GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
Jeudi 8 Décembre
Vendredi 9 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 11 Décembre
Lundi 12 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Le président haïtien accusé de «crime de haute trahison» par des parlementaires

    media Michel Joseph Martelly, le président haïtien au siège des Nations unies à New York, en septembre 2013. Getty Images/Jeff Zelevansky

    Des sénateurs accusent le président Michel Martelly de « crime de haute trahison » et réclament la démission du Premier ministre et du ministre de la Justice. A la suite de leur enquête sur la mort par accident cardio-vasculaire d'un juge le mois dernier, ces parlementaires considèrent, dans un rapport rendu public jeudi 8 août, que le pouvoir exécutif a outrepassé son rôle et bafoué l'indépendance de la justice.

    Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

    Pour les parlementaires, il est évident que le chef de l'Etat et ses ministres ont exercé des pressions illégales sur le juge d'instruction Jean-Serge Joseph. Le magistrat était en charge du délicat dossier d'enquête sur des possibles corruptions au sein de la famille présidentielle.

    Depuis près d'un an, la première dame Sophia Martelly et le fils aîné du président Olivier Martelly sont accusés par des opposants au régime de détournements d'argent public. Le pouvoir exécutif aurait, selon le rapport des sénateurs, exigé du juge qu'il enterre cette affaire nuisant à la réputation du président de la République et de sa famille.

    Réunion privée

    Selon les témoignages recueillis par les parlementaires, et contrairement aux déclarations des autorités, le juge aurait bien été amené à une réunion privée avec - notamment - le président, le Premier ministre et le ministre de la Justice, moins de 48 heures avant le décès du magistrat.

    Parce qu'ils auraient menti, parce qu'ils auraient voulu manipuler le travail d'un juge d'instruction, le chef du gouvernement Laurent lamothe et le ministre de la Justice Jean Renel Sanon doivent démissionner. Et les sénateurs, dans leurs conclusions, accusent Michel Martelly de « crime de haute trahison », un crime qui selon la Constitution est puni de la peine de travaux forcés à perpétuité.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.