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Amériques

Colombie FARC

Un accord agraire historique entre le gouvernement colombien et les FARC

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Depuis maintenant plusieurs mois, les deux parties négocient à la Havane, à Cuba, pour trouver une issue au conflit qui les oppose depuis près de cinquante ans. La question agraire était le premier thème inscrit à l'agenda et la revendication historique des FARC. Le développement rural était en effet à l'origine même de la création de la guérilla dans ce pays où près de la moitié des terres appartiennent à seulement 1% de la population.

Cet accord est historique, mais ne signifie pas encore la fin des négociations. Car cette question de la répartition des terres était le premier point inscrit à l'agenda qui en compte un total de cinq. Mais il faut bien avouer que ce thème était primordial dans l'objectif d'une résolution du conflit, comme l'a très bien expliqué dimanche soir Carlos Fernandez, le représentant cubain dans ces négociations : « Nous sommes parvenus à un accord sur le premier point inscrit à l’agenda, ce qui doit permettre un accord global pour mettre fin au conflit et la mise en place d’une paix stable et durable. Nous l’avons appelé : Vers une nouvelle campagne colombienne - réforme agraire intégrale. Ce que nous avons convenu dans cet accord sont les prémices d’une transformation radicale de la réalité rurale et agraire en Colombie, une transformation équitable et démocratique ».

Accès et usage de la terre

L'accord a pour objectif de remédier aux conséquences du conflit et de dédommager les victimes de spoliations et de déplacements forcés selon Carlos Fernandez, le représentant cubain dans ces négociations. En clair, cet accord porte sur l'accès et l'usage de la terre, sur les terres improductives, la régularisation de la propriété, la délimitation des zones agricoles et, enfin, sur la protection des zones de réserves selon le communiqué commun signé par les différentes parties.

Mais cet accord va encore plus loin puisqu'il y est question du développement social, c'est à dire de la santé, de l'éducation, du logement et de l'éradication de la pauvreté ou encore de programmes de développements territoriaux pour mettre fin au déséquilibre de richesse d'une région à l'autre.

Mais selon Ivan Marquez, le représentant des FARC à la table des négociations, il reste encore quelques différents à régler sur la question agraire : « Nous avons avancé sur la mise en place d’un accord, bien qu’il reste encore des points de litiges qui devront être clarifiés avant la concrétisation d’un accord final et global. Les revendications historiques les plus importantes des communautés rurales étaient la principale motivation de notre mouvement et le sujet à négocier ».

Quatre thèmes restent désormais inscrits dans l'agenda des négociations

Ces négociations, entamées le 19 novembre dernier, reprendront en juin avec un des points les plus épineux : les garanties judiciaires offertes aux guérilléros pour participer à la vie politique sans passer par la case prison. Selon le gouvernement, les FARC comptent actuellement 8 000 combattants.

Ensuite, la question des cultures illicites, à l'origine du trafic de cocaïne dont sont accusés les FARC, l'abandon de la lutte armée, et les réparations aux victimes, seront abordés. Un accord global sur l'ensemble de ces cinq points est nécessaire pour qu'enfin la Colombie renoue avec la paix selon le représentant du gouvernement colombien, Humberto de la Calle : « Rien n’est finalisé tant que tout n’est pas terminé. Cela signifie que les accords sur lesquels nous travaillons jusqu’à présent et ceux sur lesquels nous devons encore travailler et qui figure sur l’agenda ne s’appliqueront, ne se cristalliseront, que lorsque nous serons parvenu à un accord complet qui mettra fin au conflit ».

Du coup, pour que ce premier accord soit validé, il va falloir attendre la reprise et surtout la fin des pourparlers entre les FARC et le gouvernement colombien. Des négociations qui reprendront le 11 juin prochain et qui vont peut-être s'accélérer pour qu'un accord global soit signé avant la tenue des prochaines élections présidentielles, en août 2014.

C’est un grand premier pas en avant parce que ce point sur les terres est le plus important de l’agenda. Il s’agit de la première revendication historique des FARC, qui se battent depuis 50 ans pour l’obtenir. C’est donc, pour moi, une étape historique qui vient d’être franchie. Nous ne pouvons pas crier victoire dès maintenant, car la règle veut que ce soit tout ou rien. Il s'agit de parvenir à un accord sur tous les points. Mais cette première étape est historique et fondamentale pour parvenir à la paix en Colombie.
Ernesto Samper Ancien président colombien 11/10/2013 - par RFI écouter

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