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    Amériques

    L’affaire Snowden: un facteur de détérioration dans les relations américano-russes?

    media Capture d’écran d'une télévision russe où l’on voit Edward Snowden (2e à gauche) quitter la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo, accompagné par son avocat, après avoir obtenu le droit d'asile. Moscou, le 1er août 2013. REUTERS/Rossiya 24/Handout via Reuters

    Edward Snowden, c’est cet ancien consultant de la NSA, la principale agence de renseignement américaine (60 000 employés), qui a rendu publique l’existence de système de surveillance à l’échelle mondiale, mais également sur le sol américain et qui s’était, dans un premier temps, réfugié à Hong Kong. C’est alors qu'il était sur cette île qu’Edward Snowden est devenu l’homme le plus recherché par les autorités américaines et par la presse mondiale.

    Refugié à Hong Kong, Snowden recherchait alors un pays susceptible de lui octroyer l’asile politique. L’Equateur était prêt à franchir le pas. Il s'est donc décidé à partir tout d’abord à Moscou pour tenter ensuite de prendre un vol pour le continent sud-américain. Mais il est resté bloqué dans la zone de transit, faute de papier. Ça, c’était le 23 juin dernier et finalement, jeudi 1er août, Edward Snowden a enfin obtenu l’asile politique, non pas en Equateur, mais en Russie, et il est sorti de l’aéroport en direction d'un lieu inconnu.

    L'affaire Snowden risque de détériorer les relations américano-russes

    Si l'on s'en tient aux premières réactions de l'administration américaine, on se rend compte que la Maison Blanche est très irritée par cette tournure des événements. Jeudi soir, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a été clair : « Nous sommes extrêmement déçus du fait que le gouvernement russe a pris cette décision malgré nos demandes très claires et légales, en public et en privé, de voir Edward Snowden expulsé vers les Etats-Unis pour qu'il réponde des accusations portées contre lui ».

    Les Etats-Unis exerçaient une pression relativement forte sur les autorités russes depuis fin juin. Surtout après que le président russe, Vladimir Poutine, ait proposé publiquement de donner l'asile à l'ancien consultant de la NSA. Bien qu'il ait précisé que si Snowden acceptait l'asile, il devait s'engager à stopper la divulgation d'information tant qu'il serait sur le sol russe.

    La première mesure de rétorsion de la part des Etats-Unis pourrait être tout simplement l'annulation d'un sommet bilatéral prévu début septembre entre Barack Obama et Vladimir Poutine avant le G20 qui doit se tenir les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg. C'est pour l'instant la première mesure qui pourrait être prise par les Américains, mais ils ne vont certainement pas s'arrêter là.

    Des relations qui n'étaient déjà pas au beau fixe

    Cette affaire ne va pas forcément empoisonner davantage les relations entre ces deux puissances, parce qu'en fait elles n'étaient pas au beau fixe depuis déjà un certain temps.

    Les dossiers compliqués entre ces deux pays s'accumulent depuis des années :

    -  il y a bien entendu la Syrie, dossier ô combien épineux, puisque la Russie est l'un des seuls pays à continuer à soutenir le régime de Bachar el-Assad et à lui envoyer des armes,

    - il y a aussi le dossier du nucléaire iranien. Là également, les Russes ne sont pas sur la même longueur d'onde que la Maison Blanche, qui souhaiterait aller plus loin que de simples sanctions économiques,

    - autre dossier qui fait tache : l'interdiction aux Américains d'adopter des enfants russes. Une décision prise il y a peu en représailles à la liste Magnitsky, une loi américaine qui interdit l'entrée sur le sol américain aux responsables russes impliqués dans la mort d'un juriste moscovite,

    - enfin, il y a également le dossier des attentats de Boston qui pourrait poser problème. Les autorités américaines ont besoin de l'aide du FSB, les renseignements russes, pour approfondir leur enquête sur les auteurs tchétchènes des attentats de Boston, les frères Tsarnaev.

    Que peut-il se passer ?

    Pour Steven Pifer, spécialiste des relations diplomatiques entre la Russie et les Etats-Unis, c'est l'image de la Russie qui pose problème et qui va inexorablement tendre les relations entre les deux pays. « En raison du cas Snowden et de la répression politique, si Obama participe à un sommet bilatéral avec Poutine, il va être critiqué aux Etats-Unis »,  a ainsi déclaré ce spécialiste des relations américano-russes à l'AFP.

    Pour Valéri Garbouzov, expert de l'Institut USA-Canada, « la Russie n'avait absolument pas besoin de l'affaire Snowden. Mais une fois devant le fait accompli, le gouvernement a dû réagir. Extrader ne serait pas humaniste et accorder l'asile signifie aggraver des relations qui sont plus importantes que Snowden ».

    La Russie, selon la plupart des experts, n'avait pas d'autre choix que de donner cet asile politique, puisque les Etats-Unis avaient coupé à Snowden les portes de sortie pour quitter la Russie.

    Finalement, pour savoir où en sont vraiment les relations russo-américaines, il va falloir attendre et voir si Barack Obama annule vraiment ce sommet bilatéral prévu tout début septembre. Et pour ce qui est d'Edward Snowden, il n'a un visa russe que pour un an et compte bien se rendre soit en Equateur, soit au Venezuela, dès qu'il le pourra.

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