Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : lundi 23 septembre 2013 à 17:11 - Dernière modification le : lundi 23 septembre 2013 à 17:11

A la Une: l'attaque meurtrière d'un centre commercial de Nairobi

Par Romain Lemaresquier

Entrée du centre commercial Westgate à Nairobi, Kenya.
REUTERS/Goran Tomasevic

L'attaque meurtrière d'un centre commercial à Nairobi, au Kenya, fait les gros titres de la presse mondiale. Une attaque qui n'est d'ailleurs toujours pas terminée. Cela fait maintenant quarante-huit heures qu'un groupe d'islamistes, des shebabs, ont littéralement pris d'assaut un luxueux centre commercial de Nairobi, la capitale kényane.

Le bilan est très lourd et reste provisoire : soixante-neuf personnes auraient été tuées et plus de deux cents blessées pour ce qui est l'attaque la plus meurtrière de l'histoire du Kenya après celle contre l'ambassade américaine de Nairobi en 1998 qui avait fait plus de deux cents morts. La presse du monde entier scrute l'évolution de la situation sur place et fait ses gros titres sur cet évènement, à l'image de la presse nord-américaine. Le New York Times titre ainsi: « Le carnage dans un centre commercial démontre la résistance des groupes terroristes ».

Cette attaque, selon le quotidien new-yorkais, bouleverse littéralement ce pays, car le Kenya est une nation qui avait gagné ses galons dans la lutte contre le terrorisme ces dernières années. Le New York Times qui nous apprend que Barack Obama a appelé le président kényan dimanche afin de lui réaffirmer qu'un « partenariat fort et historique » liait les deux pays. Barack Obama, dont le père est justement kényan, avait pourtant évité de se rendre à Nairobi lors de sa dernière tournée en Afrique, car l'administration américaine « ne souhaitait pas cautionner l’élection d’Uhuru Kenyatta, actuellement poursuivi par la Cour pénale internationale pour avoir financé des escadrons de la mort en 2007 ».

Selon le quotidien, les États-Unis, comme bon nombre d'autres pays, ont proposé leur aide pour tenter de mettre un terme à ce massacre. Pour l'instant, selon les différents bilans auxquels la presse a eu accès, il n'y a pas d'Américains parmi les morts, mais tout de même cinq blessés originaires des États-Unis.
 
Retour sur le continent avec dimanche, une cérémonie en hommage aux victimes de la tuerie de Washington dans la capitale américaine
 
Une cérémonie durant laquelle le président américain en a profité pour appeler à nouveau à une modification de la législation sur les armes à feu. Un sujet ô combien sensible aux États-Unis et sur lequel l'administration Obama bute depuis quelques mois. Ses déclarations ont été reprises par l'ensemble de la presse nord-américaine.
 
Barack Obama qui estime que ces fusillades sont en train de se banaliser alors qu'elles devraient être un choc pour l'ensemble des Américains selon le Washington Post. « Devant près de quatre mille personnes, le président a exhorté la nation à exiger des mesures de restrictions d'accès aux armes ». Rappelant des faits similaires qui se sont déroulés au Royaume-Uni, ou encore en Australie, il a tenu à souligner que ces pays, après ces évènements, avaient été à même de changer leurs législations. D'où cet énième appel à une modification de la législation américaine. Un appel qui, cette fois espère le Washington Post, ne restera pas sans suite.
 
Direction le Mexique avec les suites du passage des tempêtes tropicales
 
De nombreuses personnes manquent toujours à l'appel une semaine après le début de cette catastrophe naturelle. Si la quasi-totalité des plus de soixante mille touristes bloqués par ces tempêtes à Acapulco a pu être évacuée, le sort réservé aux populations locales et surtout dans les petites municipalités aux alentours de la cité balnéaire n'est pas le même.
Les recherches se poursuivent. À La Pintada par exemple, petite commune de cet Etat du Guerrero, il faut en moyenne quatorze heures aux équipes de secours pour dégager le corps d'une personne selon le quotidien La Prensa. Soixante-huit personnes de ce village sont toujours portées disparues selon le quotidien. La Pintada a été recouverte par une vague de boue, ce qui complique d'autant plus le travail des équipes de secouristes qui doivent parfois creuser jusqu'à plus d'un mètre de profondeur pour trouver des victimes. Si, selon les autorités on compte pour l'instant 110 morts, ce chiffre devrait très rapidement croître et pourrait dépasser les 200 selon La Prensa.
 
Les dégâts occasionnés, le nombre de victimes, mais également le manque de réactivité des autorités fédérales décrié par nombre de médias a enfin provoqué une réaction de la part des autorités. Le président Enrique Peña Nieto a annoncé hier qu'il allait modifier le budget 2014 pour le réajuster en fonction des besoins des zones sinistrées. Le président a reconnu que les moyens dont dispose le Mexique en cas de catastrophe de ce type sont insuffisants et qu'il allait y remédier. Des mesures très attendues par un pays confronté chaque année au même problème.
 
Au Venezuela, les autorités ont décidé de lancer leur propre enquête après la découverte de plus mille trois cents kilos de cocaïne à Paris dans un vol en provenance de Caracas
 
Et déjà trois personnes ont été arrêtées selon le quotidien El Universal, trois militaires. C'est ce qu'a déclaré hier soir le ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Paix vénézuélien, Miguel Rodriguez Torres. Les autorités vénézuéliennes comptent faire toute la lumière sur cette affaire.
 
Selon Miguel Rodriguez Torres, des employés de la compagnie française sont forcément complices sinon, la drogue aurait été trouvée avant même le décollage de l'appareil pour Paris. D'où la collaboration entre les services français et vénézuélien.
 
Pour rappel, le Venezuela est considéré par les Nations unies comme l'un des pays les plus utilisés pour le transit de la drogue. Une réputation qui n'est pas près de changer après cette saisie record.

 

tags: Barack Obama - Catastrophes naturelles - Drogue - Etats-Unis - France - Kenya - Mexique - Revue de presse - Shebabs - Venezuela
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