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    Amériques

    A la Une : 50 ans après «I have a dream» où en est le rêve de Martin Luther King?

    A l’occasion du 50e anniversaire du célèbre discours de Martin Luther King I have a dream, Barack Obama tiendra ce mercredi un discours très attendu devant le Lincoln Memorial.

    Le symbole est fort : « Obama incarne le rêve de King », s’exclame le San Francisco Chronicle. « Alors qu'il se tiendra cet après-midi sur les mêmes marches que Martin Luther King avant lui, le président n'aura même pas besoin d'évoquer la question raciale. Sa simple présence à cette cérémonie commémorative incarnera les rêves accomplis des centaines de milliers de personnes qui avaient manifesté à ce même endroit, il y a 50 ans pour plus d'égalité raciale. Avec son élection », écrit encore le journal de la côte ouest, « Barack Obama a fait exploser une lourde barrière contre laquelle d'autres avant lui se sont seulement heurtés ». 

     
    Selon le Washington Post : « Barack Obama va définir un nouveau front dans la lutte pour l'égalité ». Un exercice qui ne sera pas facile estime le quotidien qui rappelle que « le révérend King était un activiste qui ne faisait pas partie du gouvernement. Ce qui lui a offert une certaine liberté rebelle. Alors qu'Obama, en tant que président, cherche son propre rôle pour poursuivre le combat de King ». Selon un membre de l'administration américaine, qui parle sous couvert d'anonymat, « ' le président délivrera un message qui dépassera la question raciale '. Les combats des gays et lesbiennes, des femmes et des immigrants feront certainement partie de son discours », croit savoir le Washington Post.

    Ce discours risque de décevoir une partie de la communauté afro-américaine pense le New York Times, qui cite un sondage publié la semaine dernière par le Pew Research Center. Selon cette enquête, « seul un quart des Afro-Américains interrogés estiment que les perspectives pour les Noirs aux Etats-Unis se sont améliorées durant la présidence Obama. Une personne sur cinq pense même que la situation des Afro-Américains s'est dégradée depuis son arrivée au pouvoir ». Il est vrai, concède le quotidien, « que l'attitude du premier président noir en ce qui concerne les questions raciales a vexé bon nombre d'Afro-Américains. Pourtant, il serait faux de dire que Barack Obama n'a rien fait pour la communauté noire. Bien au contraire : en lui assurant un meilleur accès à la santé et à l'éducation, le président Obama a porté sa pierre à l'édifice. Il ne l'a juste pas revendiqué », conclut le New York Times.

    Barack Obama a-t-il donc endossé l'héritage de Martin Luther King ? Le discours I have a dream est même « la charpente morale sur laquelle repose la politique de Barack Obama », estime le Boston Globe. « Chaque dossier d'une certaine importance sociale, de l'immigration à la justice criminelle, peut être vu à travers la matrice de King ».

    Ce qui montre bien, explique de son côté le Christian Science Monitor, que ce discours est doté d'une « puissance intemporelle » : « A aucun moment de sa vie, le pasteur King n'a été une personne tournée vers le passé. Bien au contraire. Son action, son élan, tous ses efforts ont toujours été dirigés vers l'avenir. Il est certain qu'il n'aurait pas voulu nous retrouver en ce jour d'anniversaire, les yeux rivés sur ce qu'il a accompli il y a 50 ans. Pour honorer son héritage, nous devons plutôt nous poser la question de savoir ce que nous pouvons accomplir aujourd'hui », écrit le journal en ligne.

    Mais justement sur la question de savoir ce qui reste encore à faire, les avis divergent.
    Le site Politicol'exprime ainsi : « Qu'aurait pensé Martin Luther King des homosexuels, des drones ou encore des républicains ? On ne le saura jamais. Mais cela n'empêche pas des groupes de toute obédience, représentants une multitude d'intérêts, de s'emparer de ce 50e anniversaire de la marche sur Washington afin de défendre leurs causes individuelles, alors que celles-ci n'ont parfois plus rien à voir avec la lutte initiale de Martin Luther King. Tout le monde tente de récupérer ne serait-ce qu'un peu de la gloire du pasteur », constate Politico qui conclut sur cette citation de la nièce de Martin Luther King, Alveda : « 50 ans nous ont montré que le fait de nous battre pour des causes ne nous unit pas forcement. C'était pourtant ça, le message de mon oncle : nous sommes unis, nous sommes un peuple ». 

     

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