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Article publié le : jeudi 29 août 2013 à 19:48 - Dernière modification le : jeudi 29 août 2013 à 19:48

A la Une : la probable intervention militaire américaine en Syrie

Par Barbara Schaal

Alors qu'une intervention miliaire en Syrie semble imminente, les journaux américains s'interrogent sur le bien fondé d'une telle action.

« L'histoire dit 'ne le faites pas'. La majorité des Américains dit 'ne le faites pas'. Mais le président Barack Obama doit punir le dictateur syrien Bachar el-Assad... ». C'est par ces mots que commence un article d'opinion dans Le Miami Herald.

Le journal explique que 60 % de la population américaine est opposée à une intervention militaire en Syrie : le souvenir du bourbier irakien a marqué les esprits. Le journaliste rappelle que le président Obama a récemment présenté l'utilisation d'armes chimiques comme une ligne rouge à ne pas franchir. « A présent il n'a plus le choix ». « Etant donnée l'alliance entre le régime d'Assad, la Russie et la Chine, il y a peu de chances pour que les Nations unies agissent. Nous nous trouvons donc dans une situation où quelqu'un doit jouer le rôle du gendarme mondial », ajoute le journaliste.

Dans Le Miami Herald toujours, un autre éditorialiste estime que si la Maison Blanche fait marche arrière, cela aura d'importantes conséquences au niveau régional.
L'Iran, qui est sur le point d'acquérir l'arme nucléaire, a le regard tourné vers les Etats-Unis. Si les dirigeants iraniens ont le sentiment que l'Amérique bluffe, ils ne prendront plus les menaces américaines au sérieux.

Le Washington post donne dans ses pages la parole à deux de ses lecteurs. Des lecteurs qui font partie des 60 % d'opposants à une intervention américaine en Syrie. « Notre capacité à contrôler l'issue de ce conflit est très limitée. Nous devons à tout prix tirer les leçons de l'histoire. Une guerre entraînerait des couts supplémentaires et des conséquences inattendues », estime l'un d'eux.

Un autre lecteur ne comprend pas que les morts par armes chimiques comptent plus que les milliers de Syriens qui ont succombé avant eux. Il s'étonne : « pourquoi les Etats-Unis réagissent-t-ils maintenant alors que le gouvernement reste silencieux quand il s'agit de Palestiniens ou de conflits en Afrique centrale ? »

Le discours de Barack Obama à Washington

Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies hier soir à Washington devant le mémorial d'Abrahm Lincoln. Elles ont assisté au discours de Barack Obama. Un discours de 29 minutes, presque deux fois plus long que celui de Matin Luther King, il y a 50 ans.

Le New York Times a rencontré les personnes qui ont fait le déplacement. Le journal relate l'émerveillement de certains, devant ce président Noir... L'émerveillement de ceux qui sont assez âgés pour se souvenir du fameux discours.

Un spectateur s'exclame « si ça, ça n'est pas le fruit d'un rêve, je ne sais pas ce que c'est ». Un peu plus loin dans la foule, un autre ajoute « qui aurait cru il y a cinquante ans que nous aurions un jour un président noir ? Personne ne peut nier que nous avons fait des progrès ! ».

Mais le quotidien souligne que l'ambiance n'était pas vraiment la même qu'il y a cinquante ans. Il y avait des snippers sur le toit du mémorial, une foule de journalistes, des barrières de sécurité empêchaient les spectateurs de se déplacer librement.

Alors qu'en 1963, la marche avait un air de liberté et de spontanéité, l'événement d'hier soir était réglé comme du papier à musique.

Depuis les années 1960, des progrès dans les droits des Afro-américains ont été réalisés mais il reste encore beaucoup à faire. C'est ce que souligne Le Miami Herald. En 1963, seuls 3 % des Afro-américains avaient un diplôme universitaire, aujourd'hui 19 % d'entre eux ont fait au moins quatre ans d'études supérieures.
Mais l'Amérique peut mieux faire ! Le taux de chômage reste bien plus élevé chez la population afro-américaine que chez les Blancs. Les Afro-américains subissent aussi de plein fouet la récession et ont de grosses difficultés à trouver un logement.

Condamnation à mort de l'auteur d'une fusillade sur la base militaire de Fort Hood aux Etats-Unis

Le verdict n'est pas vraiment une surprise. En 2009, Nidal Hassan, le militaire qui exerçait comme psychiatre sur la base militaire de Fort Hood, avait ouvert le feu sur ses collègues. Il avait tué 13 personnes.
Le Washington Post raconte que l'homme de 43 ans est resté impassible à l'annonce du verdict. Le journal estime que Nidal Hassan aurait d'ailleurs souhaité cette peine de mort... pour mourir en martyr.  Le psychiatre aurait dû être envoyé en Afghanistan quelques semaines après la tuerie. Il explique qu'il a voulu défendre ses frères, les musulmans d’Afghanistan.
Les survivants de la fusillade ont bien accueilli le verdict. Pendant le procès une centaine de témoins ont été appelés à la barre. Le journal rapporte le soulagement des victimes. « Du fond du cœur, je pense qu'il ne mérite pas de vivre », a indiqué l'une d'elle.

En Colombie, le président Juan Manuel Santos prêt à négocier avec l'ELN

Il s'agit de la seconde guérilla marxiste du pays après les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC. Jusque là, le président Santos refusait de négocier avec ce groupe rebelle, car l'ELN, l'Armée de libération nationale, détenait un géologue canadien en otage depuis le mois de janvier. Un otage qui a finalement été libéré mardi.

Le journal El Espectador rapporte les propos du président. Juan Manuel Santos a annoncé qu'il allait « solliciter les instances concernées et la justice » et estimer qu'« un accord de paix était extrêmement important pour les Colombiens qui souhaitent, pour la plupart, laisser un pays en paix à leurs enfants ».

tags: Afghanistan - Bachar el-Assad - Barack Obama - Colombie - Droits de l’homme - Etats-Unis - Iran - Islam - Juan Manuel Santos - Justice - Martin Luther King - Nucléaire - ONU - Revue de presse - Syrie
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