurs des attentats s’en sont pris à la mauvaise ville. « Ce qu’ils nous ont fait ne va rien changer à notre façon de vivre, écrit-il. Nous n’allons pas mettre au placard nos libertés civiques, nous n’allons pas acheter un stock d’armes à feu pour nous défendre, non ! Nous allons simplement continuer à vivre comme auparavant, en organisant un marathon tous les ans ! »

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