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    Amériques

    OMC: Roberto Azevedo devra relancer le processus de Doha

    media Le nouveau directeur de l'OMC, Roberto Azevedo, à Genève, le 8 mai 2013. REUTERS/Valentin Flauraud

    Demain, Pascal Lamy, directeur général de l'OMC cède sa place à Roberto Azevedo. Ce diplomate brésilien aura pour défi de relancer les négociations multilatérales sur le commerce mondial.

    L'Organisation mondiale du commerce change de tête. Samedi 31 août, le Français Pascal Lamy laisse sa place à Roberto Azevedo, un diplomate brésilien de 55 ans. Homme du sérail, le nouveau directeur général va devoir relancer le cycle de Doha. Malgré tous ses efforts Pascal Lamy n'y est pas parvenu. Depuis plus de dix ans maintenant, les négociations piétinent.

    La crise redistribue les cartes

    Pascal Lamy quitte la direction de l'OMC après huit années et deux mandats passés dans un contexte difficile. La crise économique a changé la donne du commerce mondial. A partir de 2008, beaucoup de pays se sont notamment réfugiés dans le protectionnisme. Mais Pascal Lamy se satisfait de son bilan : « Malgré une crise économique d'ampleur sans précédent, les pays en développement ont largement bénéficié de l'ouverture des échanges. Nous avons résisté à toute la vague de pressions protectionnistes depuis 2008. »

    Seuls 20 % des mesures protectionnistes instaurées depuis 2008 ont été levées aujourd'hui. D'autre part, le cycle de Doha est en panne sèche. « On n'a pas encore réussi mais, à mon avis, ce n'est que partie remise, à finaliser cette grande négociation sur la réforme du commerce international », reconnaît l'ancien directeur général.

    Les accords bilatéraux sapent le cycle de Doha

    Amorcées en 2001, lors d'une première réunion dans la capitale du Qatar, ces négociations entre les 159 pays membres de l'OMC portent sur la libéralisation du commerce mondial à travers des accords multilatéraux. Il s'agissait notamment, à l'origine, d'aider le tiers-monde à se développer.

    En réalité, dix ans plus tard, ces discussions sont au point mort tandis que les traités bilatéraux fleurissent. Aujourd'hui, 30 % du commerce mondial sont régis par 250 accords bilatéraux et régionaux. Dernier en date, celui négocié en ce moment même entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

    A termes, ces traités risquent de saper les efforts du multilatéralisme. « On est dans une optique de diviser pour mieux régner et c'est aussi la loi du pot de terre contre le pot de fer », déplore Inès Trépant, politologue et auteur de l'ouvrage OMC: quand le politique se soumet au marché. « C'est ce qu'on voit notamment dans la conclusion d'accords entre l'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes ou du Pacifique, qui sont beaucoup plus déséquilibrés que ce qui aurait pu se faire dans le cadre de l'OMC. »

    Pays émergents et mondialisation

    Pour soutenir les pays les plus pauvres, Roberto Azevedo a prévu un plan nommé « Aide pour le commerce », destiné à faciliter leur intégration dans le commerce mondial.
    Nommer un Brésilien à la tête de l'organisation peut être interprété comme un signal fort en direction des marchés émergents. Mais cela ne change pas vraiment l'ordre des choses. « Les pouvoirs d'un directeur général de l'OMC sont assez limités. Ce sont les pays membres qui décident au final et au delà de la valeur symbolique il n'y a pas d'autre signification », analyse Jean-Marc Siroen, professeur d'économie à l'université Paris Dauphine. « Le FMI et la Banque mondiale restent dirigés par des Occidentaux. A chaque fois, il a été question qu'il y ait un représentant des pays émergents à la tête de ces institutions, mais ça n'a jamais fonctionné. »

    Le gendarme de l'économie mondiale

    Avec le cycle de Doha grippé, certains analystes prédisent déjà la mort de l'OMC. C'est oublier son rôle majeur dans l'arbitrage de conflits commerciaux. Depuis sa création, plus de 400 plaintes ont été déposées. La moité des litiges arbitrés par l'OMC se sont réglés à l'amiable. Sur ce plan, « l'OMC conserve un rôle très important et c'est une spécificité de cette organisation que n'ont pas les autres organisations internationales. Donc, mort de l'OMC, non ! Il reste au moins cette fonction-là qui est importante », conclut Jean-Marc Siroen. Un glissement de la mission de l'OMC s'effectue donc au fil des ans et l'institution devient le gendarme du commerce mondial.

    Roberto Azevedo a toutefois rappelé son intention de réveiller le cycle de Doha. Il en aura l'occasion début décembre, à Bali, lors d'une réunion de l'OMC au niveau ministériel.

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