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    Colère en Amérique du Sud suite à l’affaire Snowden

    media A Cochabamba, les principaux présidents sud-américains de gauche sont venus le 4 juillet 2013 soutenir Evo Moralès, dont l'avion a été interdit de survol de certains pays européens, en raison de l'affaire Snowden. REUTERS/Danilo Balderrama

    Après l'escale forcée du président bolivien Evo Morales lundi soir à Vienne en Autriche, les pays de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) haussent le ton. Réunis en urgence à Cochabamba en Bolivie, les pays d'Amérique du Sud réclament des excuses aux Européens. En début de semaine, l'avion du président bolivien s'était vu interdire le survol de plusieurs pays européens dont la France. Des rumeurs laissaient penser que Edward Snowden, l'ancien analyste de l'agence de sécurité américaine, était à bord, ce qui n'était pas le cas.

    Pour comprendre ces tensions diplomatiques, il faut remonter à l'affaire Edward Snowden. L'ancien consultant de l'agence de sécurité américaine est toujours bloqué à Moscou après avoir révélé l'ampleur de l'espionnage menés par les Etats-Unis.

    Il serait depuis douze jours dans la zone de transit de l'aéroport de la capitale russe. L’informaticien a fui Hong Kong le 23 juin dernier mais son passeport américain a été annulé et il est recherché par les autorités américaines pour avoir divulgué l'ampleur du programme secret de surveillance des Etats-Unis.

    Droit d'asile pour Snowden: une vague de refus

    Edward Snowden a déposé des demandes d'asile dans 21 pays. La plupart de ces pays ont déjà répondu qu'il leur était impossible de répondre favorablement à cette demande. Soit pour des raisons techniques, soit pour des raisons politiques. Le président bolivien Evo Morales s'était dit « prêt à étudier la demande d'asile de Snowden » sans toutefois confirmer avoir reçu une quelconque demande pour l'instant.

    Et dans la soirée du 1er juillet, l'avion du chef d'Etat bolivien, de retour d'une réunion des pays producteurs de gaz à Moscou, doit atterrir en urgence à Vienne. Pendant treize heures, Evo Morales est bloqué à l'aéroport de la capitale autrichienne.

    Colère sur le continent

    L'interdiction de survol temporaire émise par la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal a déclenché la colère non seulement du président bolivien mais aussi de ses alliés sud-américains. Evo Morales a dénoncé ces pays européens « soumis » aux Etats-Unis. Il parle de « honte » pour ces Etats.

    C'est tout le gouvernement bolivien qui s'y met. Le vice-président parle d'impérialisme. Les ambassadeurs de France, d'Italie et d'Espagne à La Paz ont été convoqués par le ministère bolivien des Affaires étrangères. Réunis en urgence à Cochabamba en Bolivie, les pays membres de l'Unasur ont réclamé des excuses de la part des Européens.

    A l'issue de cette réunion, les réactions les plus virulentes sont venues de la Bolivie, du Venezuela et de l'Equateur. Le président équatorien Rafael Correa a condamné « une agression à la souveraineté de la Bolivie » mais plus généralement aussi « une atteinte à toute l'Amérique du Sud ». Même son de cloche pour la présidente argentine Cristina Kirchner qui parle d' « une humiliation pour toute l'Amérique du Sud ».

    La France a regretté cet incident sans toutefois présenter d'excuses publiques. L'Espagne, elle aussi mise en accusation, tente de jouer l'apaisement. Mais les relations entre les deux continents semblent en tout cas largement dégradées.

    Les Etats-Unis visés ...

    Au-delà des tensions entre Europe et Amérique du Sud, les relations entre le continent sud-américain et les Etats-Unis se sont une nouvelle fois dégradées. Le communiqué de l'Unasur ne citait pas les Etats-Unis mais c'est à eux que tout le monde pense dans cette affaire.

    Le président du Venezuela Nicolas Maduro a accusé publiquement la CIA, l'agence de renseignement américaine, d'être derrière la décision européenne. De son côté, Evo Morales assure réfléchir à la fermeture de l'ambassade américaine de La Paz. « Nous n'en avons pas besoin », a lancé le chef de l'Etat bolivien.

    ... et dans une position délicate

    La tension est montée d'un cran mais, pour le moment, les propos n’ont pas dépassé le stade de la menace. De leurs côtés, les Etats-Unis n'ont pas réagi publiquement à ces accusations, ni aux déclarations d'Evo Morales.

    L'administration américaine est en tout cas dans une position délicate. Car même si quatre pays européens sont montrés du doigt pour avoir empêché temporairement le transit du président bolivien, les demandes d'explications sur les révélations d'espionnage se font de plus en plus pressantes de la part de ces même européens.

    Le président du Parlement européen, Martin Schultz, a exigé des explications de la part des autorités américaines. Vivian Reading, la commissaire européenne à la Justice, estime que « les partenaires ne doivent pas s'espionner entre eux ». Pendant ce temps, Edward Snowden serait toujours en transit à l'aéroport de Moscou, sans solution et dans une situation ubuesque.

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