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    L'affaire Snowden, une «Guerre froide 2.0»

    media Un policier monte la garde devant l'ambassade de l'Equateur à Moscou, le 24 juin 2013. REUTERS/Nikolay Asmolovskiy

    Edward Snowden est arrivé à Moscou hier soir, dimanche 23 juin, en provenance de Hong Kong. Il ne devrait pas tarder à partir pour l'Equateur via La Havane. L'ancien analyste de la CIA et de la NSA, auteur de révélations fracassantes sur le système d'écoutes américaines, est dorénavant accusé d'espionnage par les Etats-Unis. Il risque 30 ans de prison.

    D’un côté l’Ouest : les Etats-Unis et leur allié européen, la Grande-Bretagne. De l’autre, les deux superpuissances de l’Est : la Chine et la Russie, avec comme destination un pays d’Amérique latine « anti-impérialiste », l'Equateur, et en bonus Cuba, le haut lieu de la Guerre froide.

    Ensuite, Snowden est un espion, le petit-fils de ceux qui ont mené cette guerre souterraine, plus précisément des quelques-uns que l’on connaît parce qu’ils sont justement passés à l’ennemi. Ici, c’est un peu différent : il s'agit d'une Guerre froide 2.0. Snowden donne ses informations aux médias. Mais il choisit pour fuir, des pays « connotés ». De quoi provoquer quelques soupçons : a-t-il été « débriefé » par les services secrets chinois à Hong Kong et russes à Moscou ?

    Relents de Guerre froide

    Une histoire aux relents de Guerre froide donc. D’ailleurs rappelons qu’en ce temps-là, une révélation dans un camp en entraînait souvent une dans l’autre, histoire de rééquilibrer. Et là justement, ces révélations d’espionnage qui affaiblissent les Etats-Unis et leur allié britannique arrive peu après les accusations sévères de Washington comme quoi les Chinois auraient piraté des sites sensibles américains. Du coup, la Chine a beau jeu d’attaquer son « allié » américain sur le sujet sur lequel l’Occident lui donne le plus de leçons : les libertés publiques.

    Bref, c’est le camp démocratique contre le camp anti-démocratique, chacun accusant évidemment l'autre d’être le méchant de l’histoire.

    Le départ de Snowden a probablement été encouragé par les autorités chinoises

    Edward Snowden était devenu la « patate chaude » de Hong Kong, et il y a toutes les raisons de croire que Pékin a encouragé son départ. C’est ce que veulent croire les analystes, aujourd’hui.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    Il y a trois raisons à cela. D’abord, si la procédure d’extradition avait été engagée comme le souhaitaient les Américains, elle aurait demandé plusieurs mois, risquant de « froisser les relations Chine-Etats-Unis », note le Global Times dans son éditorial.

    Deuxième raison : La pression de l’opinion. Un sondage publié à Hong Kong la semaine dernière a montré que cette extradition serait considérée comme une « trahison » pour la majorité des personnes interrogées.

    Troisième et dernière raison : le choix de la région administrative spéciale par un défenseur autoproclamé des libertés commençait à faire désordre à l’approche de la date anniversaire de la rétrocession de Hong Kong par les Anglais (1er juillet 1997) et alors que le cas Snowden était devenu un symbole pour les militants des libertés et de l’autonomie du territoire.

    Des réactions partagées

    Les médias chinois sont donc partagés, ce lundi, entre soulagement pour les médias officiels et déception du côté des réseaux sociaux. « Il ne pourrait y avoir de meilleure issue pour notre ville et pour la Chine », constate le South China Morning Post, à Hong Kong. « Snowden a tellement aidé la Chine, pourquoi nous avons dû le laisser partir », se désolait en revanche, dimanche soir, un internaute sur le réseau Sina weibo, tandis que d’autres critiques le cynisme des autorités chinoises, en reprenant le vieux proverbe mandarin : « Tous les corbeaux sont noirs ». Autrement dit, les programmes de surveillance des Chinois ne valent pas mieux que ceux des Américains.

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