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    Ces Américains qui se rebellent contre le système sécuritaire

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    Alors que des drones commencent à être utilisés aux Etats-Unis pour effectuer des relevés agricoles ou pour aider la police, des habitants du Colorado menacent de les abattre à coups de fusil. Ailleurs dans le pays, on écrit le 4e amendement de la Constitution sur ses sous-vêtements pour dénoncer les scanners corporels des aéroports. Tout est bon pour lutter contre le système sécuritaire.

    « Ceux qui abandonnent les libertés fondamentales, pour préserver une sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté, ni la sécurité ».

    Cette célèbre citation de Benjamin Franklin illustre, au XVIIIe siècle, un débat typiquement américain qui secoue déjà les Pères fondateurs de la nation. Près de 250 ans plus tard, d’autres Américains perpétuent cette tradition de l’opposition à un système sécuritaire en redoublant d’ingéniosité face à une société qui, depuis une dizaine d’années, mise largement sur ses services de surveillance et de renseignement.

    Au cours de l’été, c’est un petit village du Colorado qui s’est illustré à la pointe de cette lutte. À Deer Trail, on souhaite proposer des permis de chasse au drone, accompagnés de récompenses allant de 25 à 100 dollars pour chaque engin sans pilote abattu. Son maire, Philip Steel, assure dans les médias nationaux refuser de « vivre dans une société sous surveillance » avec « l’impression de vivre dans une prison virtuelle ». Sa motion a été bloquée de justesse, début août, par le conseil municipal, trois voix contre trois.

    Fin août, à New York, un paparazzi utilise un drone pour prendre des photos de la chanteuse Beyoncé. REUTERS/Carlo Allegri

    À Deer Trail, personne n’a pourtant jamais vu passer de drone. Et c’est bien normal, car la circulation de tels engins dans l’espace aérien civil n’est pour l’instant qu’un projet de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA).

    Six zones test doivent permettre d’évaluer l’apport de ces appareils dans la vie quotidienne : suivi de trafic routier, relevés agricoles, mais surtout, selon les opposants, surveillance policière.

    Sur le projet de permis de chasse de Philip Steel, il est précisé que l’usage est cantonné à « l’espace aérien souverain de Deer Trail » et qu’il pourrait « ne pas être reconnu par des municipalités, Etats et gouvernements tyranniques ». Le bruit médiatique a suscité un vrai enthousiasme pour le village qui espère en tirer quelques subsides touristiques, en devenant officiellement la première ville américaine à autoriser la chasse aux drones. Plusieurs centaines de personnes ont déjà demandé leur permis, en attendant un nouveau vote courant octobre.

    Des perruques anti-caméras et des slips constitutionnels

    Plusieurs associations et militants, à travers les Etats-Unis, multiplient les initiatives pour dénoncer la surveillance abusive des populations. Les membres de l’un des principaux mouvements nationaux, le Centre d’information sur la vie privée et l’électronique (EPIC) ont par exemple pris l’habitude d’inscrire le 4e amendement de la Constitution avec une encre métallique sur leurs sous-vêtements. Un moyen de protester contre les scanners corporels installés dans les aéroports depuis quelques années, en rappelant leur droit fondamental à ne pas subir de perquisition sans décision judiciaire.

    Plus récemment, un artiste new-yorkais a lancé une gamme de vêtements et d’accessoires pour échapper à la surveillance électronique. Adam Harvey commercialise aussi bien des parkas métallisées qui bloquent les émissions thermiques pour ne pas être visible sur les caméras, que des perruques et maquillages qui neutralisent les logiciels de reconnaissance faciale.

    Fin août, en plein scandale Prism, Adam Harvey finalisait une collecte pour un nouveau projet. Le Off Pocket, une housse pour téléphone mobile, permet de bloquer intégralement tous les signaux de son portable. Si l’accessoire empêche de recevoir SMS et coups de fil, il neutralise aussi la possibilité pour la NSA de suivre ou écouter son propriétaire. Le fabricant assure même que son système est plus efficace que ceux utilisés par les autorités américaines. Grâce à une collecte en ligne pour produire à grande échelle son Off Pocket, Adam Harvey a récolté quelque 56 000 dollars auprès de 668 donateurs.

    Basculement de confiance historique dans l’opinion contre la NSA

    Les révélations d’Edward Snowden sur un espionnage à grande échelle des populations par la NSA ont bouleversé l’opinion publique. Habituellement transigeante vis-à-vis de ce type de dispositifs, elle s’est montrée au cours de l’été plus sceptique que jamais envers les activités gouvernementales.

    Selon un sondage mené par l’institut Pew Research, 47% des Américains se déclarent défavorables à la récolte massive de données par le gouvernement. Parmi eux, plus de la moitié se dit convaincue que ces informations ne permettent en aucun cas d’appréhender de potentiels terroristes.

    En juillet, une autre étude du Pew Research révélait que, pour la première fois, le nombre d’Américains estimant que les infractions aux libertés individuelles étaient allées trop loin était passé au-dessus de ceux qui acceptaient ces mesures. Aujourd’hui, ils sont 47% à estimer que les services de renseignement ont dépassé les limites.

    Un sentiment qui peine à se répercuter au sein du Congrès américain où les parlementaires siégeant dans les commissions sur le renseignement restent très favorables à la plupart des projets sécuritaires. Fin juillet, le site Wired relevait une inquiétante réalité dans les comptes de nombreux élus. Au cours du vote d’un projet d’amendement contre les écoutes téléphoniques de la NSA, ils étaient 217 contre 205 à rejeter le texte. En moyenne, ces 217 élus opposés à un meilleur contrôle de la NSA ont reçu deux fois plus de financements de la part des industries du secteur de la sécurité et de la défense que leurs adversaires…

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