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    Amériques

    Washington s'oppose à ce que la Russie accorde le droit d'asile à Snowden

    media Edward Snowden lors de sa rencontre avec les défenseurs des droits de l'homme à l'aéroport de Moscou, le 12 juillet 2013. REUTERS/Human Rights Watch/Handout

    A la suite de la demande d’asile déposée par Edward Snowden auprès du gouvernement russe, l’administration américaine a fait savoir à Moscou qu’elle apprécierait peu qu’une telle demande soit accordée. Hier, vendredi 12 juillet, l'ex-consultant du renseignement américain a demandé à la Russie de l'accueillir en attendant de pouvoir se rendre en Amérique Latine, où trois pays ont déjà indiqué être prêts à lui accorder l'asile. 

    Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

    Les Etats-Unis ont peu apprécié qu’Edward Snowden ait pu recevoir à l’aéroport de Moscou avocats et défenseurs des droits de l’homme pour défendre son cas et annoncer qu’il allait demander l’asile à la Russie, au moins temporairement, jusqu’à ce qu’il puisse trouver le moyen de se rendre dans l’un des trois pays qui ont offert de l’accueillir – Venezuela, Nicaragua et Bolivie – sans risquer d’être arrêté en chemin.

    La réaction de l’administration américaine ne s'est pas fait attendre. Jay Carney, le porte-parole de la Maison Blanche a appelé Moscou à refuser la demande de l'informaticien : « Je dirai simplement que fournir une tribune de propagande à

    Il a dit qu'il était d'accord avec les conditions que Poutine avait posées, à savoir ne pas faire du tort aux Etats-Unis.

    Snowden rencontre les défenseurs des droits de l'homme 13/07/2013 - par Anastasia Becchio Écouter

    M.Snowden est contraire à la déclaration antérieure du gouvernement russe affirmant qu’il était neutre et qu’il n’avait aucun contrôle sur sa présence à l’aéroport, a-t-il indiqué. C’est aussi incompatible avec les garanties russes selon lesquelles Moscou ne veut pas que M.Snowden nuise davantage aux intérêts américains ».

    Barack Obama a appelé Vladimir Poutine

    Le président Obama s'est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine. Une discussion prévue avant que l’ancien analyste de la NSA (National security agency) ne demande l’asile à la Russie. La teneur de leur conversation n’a pas été révélée, mais le sujet a certainement dû être abordé. La question que se posent les spécialistes américains : Poutine est-il prêt à endommager des relations qui ne sont déjà pas très bonnes avec les Etats-Unis pour sauver le soldat Snowden ?

    Le Mercosur condamne sévèrement l'Europe après l'affaire Evo Morales

    Avec notre envoyé spécial à Montevideo,

    Le sommet du Mercosur qui se tenait dans la capitale de l’Uruguay, Montevideo, s'est achevé hier, vendredi 12 juillet. Les présidents du marché commun sud-américain ont jugé inadmissible que la France et trois autres pays européens aient interdit leur espace aérien à l’avion du chef de l’Etat bolivien, Evo Morales, il y a une dizaine de jours et annoncé des mesures contre eux.

    Tous l’ont dit pratiquement avec les mêmes mots : les pays européens qui ont révoqué l’autorisation de survol de leur territoire à l’avion d’Evo Morales alors que celui-ci avait déjà décollé, ont violé le droit international et mis en danger la vie du président bolivien. Evo Morales, qui rentrait de Moscou et à dû se poser en catastrophe à Vienne, était soupçonné de transporter l’ancien agent américain Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis.

    Indignés, l’Argentine Cristina Kirchner, la Brésilienne Dilma Roussef, l’Uruguayen José Mujica et le Vénézuélien Nicolas Maduro demandent des explications et exigent des excuses. Les présidents du Mercosur porteront l’affaire devant l’ONU et rappelleront leurs ambassadeurs dans les pays concernés, à savoir la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

    Les dirigeants réunis à Montevideo ont également condamné l’espionnage dont les pays de la région ont été victimes de la part des Etats-Unis et ils ont défendu le droit d’asile, en citant nommément Snowden, que le Venezuela et la Bolivie sont prêts à accueillir. Mais ils ont été encore plus loin à l’égard des pays européens, considérant que ce qu’ils avaient fait subir à l’un des leurs était d’une exceptionnelle gravité.

     

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