A la Une : à l’heure du G20 de Saint-Pétersbourg, la Syrie prend une importance de taille
A l’heure où les vingt plus grandes puissances mondiales se réunissent à Saint-Pétersbourg, la Syrie prend une importance de taille dans les journaux aux Etats-Unis.
« Le monde ne peut pas rester silencieux ». Cette phrase de Barack Obama a fait le tour du monde mercredi. Le Washington Post revient en Une sur la visite du président américain à Stockholm jeudi 5 septembre. Il a tenté de convaincre le gouvernement suédois de la nécéssité d'intervenir militairement en Syrie. En vain. Mais cela aura été au moins une sorte d’échauffement avant le G20 qui démarre le jeudi 5 septembre à Saint-Pétersbourg.
Pour le quotidien américain la tâche sera très difficile, vue l’opposition farouche de Vladimir Poutine à toute intervention. Et au moment où les Etats-Unis et la France vont tenter de convaincre la communauté internationale à Saint-Pétersbourg, « les voisins de la Syrie craignent la menace d’armes biologiques ».
Sous couvert d’anonymat, un officiel au Moyen-Orient cité par le Washington Post s’inquiète à propos du gaz sarin, « mais le gaz sarin n’est rien comparé aux armes biologiques », ajoute-t-il. Même si les experts américains sont divisés sur l’importance de l’arsenal biologique du régime syrien, aucun ne doute de son existence. Le journal précise que la Syrie a beaucoup investi dans l’industrie pharmaceutique ces dernières années. Reste à savoir si Damas sera capable de s’en servir contre des pays étrangers.
La face cachée des rebelles
« La brutalité des rebelles pose un dileme en Occident ». La Une du New York Times est édifiante. Sur la photo : 7 rebelles armés de kalachnikovs. Devant eux : autant de soldats syriens, agenouillés, face contre sol. Leur commandant récite un verset révolutionnaire : « pendant 50 ans, ils ont été corrompus. Nous jurons devant Allah, que nous faisons le serment de prendre notre notre revanche », avant d'exécuter un par un les soldats du régime. Ces images sont tirées d’une vidéo rendue publique il y a quelque jours par un ancien rebelle, qui souhaitait dénoncer les exactions de son propre camp. Des pratiques qui « montrent de plus en plus que beaucoup de rebelles ont adopté des méthodes aussi brutales et impitoyables que le régime qu’ils essaient de faire tomber ».
Convaincre son camp
« Sa crédibilité est en jeu », écrit Jeremy Peters en Une du journal. D’autant plus que de nombreuses voix discordantes se sont élevées chez les démocrates, notamment dans l’aile libérale, opposée à toute intervention. Et de préciser que le président américain n’a pas passé de test aussi important depuis la loi sur le système de sécurité sociale en 2010.
Première courte victoire pour le président, les sénateurs de la commission des Affaires étrangères au Sénat ont voté par 10 voix contre 7 en faveur d'une intervention « limitée » en Syrie, d'une durée maximale de 60 jours.
Au Mexique, l'Etat sanctionne les grévistes
« Ils vont les virer ! » lit-on en Une du quotidien La Prensa. Le ministre mexicain de l’Education l’a annoncé hier, si les enseignants font grève plus de trois jours à partir du moment où la loi de réforme de l’éducation entre en vigueur, ils seront licenciés. La photo de Une montre une foule de manifestants, munis de pancartes réclamant l’abrogation de la loi qu'ils critiquent bruyamment depuis plusieurs semaines.
Hier, ils étaient encore 20 000 à manifester à Mexico à l’appel du CNTE, la fraction dissidente du principal syndicat de l’éducation dans le pays. Au total 70 000 professeurs sont toujours en grève. Conséquence : 2 millions d’enfants n’ont toujours pas repris l’école, depuis le 19 août.
Une loi phare du président Enrique Peña Nieto
Cette loi prévoit de contrôler régulièrement les enseignants. En clair, si la commission de contrôle juge qu'un professeur ne fait pas correctement son travail, son salaire et même son poste pourront désormais être menacés, alors qu'auparavant, seules les organisations professionnelles pouvaient décider des embauches et fixer les salaires.
Dans une interview accordée au quotidien El Informador, le ministre de l’Education assure que cette réforme met fin à l’héritage et à la vente des postes d'enseignants. Place donc au mérite, c'est en tout cas l'objectif fixé par le gouvernement.
Au Chili, la justice s'excuse pour son rôle pendant la dictature de Pinochet
40 ans après le coup d’Etat d'Augusto Pinochet, les magistrats demandent pardon au peuple chilien pour la responsabilité de la justice pendant les 17 années de dictature. « La Cour suprême n’a pas sû protéger les citoyens », regrette l’association des magistrats qui réunit plus des deux tiers des juges du pays dans une lettre adressée à la Cour suprême chilienne et dont le quotidien Tercera dévoile des extraits.
« La Cour suprême a manqué à son devoir de garant des droits fondamentaux et de protection des victimes face aux abus de l'Etat », ont déclaré les juges. De nombreux avocats avaient à l'époque déposé des mesures de protection à l'encontre des personnes qui étaient arrêtées et qui disparaissaient, mais ces demandes ont été systématiquement refusées par les juges alors en fonction. Entre 1973 et 1990, près de 3 200 personnes ont perdu la vie ou ont disparu. Mercredi 11 septembre le Chili commémorera le quarantième anniversaire du coup d’Etat militaire, qui a vu Augusto Pinochet prendre le pouvoir de force au socialiste Salvador Allende.

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