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Article publié le : mardi 27 août 2013 à 19:45 - Dernière modification le : mardi 27 août 2013 à 19:45

A la Une : les Etats-Unis préparent avec leurs alliés une éventuelle intervention militaire en Syrie

Par Cyril Peter

La presse américaine étudie les différents scénarios. Si les Etats-Unis se lancent, « l'attaque devrait durer deux jours » avec des tirs de missile à longue portée, prédit le Washington Post. Le quotidien est certain que la Maison Blanche ne veut pas d'une longue guerre. Selon ses informations, les Etats-Unis ne viseraient pas directement les présumés dépôts d'armes chimiques, et ne pourront intervenir que sous trois conditions : il faut attendre que les inspecteurs de l'ONU présents en Syrie remettent leur rapport à Ban Ki-moon, cette enquête devant établir si le régime de Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques le 21 août près de Damas ; Washington est en train de consulter ses alliés, comme la France et la Turquie ; les Etats-Unis doivent justifier une éventuelle attaque, en s'appuyant sur le droit international.
 
L'intervention ne pourra se faire qu'avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, assure Mary Ellen O'Connell. Dans une tribune publiée dans le New York Times, cette spécialiste du droit international explique que les Etats-Unis doivent intervenir légalement, même si ce ne sera « pas facile », avec les blocages de la Russie et de la Chine. En outre, elle compare la Syrie à la Lybie, en assurant que les « allégations » contre le régime de Bachar al-Assad sont « moins claires » que celles contre Moummar Khadafi, il y a deux ans.
 
Les Américains sont majoritairement opposés à une intervention militaire car ils redoutent une guerre qui dure. La presse américaine aussi s'inquiète, à l'image de Micah Zenko, dans le New York Times. Ce conseiller en relations internationales ne croit pas à une courte intervention, comme l'envisage la Maison Blanche. L'intervention va s'éterniser, selon lui. Mais il reconnaît que l'attaque permettrait d'aider l'opposition syrienne.
 
Jeu de chaises musicales au Brésil
 
La présidente Dilma Rousseff a accepté lundi la démission du ministre des Affaires étrangères brésilien Antonio Patriota, qu'elle a nommé aux Nations unies pour représenter son pays. Son successeur à la tête de la diplomatie n'est autre que l'actuel ambassadeur du Brésil à l'ONU...
 
Un incident diplomatique avec la Bolivie voisine est à l'origine de cette affaire, qui agite la presse brésilienne. Un opposant bolivien, accusé de corruption, était retranché depuis plus d'un an dans l'ambassade du Brésil à La Paz, la capitale bolivienne. Au lendemain de l'arrivée du sénateur de droite Roger Pinto à Brasilia, un diplomate brésilien a reconnu lundi avoir organisé sa fuite, sans prévenir sa hiérarchie. Contrariée, Dilma Rousseff a considéré que son ministre des Affaires étrangères était responsable de cette bourde, et l’a remercié, pour clore cet incident diplomatique.
 
Dilma Rousseff s'est séparée d'un ami, selon O Globo. Le quotidien généraliste dresse le portrait d'Antonio Patriota. Ancien ambassadeur du Brésil aux Etats-Unis, il avait été nommé chef de la diplomatie au début du mandat de Dilma Rousseff, en 2010, rappelle le journal. Depuis, leurs relations n'ont fait que se détériorer, assure O Globo, notamment lorsqu'un conseiller d'Antonio Patriota a reproché à la présidente de ne pas voyager assez. Dilma Rousseff, elle, trouvait que son ministre jouissait d'une « autonomie excessive », affirme le journal.
 
Pour le remplacer, la présidente brésilienne a choisi le représentant du Brésil à l'ONU Luiz Alberto Figueiredo pour ses qualités de négociateur, explique Folha de Sao Paulo. Elle a nommé un homme « discret », « peu connu dans le monde diplomatique », poursuit le journal, qui précise qu’elle a apprécié son travail l'an passé lorsqu'il dirigeait le sommet Rio+20 sur le développement durable.
 
Le Honduras endeuillé après un accident de train au Mexique
 
Le pays est sous le choc après le déraillement dimanche au Mexique – une terre d’immigration pour environ 18 000 Honduriens – d'un train transportant des immigrés, dont 250 de nationalité hondurienne. Les corps des six victimes, originaires du Honduras, doivent être rapatriés par avion ce mardi.
 
« Nous sommes abattus », titre El Heraldo. Pour sa Une, le journal reprend les mots de la sœur d'une des victimes. Elle explique que son frère de 21 ans était au chômage. Attiré par le rêve américain, il voulait aller aux Etats-Unis pour envoyer de l'argent à ses proches et construire une nouvelle vie. De son côté, le journal La Prensa a recueilli le témoignage d'une mère dont le fils est décédé dans l'accident. « Je lui ai demandé qu'il ne parte pas », dit-elle au journal, qui consacre ses six premières pages à la tragédie. Enfin, le quotidien El Tiempo a choisi de publier en Une les photos des survivants. On y voit essentiellement des hommes de moins de 30 ans.
 
Martin Luther King, un modèle pour Haïti ?
 
Le quotidien Le Nouvelliste attend avec impatience le 50e anniversaire du célèbre discours I have a dream de Martin Luther King. Dans un éditorial, Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste s'interroge : « et si Martin Luther King nous demandait quel est notre rêve ? »

A la veille du discours de Barack Obama, pour célébrer ce discours d'espoir prononcé il y a un demi-siècle à Washington devant 250 000 personnes, de toutes origines, Frantz Duval estime que le pasteur américain ne s'est pas adressé qu'aux Noirs, mais aussi à l'Amérique et au monde. « Ses vœux, pour la plupart, étaient déjà inscrits dans des textes fondateurs des Etats-Unis », rappelle-t-il. « Pour des raisons diverses, on ne les appliquait pas ».
 
Frantz Duval salue un discours qui allait « changer la face de la plus grande puissance du XXème siècle ». Fasciné par la nation américaine, il parle des Etats-Unis comme un modèle à suivre pour Haïti car les Américains, selon lui, sont « persévérants » et croient en leur rêve. Et de conclure : « en Haïti, quel est notre rêve ? »

tags: Bachar el-Assad - Ban Ki-moon - Barack Obama - Bolivie - Brésil - Chine - Dilma Rousseff - Etats-Unis - France - Haïti - Honduras - Immigration - Libye - Martin Luther King - Mexique - Mouammar Kadhafi - ONU - Revue de presse - Russie - Syrie - Turquie
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