A la Une : le 50e anniversaire du célèbre discours de Martin Luther King «I have a dream»
Les Etats-Unis s'apprêtent à célébrer ce point d'orgue du mouvement des droits civiques la semaine prochaine, le mercredi 28 août, 50 ans jour pour jour après que le révérend King s'est adressé à la foule depuis les marches du Lincoln Memorial à Washington. L'anniversaire à proprement parler se tiendra donc la semaine prochaine, mais depuis quelques jours déjà le sujet occupe de plus en plus les premières pages des journaux américains.
De nombreux quotidiens font le même constat : en matière d'égalité il reste encore beaucoup à faire aux Etats-Unis. Le Washington Post cite aujourd'hui la récente décision de la Cour suprême américaine d'invalider une partie du Voting Rights Act, une loi de 1965 qui vise a empêcher les pratiques électorales discriminatoires. Il y a aussi l'acquittement de George Zimmerman, l'homme qui a tué l'adolescent noir Trayvon Martin en Floride. Des évènements qui amènent le journal à la conclusion que beaucoup de rêves des défenseurs des droits civiques restent inaccomplis. D'où l'importance des célébrations en mémoire au célèbre discours de Martin Luther King.
Les évènements sont prévus sur plusieurs jours dans l'ensemble du pays, rapporte le Washington Post. « Ce samedi, une marche est organisée qui retracera la route historique de 1963. 150 000 personnes sont autorisées à investir le fameux National Mall. Une deuxième marche, plus petite, sera organisée le jour de l'anniversaire, mercredi prochain. En ce 28 août, les cloches des églises à travers tout le pays sonneront à 15 heures, l'heure à laquelle le révérend King avait commencé à s'adresser à la foule, il y a 50 ans. Puis, Barack Obama tiendra un discours, très attendu, devant le Lincoln Memorial, au même endroit que Martin Luther King. Les anciens présidents Jimmy Carter et Bill Clinton se joindront à lui », conclut le Washington Post.
En vue de ces célébrations, le quotidien USA Today se penche aujourd'hui sur la tradition de manifester à Washington. « C'est incontestable, estime le journal, il y a une certaine fatigue à manifester qui s'empare de la capitale américaine. Des manifestations sur le National Mall n'ont apporté ni le contrôle des armes à feux, ni le changement du système de l'immigration. Les manifestations n'ont pas arrêté la guerre en Irak, ni celle d'Afghanistan. Il y a tant de marches pour tant de causes avec si peu d'effets sur les élus du Congrès que les militants désertent aujourd'hui ce qui fut pendant des décennies un rite de la démocratie populaire américaine », conclut USA Today.
Haïti : portrait de la nouvelle chef de la Minustah
Elle s'appelle Sandra Honoré et le Miami Herald lui consacre aujourd'hui un long portrait. « Après presque dix ans en Haïti, la Minustah, la force de stabilisation des Nations unies, a un nouveau visage : une femme multilingue, mère et diplomate respectée caribéenne, connue pour clouer le bec à n'importe quel interlocuteur avec ses argumentations pointues ou par une simple question », écrit le journal de Floride. « Sandra Honoré arrive en Haïti alors que la Minustah est de plus en plus contestée au sein de la population haïtienne... non seulement parce que les institutions et la stabilité politique ne progressent que très lentement dans le pays, mais aussi parce que les scandales sexuels dans lesquels ont été impliqués des casques bleues et la responsabilité de la Minustah dans l'épidémie de choléra font que la présence même de la force onusienne sur le sol haïtien est de plus en plus contestée », constate le Miami Herald.
Colombie : grève des paysans et des mineurs depuis lundi
Ce mouvement de protestation exige notamment des aides gouvernementales ainsi qu'un meilleur accès à la propriété terrienne. Mais ce qui a débuté par un mouvement de paysans, notamment de producteurs de café, et de mineurs s'est élargi hier au deuxième jour de cette grève nationale. Différents autres secteurs, comme les camionneurs ou encore le personnel hospitalier se sont joints aux protestations. Selon El Pais, des mobilisations ont été enregistrées dans 66 villes à travers le pays. Les manifestants ont bloqué quinze axes routiers, 15 000 policiers ont été déployés pour contenir des protestations qui, dans l’ensemble, se sont déroulées de manière pacifique. Pourtant, explique le journal El Tiempo, 62 policiers ont été blessés lors de heurts localisés entre manifestants et forces de l'ordre. Plus de 50 personnes ont été arrêtées. Et le quotidien de conclure : « Le gouvernement de Juan Manuel Santos veut négocier secteur par secteur. Mais pour l'instant il est impossible de présager une fin de cette grève nationale. »
Venezuela : des journalistes quittent Globovision
Au Venezuela, au moins six journalistes ont démissionné de la chaîne de télévision Globovision qui fut la seule chaîne vénézuélienne de l’opposition, vendue, il y a trois mois, à un proche du gouvernement de Nicolas Maduro. Depuis, « les démissions pleuvent », titre El Universal. « Les six journalistes démissionnaires sont tous les présentateurs vedettes de Globovision. Dans un communiqué ils expliquent leur décision », écrit aussi El Nacional qui publie leur lettre ouverte. « Nous avons progressivement constaté des changements et des conditions inacceptables pour le libre exercice de notre profession : la promesse essentielle d'équilibre que nous avons bien sûr toujours eu l'intention de tenir, s'est transformée en censure d'informations et d'émissions », peut-on lire. La nouvelle direction de Globovision n'a pas réagi à cette annonce. Des démissions, cela va sans dire, dont on ne trouve aucune trace sur le site internet de la chaîne.

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