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    Amériques

    Espionnage: Ed Snowden, le consultant par qui le scandale «Prism» est arrivé

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    Hier, c'était un parfait inconnu. Aujourd'hui, il fait la Une partout, depuis qu'il a révélé au quotidien The Guardian son rôle dans les fuites sur les programmes de renseignement secrets de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA). Le consultant Edward Snowden dit vouloir « informer les gens de ce qui est fait en leur nom et contre eux ». Ses révélations créent des remous jusqu'en Europe.

    Avec nos correspondants à Washington et Londres, Raphaël Reynes et Muriel Delcroix

    Ed Snowden, 29 ans, est-il un nouveau Bradley Manning ? La comparaison avec le soldat à l’origine des fuites rendues publiques par WikiLeaks est dans tous les esprits. Bradley Manning, actuellement jugé par une cour martiale à Fort Meade (près de Washington), risque la prison à vie pour avoir diffusé des milliers de documents confidentiels.

    Edward Snowden n’a pas transmis autant de documents secrets, mais il a révélé l’existence de programmes que le gouvernement américain aurait préféré garder secrets. Le département de la Justice a confirmé l’ouverture d’une enquête qui pourrait aboutir à des poursuites judiciaires. Elles seraient basées sur le même texte de loi que pour Bradley Manning : l’Espionage Act de 1917.

    Asile en Islande ?

    D'où la question cruciale : où se trouve Edward Snowden à l'heure actuelle ? On sait qu’il était à Hong Kong lorsque l’interview diffusée par le journal britannique The Guardian a été enregistrée. S’y trouve-t-il encore ? Rien n’est moins sûr. Hong Kong et les Etats-Unis ont un accord d’extradition que certains élus américains demandent d’activer immédiatement.

    Edward Snowden s’est sans doute renseigné avant de s’enfuir du territoire américain. Il affirme d’ailleurs vouloir demander l’asile, non pas à la Chine mais à l’Islande. Reykjavik, la capitale islandaise, a indiqué n’avoir reçu aucune demande pour l’instant. La loi en vigueur sur l'île prévoit que toute personne souhaitant demander l’asile soit déjà présente sur le territoire national.

    Polémique au Royaume-Uni

    Ce que l’on sait aussi d’Edward Snowden, c’est qu’il a quitté Hawaï avant que les fuites ne soient publiées. Il aurait affirmé à son employeur qu’il avait besoin de suivre un traitement médical. Le jeune homme a abandonné une vie plutôt confortable, sa petite amie et un salaire annuel de 200 000 dollars.

    En attendant de savoir où il se trouve, ses révélations font toujours autant de remous. Notamment au Royaume-Uni, où le ministre des Affaires étrangères William Hague tente de désamorcer la polémique. Le renseignement britannique est en effet soupçonné d'avoir fait usage du programme « Prism ».

    « Accusations sans fondement »

    Devant les parlementaires de la Chambre des communes, William Hague a assuré, ce lundi 10 juin, que ces allégations n’avaient aucun fondement. Il a défendu bec et ongle le travail et la réputation du renseignement de son pays. Le chef de la diplomatie britannique, dont le service des écoutes et les services secrets extérieurs sont sous la tutelle, a assuré que le GCHQ, les « grandes oreilles » du Royaume-Uni, n’avait en aucun cas contourné la loi britannique en collaborant avec les services américains.

    « Toute information que nous obtenons de la part des Etats-Unis impliquant des citoyens britanniques est soumise aux contrôles et garde-fous, dans le cadre de la loi de notre pays, a certifié le ministre devant la Chambre basse. Notre partage de renseignement avec les Etats-Unis est supervisé au niveau ministériel et de façon indépendante, et se trouve aussi sous la surveillance de la commission parlementaire chargée des questions de renseignement et de sécurité. »

    Demande de clarifications

    Ceux qui attendaient des réponses précises de William Hague auront été déçus : le chef de la diplomatie n’a ni confirmé ni démenti être au courant de l’existence de programmes d’espionnage tel que « Prism », mis au point secrètement par les renseignements américains. Il s’est également refusé à commenter la façon dont les services secrets travaillaient au nom de la sécurité nationale.

    Pour l’opposition travailliste, qui exigeait des clarifications, le seul espoir d’avoir quelques éléments de réponse réside désormais dans l’étude du rapport transmis ce lundi par les services d’écoutes à une commission parlementaire. Ce groupe de députés, qui est chargé des questions liées au renseignement et à la sécurité, s’inquiète d’avoir été tenu à l’écart et a promis un examen scrupuleux du dossier.

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