A la Une : la NSA capable de déchiffrer des informations protégées
Conjointement avec deux autres médias dont le Guardian, le New York Times publie de nouvelles révélations sur le système d’espionnage mis en place par la NSA. L’agence de sécurité nationale des Etats-Unis est capable de décoder l'essentiel des systèmes de cryptage sur internet. Cela concerne des courriels, des transactions bancaires et financières ainsi que des dossiers médicaux.
Toutes ces données sont cryptées, rappelle le New York Times, mais l’agence de sécurité nationale est parvenue à casser le système de cryptage. La NSA y travaille depuis l’an 2000, écrit le quotidien américain, et a investi des millions de dollars pour perfectionner ses capacités de décryptage. En fait, depuis sa création en 1952, l’agence s’est donné comme principale mission d’intercepter et décrypter les communications électroniques
Parmi les pays espionnés par les Etats-Unis figure le Brésil. Les relations entre les deux pays sont assez tendues et pour cause : les médias brésiliens ont révélé que la NSA s’est branchée entre autres sur le portable personnel de Dilma Rousseff. En marge du sommet G20, la présidente Dilma Rousseff a rencontré jeudi 5 septembre 2013 son homologue américain Barack Obama.
Selon le journal O Globo, rien n’a filtré de leur conversation qui a duré 30 minutes. O Globo interprète cette rencontre comme un signe que Barack Obama cherche à apaiser la colère des Brésiliens. En tout cas, Dilma Rousseff a laissé pour l’instant flotter le suspense sur sa décision de se rendre ou non à Washington en octobre prochain, une visite officielle prévue de longue date.
La Chambre des représentants contre une intervention en Syrie
Mais c’est surtout le dossier syrien qui a dominé le G20 qui doit s’achever vendredi 6 septembre 2013 à Saint-Pétersbourg. Depuis le sommet, le président américain continue de faire pression sur les parlementaires à Washington. « Barack Obama se démène pour atténuer leur résistance à une action militaire limitée en Syrie », écrit le Washington Post. « Le président a mis en jeu la crédibilité de son pays en demandant de punir le régime de Bachar el-Assad pour son usage présumé d’armes chimiques ». Du coup, la Maison Blanche a commencé une vaste campagne auprès des députes et des sénateurs. Au moins 185 parlementaires auraient déjà été contactés par téléphone soit par le président lui-même soit par ses plus proches collaborateurs, écrit le Washington Post.
Mais il n’est pas sûr que ses efforts soient couronnés de succès, selon Politico. Si le vote avait lieu ce vendredi 6 septembre 2013, écrit le site d’information, la Chambre des représentants se prononcerait contre une intervention en Syrie. Cette information vient d’un sondage officieux effectué par des députes démocrates et républicains au sein de leurs camps politiques. Et même si le Sénat (contrôlé par les démocrates) donnait son feu vert, cela n’aurait pas d’impact sur le vote à la Chambre estime Politico qui reconnaît cependant que les choses peuvent évoluer d’ici la semaine prochaine.
Pour l’instant, 50 à 60 députés conservateurs approuveraient une résolution qui donnerait au président l’autorisation de frapper la Syrie. Cela veut dire que Barack Obama aura besoin du soutien de tous les députés de son parti, 201 au total, ce qui est loin d’être acquis. Selon Politico, ils sont à présent au maximum 130 démocrates à s’exprimer en faveur d’une action militaire. Le site d’information conclue en estimant qu’un rejet de la résolution au Congrès serait une claque énorme pour Barack Obama, une défaite qui aurait un impact sur son mandat et surtout sur les rapports de force entre la présidence et le Parlement.
Premier bilan de la présidence de Nicolas Maduro
Cela fait six mois qu’il a pris la succession d’Hugo Chavez, et ces six mois ont été « très difficiles, très complexes » avoue Maduro, cité par Tal Cual. Avant d’ajouter qu’il a toutefois réussi à garantir la continuité de la révolution initiée par le défunt comandante. Cette autosatisfaction tranche avec le regard que les Vénézuéliens portent sur le gouvernement. Infolatam publie un sondage effectué en août dernier montrant qu’une majorité des gens ne sont pas satisfaits avec l’action du président. L’insécurité arrive en tête des préoccupations des Vénézuéliens, suivie par les problèmes économiques.
A qui la faute ? Eh bien, une majorité, plus de 60% précisément, tient le gouvernement pour responsable de l’inflation et des constantes coupures électriques. Autre résultat du sondage : 52% pense que la corruption s’est renforcée sous le mandat de Nicolas Maduro, qui a pourtant voulu faire de la lutte contre ce fléau une de ses priorités.
Les Haïtiens en quête d’un nouvel avenir au Brésil
C’est un reportage à lire dans le Nouvelliste. En mai dernier, l'ambassadeur brésilien en Haïti, José Luiz Machado Costa, a annoncé qu'il n'y avait plus de restriction sur le nombre de visas permanents à délivrer aux Haïtiens désireux d'immigrer au Brésil. Depuis, c’est la ruée vers le consulat situé à Pétion-Ville avec de les longues files d’attente. « C'est que les gens ont soif de ce visa de cinq ans qui leur permettrait d'étudier et de travailler légalement dans le plus grand pays d'Amérique du Sud », écrit le Nouvelliste. Certains passent même la nuit devant le Consulat dans l’espoir de décrocher le fameux sésame.

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