A la Une : Obama en quête de soutiens nationaux et internationaux pour une intervention militaire en Syrie
Mardi a eu lieu le grand oral du secrétaire d'Etat John Kerry devant la très influente commission des Affaires étrangère du Sénat américain. « L'image valait le détour », estime le New York Times. « John Kerry, ancien sénateur et ancien président de cette même commission, John Kerry qui avait voté en 2003 pour la guerre en Irak avant de militer contre, ce même John Kerry donc a imploré hier ses anciens collègues d'approuver un acte de guerre ».
D’après le quotidien, les échos de la guerre en Irak se faisaient encore entendre quand John Kerry s'est adressé aux membres de la commission avec ces mots : « Au vu de notre expérience irakienne, nous sommes déterminés à ne plus jamais demander au Congrès de voter sur des données fausses et falsifiées pour partir en guerre. C'est pour quoi nos services de renseignement ont vérifié encore et encore les preuves dont nous disposons maintenant ».
Et le New York Times d'ajouter : « Selon le secrétaire d'Etat, ces preuves démontrent clairement que le régime Assad a préparé l'attaque à l'arme chimique du 21 août, qu'il a donné des instructions pour la mener et qu'il a alerté ses propres forces armées sur la nécessité d'utiliser des masques à gaz. Les preuves dont disposent les renseignements américains incluent également des éléments qui démontrent d'où et quand exactement le gaz a été tiré sur la banlieue de Damas ».
A la suite de cette audience de John Kerry, la commission des Affaires étrangères du Sénat américain s'est mise d'accord sur une résolution qui sera votée dès aujourd'hui par la commission et qui pourrait ensuite être soumise au Sénat et à la Chambre des représentants. Cette résolution, explique le journal USA Today, « limite une action militaire américaine en Syrie à 60 jours avec une possible extension de 30 jours supplémentaires. Par ailleurs, le texte proscrit tout déploiement de soldats américains sur le sol syrien ».
En même temps, Barack Obama a encore une fois réuni hier les dirigeants du Congrès américain à la Maison Blanche. Et le président a remporté une première victoire. Il a réussi à obtenir le soutien de son principal adversaire républicain, le président de la Chambre des représentants. A l'issue de la réunion, John Boehner a déclaré qu'il soutenait l'appel de Barack Obama pour une intervention militaire en Syrie et qu'il demandait aux élus républicains d'en faire autant, rapporte le Washington Post. Mais ce soutien va-t-il convaincre le reste des républicains ? Pas si sûr, estime de son coté le Christian Science Monitor, précisant que « le Parti républicain est profondément divisé entre isolationnistes et faucons de guerre ».
Après les efforts pour convaincre les élus du Congrès américain, Barack Obama est aujourd'hui arrivé en Suède avant de partir pour le sommet du G20 à Saint-Petersbourg, où il sera aussi largement question de l'intervention militaire en Syrie et où Barack Obama va tenter le tout pour le tout afin d'élargir la coalition internationale pour mener cette opération. Toutes ces tractations, le New York Times les résume en deux phrases : « La Maison Blanche intensifie ce qui est devenu la campagne de lobbying la plus extraordinaire de la présidence Obama. Une opération de conviction pour laquelle même d'anciens militants de sa campagne présidentielle de 2008 ont été engagés afin de gagner l'opinion publique, non seulement américaine mais aussi internationale ».
Mexique : réforme de l’éducation approuvée
Au Mexique les parlementaires ont approuvé hier la réforme de l'éducation, l’un des premiers chantiers du président Enrique Peña Nieto. Cette loi est censée réorganiser le système scolaire. Jusqu’à présent, les puissants syndicats contrôlaient entièrement l’embauche des enseignants qui pouvaient également vendre ou échanger leurs postes entre eux. Avec la nouvelle loi « cette pratique appartient désormais au passé », s’exclame le journal El Informador.
Après les députés en début de semaine, les sénateurs ont adopté la réforme à une grande majorité, avec 102 contre 22 voix. D’après El Informador, le texte oblige aussi les professeurs d’école à se soumettre à des évaluations régulières. « Pour la première fois dans son histoire, le Mexique mettra en place une éducation vraiment professionnelle », jubile Daniel Amador Gaxiola du parti présidentiel, le PRI, dans les colonnes du quotidien Excelsior.
La Prensa de son coté rapporte que la mobilisation des professeurs contre la réforme ne faiblit pas, bien au contraire. De nouvelles manifestations, prévues aujourd’hui, pourraient paralyser le centre de la capitale, prévient La Prensa.
Venezuela : panne électrique frappe grande partie du pays
Le Venezuela a été frappé hier par un gigantesque « Black-Out ». Pendant plusieurs heures « 18 des 23 Etats du Venezuela, dont la mégapole Caracas, n'avaient plus d'électricité », titre El Nacional. Comme à son habitude, le président Nicolas Maduro a accusé l'opposition de sabotage. Un argument récurrent qui visiblement ne passe plus.
« C'est tout de même la troisième panne de grande envergure en neuf mois », fait remarquer El Universal qui estime que le « Black Out » d'hier tout comme les autres sont dûs à la fragilité et la défaillance du système énergétique au Venezuela. « Un système en manque cruel de maintenance et d'investissement », selon le journal.
Le quotidien Tal Cual quant à lui écrit : « Les Vénézuéliens savent que c'est l'inefficacité du gouvernent qui est à l'origine de ces pannes. Vous avez intérêt à mener une enquête, messieurs les ministres, pour vous rendre compte comment vos compatriotes vivent dans le noir. Car une patrie sans lumière ne dure pas ».

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