A la Une : Syrie, vers une intervention militaire contre le régime de Bachar al-Assad ?
« La Maison Blanche a sensiblement durci le ton ce dimanche », note le Washington Post. « L'administration Obama n'a plus beaucoup de doutes : les experts du renseignement américain estiment que l’attaque à l’arme chimique de mercredi dernier a été menée par le régime de Bachar al-Assad et non pas, comme le prétend le président syrien, par les rebelles ».
Selon le quotidien, une intervention militaire « avec ou sans accord de l'ONU devient donc de plus en plus probable. Les Etats-Unis et leurs partenaires, comme la France et la Grande-Bretagne, pourraient tirer des missiles à longue portée sur des cibles syriennes : des sites militaires, notamment ceux qui abritent des armes chimiques, mais aussi gouvernementaux ».
Pour une telle intervention, Barack Obama devrait obtenir l'accord du Congrès américain. Mais un député démocrate explique au Washington Post ceci : « la situation en Syrie pourrait s'avérer trop urgente pour attendre l'accord du Congrès qui ne rentre de vacances que le 9 septembre ».
En tout cas Barack Obama, qui a longuement hésité à s'engager dans une intervention militaire en Syrie, a visiblement changé de position. Mais selon le New York Times, la stratégie militaire pour laquelle le président américain semble opter, s'avérera très vite insuffisante. « La situation en Syrie nécessite bien plus que des frappes aériennes ciblées », estime l'éditorialiste.
« Si Barack Obama pense qu'il peut tirer pendant deux jours quelques missiles et ensuite tourner le dos à la Syrie, il se trompe lourdement. Un régime minoritaire qui se bat pour sa survie, comme celui de Bachar al-Assad, est capable de tout et n'abandonnera pas de si tôt. Les Etats-Unis paraissent déjà affaiblis dans la région. Cette faiblesse ne serait qu'aggravée si nous choisissons d'agir de manière inefficace. Un bombardement thérapeutique est encore moins utile que le refus d'agir tout court », écrit le New York Times.
Et pour conclure le dossier sur la Syrie, cette information du Christian Science Monitor. Le journal révèle que la majorité des Américains reste opposée à une intervention militaire en Syrie. Selon un sondage Ipsos, 60% des personnes interrogées estiment que les Etats-Unis ne devraient pas intervenir en Syrie, peu importe le moyen d'action retenu. Seuls 9% pensent qu'il est temps pour Barack Obama de réagir. « Le président est sous pression au niveau international pour entrer en action. Mais il va avoir du mal à faire passer la pilule chez lui, aux Etats-Unis », conclut le Christian Science Monitor.
Mexique : drame ferroviaire
Au Mexique, au moins six personnes ont été tuées et 22 autres blessées ce dimanche, quand un train a déraillé dans l'Etat de Tabasco, au sud-est du pays. Il s'agissait d'un train de marchandises, mais il transportait à son bord quelques 300 migrants illégaux, dont 250 étaient d'origine hondurienne, rapporte aujourd'hui La Prensa. Le quotidien mexicain explique que ce train est connu sous le nom de « la bête », puisque « des centaines de migrants sans-papiers en provenance d'Amérique centrale l'empruntent régulièrement dans des conditions inhumaines avec l'espoir de rejoindre les Etats-Unis ».
Le train a apparemment déraillé dans une région marécageuse. « Selon les premières éléments d'enquête, les rails étaient défectueux en raison de fortes pluies », rapporte le site de la télévision mexicaine Univision qui poursuit : « chaque année, des dizaines de milliers de migrants clandestins grimpent sur le toit de ce train en risquant leur vie. L'année dernière ils étaient 1 300 à trouver la mort sur ce trajet, surnommé « la route de l'enfer ». Pour rejoindre le sud du Mexique au nord, le train met en effet trois semaines. Trois semaines, pendant lesquelles les migrants accrochés au train sont des victimes faciles pour les cartels de la drogue. Mais la plupart d'entre eux meurent de faim et de soif », conclut Univision.
Colombie : les pourparlers de paix reprennent sous tension
A la Havane les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc doivent reprendre aujourd'hui. A en croire le quotidien El Espectador, l'ambiance autour de la table des négociations devrait être pour le moins tendue ce lundi après les événements des derniers jours qui ont provoqué la première interruption unilatérale des discussions de la part des Farc depuis le début de ces pourparlers de paix.
« Tout a commencé jeudi, avec l'annonce du président colombien Juan Manuel Santos. Celui-ci a expliqué sa décision de soumettre d'éventuels accords avec la guérilla au référendum, pour que les Colombiens aient le dernier mot ». Selon El Espectador, ce n'est pas le référendum qui a posé problème aux Farc, mais le fait que Juan Manuel Santos veuille le tenir en même temps que des élections législatives ou présidentielles, au printemps prochain.
Et pire encore, que le président n'ait pas prévenu les Farc en amont de cette annonce. « En signe de protestation, la guérilla a donc interrompu les pourparlers. Pour faire revenir les Farc à la table des négociations, le gouvernement a promis à la guérilla une participation à la rédaction d'éventuels accords de paix. Les pourparlers peuvent donc reprendre. Mais le jeu du président Santos, qui veut à tout prix tirer un avantage politique des accords de paix, s'avère dangereux », conclut El Espectador.

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(1) Réaction
Je ne comprend pas ces
Je ne comprend pas ces occidentaux qui lutte contre le terrorisme et en même temps lui donne des armes, soient ils savent ce qui font, soient ils sont complétement à coté de la plaque. Le sujet de qui tu qui, nous l'avons vu en Algérie, et aujourd'hui plusieurs témoignages de convertis en raconter la vérité, en Syrie c'est kifkif il faut être aveugle pour ne pas le voir et comprendre