GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 24 Septembre
Mercredi 25 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Amériques

    A Berlin, Barack Obama plaide pour un monde de paix et de justice

    media Le président américain Barack Obama, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du maire de Berlin Klaus Wowereit, le 19 juin à la porte de Brandebourg. REUTERS/Michael Kappeler/Pool

    Cinquante ans après le discours historique de son prédécesseur John F. Kennedy, qui avait exprimé la solidarité des Etats-Unis avec une ville alors divisée depuis deux ans par le Mur, Barack Obama s’est rendu ce mercredi 19 juin à Berlin pour y tenir un discours se voulant programmatique, comme de nombreux présidents américains avant lui.

    De notre correspondant à Berlin

    Barack Obama a choisi Berlin, symbole par excellence de la guerre froide, pour franchir un nouveau pas dans la réduction des arsenaux nucléaires, eux-mêmes hérités du conflit qui opposa les deux blocs, occidental et soviétique, et qui s'était cristallisé autour la capitale allemande.

    Négocier avec la Russie pour aller au-delà des logiques de guerre froide

    Barack Obama

    Sur le nucléaire

    19/06/2013 - par RFI Écouter

    Le président américain a proposé une réduction allant jusqu’à un tiers de ces armements russes et américains. La première réaction du président russe Vladimir Poutine a été des plus sceptiques. La proposition centrale de Barack Obama pourrait donc bien rester lettre morte.

    Le président américain a également rejeté les risques de prolifération nucléaire, qu’il s’agisse de la Corée du Nord ou de l’Iran. Il a plaidé pour la signature d’un traité permettant de lutter contre la production de matériaux nécessaires à ces mêmes armements.

    Changement de contexte

    Plus largement, le président américain, invoquant « l’esprit de Berlin » et le symbole de liberté que représente la ville, a plaidé pour un monde de paix et de justice, dénonçant les discriminations sous toutes leurs formes mais aussi les inégalités sociales. Le président américain a évoqué les dangers du chômage de masse, particulièrement pour les jeunes, et le risque d’une « génération perdue ».  Une remarque qui, à mots couverts, pouvait être comprise comme une critique contre la rigueur budgétaire voulue par Berlin et dénoncée à plusieurs reprises ouvertement par Washington.

    Je suis confiant, nous pouvons arriver à l'équilibre

    Barack Obama

    Sur la lutte antiterroriste

    19/06/2013 - par RFI Écouter

    Le discours du président américain évoquait beaucoup de grands principes, qu’il s’agisse des valeurs démocratiques et de tolérance, de la paix, de la justice ou d'un engagement plus ferme en faveur du climat. Mais il manquait, contrairement à d’autres discours de présidents américains à Berlin, une phrase « choc » susceptible de s’inscrire dans les livres d’histoire, comme le fameux « Ich bin ein Berliner » de Kennedy en 1963.

    De surcroît, les beaux principes de Barack Obama, s’ils ne peuvent que convaincre au premier abord, demandent à être traduits dans les faits. Or, cinq ans après le discours du candidat démocrate à Berlin au pied de la colonne de la victoire, où il avait été accueilli comme un messie par 200 000 personnes, ce nouveau passage dans la capitale allemande intervient dans un contexte différent. Entre-temps, le candidat démocrate a été élu une première fois pour un mandat de quatre ans. Puis il a été réélu.

    Barack Obama justifie l'usage de « Prism »

    Les engagements pris dans le passé et non suivis d’effets suscitent des critiques à l'encontre de M. Obama, et ce également en Allemagne. Certes, l’opinion publique reste très favorable au président américain. Mais elle n’est plus aussi aveugle.

    Ce n'est pas un moyen d'aller fouiller, c'est un système ciblé

    Barack Obama

    Sur le programme «Prism» (conférence de presse)

    19/06/2013 - par RFI Écouter

    Le programme « Prism » de surveillance des réseaux internet - pour ne citer que le dernier exemple en date - a suscité des réactions négatives massives en Allemagne, pays particulièrement concerné, où la sensibilité à l’égard de la protection des données privées est très vivace.

    Ce dossier, qui a égratigné l’image du président américain, avait aussi été évoqué lors de sa conférence de presse commune avec Angela Merkel. La chancelière, tout en soulignant la nécessité de lutter contre le terrorisme, a aussi estimé que cette dernière ne pouvait pas remettre en cause les libertés individuelles. Interrogé sur le sujet, Barack Obama a longuement défendu son point de vue.

    Le président américain a souligné que les droits civiques lui tenaient à cœur, qu’il n’était pas question d’intercepter tous les mails circulant sur le Net, mais seulement ceux suspects. Enfin, il a expliqué que ces mesures avaient permis dans le passé de déjouer une cinquantaine d’attentats, y compris en Allemagne.

    Les Russes catégoriques

    Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

    « Les autorités russes ne peuvent pas prendre ces propositions au sérieux » : le vice-Premier ministre russe chargé du complexe militaro-industriel n’y va pas par quatre chemins. Dmitri Rogozine n’hésite pas à faire le parallèle avec la période où Mikhaïl Gorbatchev avait procédé à une réduction des arsenaux nucléaires en faisant une série de concessions unilatérales aux Etats-Unis. « Obama propose quasiment la même chose », estime le vice-Premier ministre.

    Pour que les propositions américaines « puissent être considérées par la partie russe comme sérieuses et non comme de la propagande », elles vont devoir « être profondément revues ». C'est l'avis du chef de la commission des Affaires étrangères à la Douma. Alexeï Pouchkov précise que les déclarations de M. Obama ne règlent en rien la question du bouclier antimissile que les Etats-Unis souhaitent installer en Europe. Moscou estime que ce système peut constituer une menace pour ses intérêts et ne veut pas se contenter de paroles rassurantes.

    Sans répondre directement aux propositions de son homologue, Vladimir Poutine a affirmé un peu plus tôt dans la journée qu’il ne permettrait pas que soit rompu « l'équilibre des systèmes de dissuasion stratégique, que soit amoindrie l'efficacité des forces nucléaires » russes. « C'est pourquoi la création d'un système de défense aérienne et spatiale va rester l'une des priorités de notre industrie militaire », a prévenu le président russe.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.