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    Amériques

    La bataille autour du barrage de Belo Monte au Brésil se poursuit

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    Au cœur de l’Amazonie brésilienne, Belo Monte sera bientôt le troisième plus grand barrage au monde. Son chantier, pharaonique, emploie plus de 15 000 ouvriers, qui y travaillent 24h/24. Bientôt 500 km² de forêt amazonienne seront inondés. Et quelque 16 000 personnes expulsées, en grande majorité des indigènes. La polémique, tant sur le plan humain qu'environnemental, est à la hauteur de son coût : près de 9 milliards d’euros. Mais le chantier avance, inexorablement.

    Dans les rangs indiens, la colère monte. La Constitution brésilienne prévoit que les peuples indigènes dont les terres vont être affectées par une œuvre de l’ampleur de ce barrage soient consultés. Une consultation officielle qui n’a pas été effectuée avant que les travaux ne commencent.

    D’autant que le constructeur du barrage ne propose pas aux « futurs expulsés » d’alternative viable ; les indigènes devraient certes pouvoir obtenir une petite maison dans la périphérie d’Altamira. Une proposition difficilement envisageable pour des Indiens qui sont nés dans leur communauté, au milieu de la forêt amazonienne, et qui vivent de chasse et de pêche.

    Négociations impossibles

    Se révolter, occuper le chantier du barrage et retarder les travaux est désormais, pour certaines tribus, la seule alternative possible, même si cela ne leur a pas vraiment réussi jusqu’à présent. Les indigènes ont occupé le barrage de Belo Monte à plus de trois reprises ces douze derniers mois. Leur revendication principale est à chaque fois la même : l’ouverture de négociations avec le gouvernement brésilien, pour obtenir cette fameuse consultation des peuples indigènes qui vivent sur les rives du fleuve Xingu.

    Il y a moins de deux semaines, les Indiens, sous la menace de soldats lourdement armés, ont dû évacuer le chantier sans avoir rien obtenu. Echec cuisant et répété pour ces tribus en colère. Le gouvernement brésilien ne semble pas vouloir entendre leurs plaintes.

    Analyses d’impact incomplètes

    Les indigènes affectés par le barrage reçoivent le soutien du mouvement Xingu Vivo, dont les militants sont régulièrement la cible de procédures judiciaires lancées par le constructeur du barrage, Norte Energia. Ces défenseurs de l’environnement dénoncent le manque d’analyses d’impact et d’évaluations des conséquences de la mise en eau du barrage.

    Le constat est le même chez les chercheurs de l’Institut socio-environnemental (lSA). Les analyses d’impact n’ont pas été menées avec tout le sérieux nécessaire, pour une œuvre de l’ampleur de ce barrage. 500 km2 de forêt vont être inondés. En aval, une large partie de l’immense fleuve Xingu va quasiment être réduite à une mince rivière. Quant aux conséquences sur les flux hydriques, sur la manière dont l’eau, vitale dans cette région amazonienne, va circuler dans les zones asséchées ou inondées, en réalité, les études actuelles ne permettent pas de savoir ce qu’il en sera d’ici trois à cinq ans, et encore moins dans 10 ou 15 ans, ce que dénonce Marcelo Salazar, le directeur régional de l’ISA, à Altamira.

    Bataille juridique

    Le barrage de Belo Monte devrait générer plus de 10 % de l’électricité dont aura besoin le Brésil d’ici à 2020. Mais en coulisse se joue une bataille juridique entre le gouvernement fédéral, qui soutient coûte que coûte la construction du barrage et les autorités régionales de l’Etat du Para, beaucoup plus réservées et qui exigent que certaines conditions soient respectées, notamment la réhabilitation des zones dégradées par la retenue d’eau.

    En attendant, la construction de l’immense barrage continue ; les premières turbines devraient pouvoir commencer à tourner d’ici deux ans.

    Et non loin, la ville d’Altamira ne cesse de croitre. De 50 000 habitants il y a quelques années, elle abrite aujourd’hui plus de 160 000 personnes. Rien ou presque n’a été prévu pour faire face à l’afflux de travailleurs et d’émigrés. Le trafic de drogue, les meurtres et la prostitution ont explosé. « Altamira, la ville champignon du barrage de Belo Monte », c'est un Grand Reportage de François Cardona. Et c'est aussi une chanson de Ruspo, chanteur brésilien.

    → Ecoutez sur le même sujet, le Grand Reportage diffusé ce jeudi 16 mai 2013 sur RFI

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