A la Une: les suites de l'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi
L'attaque meurtrière d'un centre commercial à Nairobi, au Kenya, continue de faire les principales Unes, en tout cas aux États-Unis. Et pour cause, puisque ce matin on a appris que deux à trois ressortissants américains, ainsi qu'un Britannique feraient partie du commando qui a semé la terreur ces trois derniers jours dans ce centre commercial de luxe, c'est dans les pages du Washington Post entre autres.
Une attaque qui, semble-t-il, est toujours en cours et dont le bilan provisoire fait état de soixante-deux morts, près de deux cents blessés et de soixante-trois disparus.
C'est la ministre des Affaires étrangères kényane, Amina Mohamed, qui a annoncé la présence de ressortissants étrangers dans ce groupe de combattants shebabs. Selon le Washington Post qui reprend des déclarations de cette ministre, ces Américains seraient âgés de dix-huit à dix-neuf ans, seraient d'origine somalienne ou arabe et vivraient dans le Minnesota ou un autre lieu. Quant au jihadiste britannique, il s'agirait d'une femme qui aurait participé à de nombreuses autres opérations selon Amina Mohamed.
Les autorités américaines n’ont pas tardé à réagir. La porte-parole du département d'État, Jen Psaki dans des déclarations reprises par le quotidien de la capitale, estime qu'à ce stade, les États-Unis ne disposent d'aucune preuve définitive quant à la nationalité ou l'identité des assaillants. Même discours du côté des autorités britanniques.
Par contre le Washington Post confirme que les États-Unis ont prêté main-forte aux autorités kényanes. « Un soutien technique, ainsi que de l'équipement pour aider les forces de sécurité kényanes » selon un responsable du département d'État qui a préféré rester anonyme. Ce qui prouve que les États-Unis se sentent impliqués par cette attaque, au même titre qu'Israël et d'autres pays. Selon le Washington Post, l'administration Obama ne pense pas les shebabs capables de frapper les États-Unis, mais le quotidien rappelle qu'en septembre 2009, un Américain d'origine somalienne avait fait exploser un camion piégé contre une base de l'Union africaine en Somalie, tuant vingt et un soldats.
C’est ce mardi que débute à New York l’Assemblée générale des Nations unies avec d'importants dossiers en perspective
Et le dossier du jour, ce sera le nucléaire iranien. C'est en tout cas ce que pense le New York Times qui fait sa Une aujourd'hui sur la rencontre bilatérale prévue entre Iraniens et Américains, la première du genre depuis la révolution islamique de 1979.
Le président iranien Hassan Rohani, selon le New York Times, serait plus à même d'obtenir un accord sur cette question qui empoisonne les relations internationales que son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad. Hassan Rohani était d'ailleurs en charge de la question du nucléaire lors des dernières négociations menées entre l'Iran et l'Occident en 2003, des pourparlers qui avaient échoué.
Mais la situation depuis a évolué selon le quotidien. La crise économique qui frappe l'Iran suite aux sanctions imposées par la communauté internationale a fait changer d'avis l'ayatollah Khamenei qui appuie désormais ces pourparlers. Pour le New York Times, Khamenei joue un double jeu : il pourrait sortir gagnant en cas d'accord, mais également en cas d'échec.
En cas d'accord, cela validerait son soutien en faveur de pourparlers et en cas d'échec, cela validerait les avertissements qu'il avait lancés concernant la malhonnêteté de l'Occident envers l'Iran. Ce qui est clair, c'est qu'Iraniens et Américains donnaient pour la première fois l'impression de vouloir faire avancer le dossier. Je dis donnais, car finalement la délégation iranienne a annoncé qu’il n’y aurait pas de rencontre bilatérale.
Direction l'Argentine où les autorités ont annoncé que leurs représentations diplomatiques étaient désormais à même d'enregistrer des plaintes contre les tortionnaires franquistes
La semaine dernière, on apprenait que la justice argentine avait lancé 4 mandats d'arrêt contre des anciens fonctionnaires franquistes, accusés de crimes contre l'humanité. Et ce mardi, ce dossier ouvert par la juge Servini pourrait prendre une toute autre ampleur.
En effet, selon le quotidien La Nacion, les autorités argentines ont validé la demande de la juge Servini qui réclamait l'ouverture des représentations diplomatiques aux victimes du franquisme et à leurs descendants.
Une décision sans précédent selon le quotidien, tout comme les mandats d'arrêt émis la semaine dernière et qui devrait permettre d'enregistrer de nombreuses nouvelles plaintes, puisque selon La Nacion, le nombre d'Argentins d'origine espagnole résidant à l'étranger est très important. Une chose est sûre, ce dernier développement ne va pas améliorer les relations déjà tendues entre l'Argentine et l'Espagne.
À Brasilia, la capitale brésilienne, les autorités ont décidé de bannir les jouets considérés comme belliqueux
La fabrication, la distribution et la vente de ces jouets est désormais interdite, et ce, depuis hier nous apprend le quotidien chilien El Mercurio. Cette mesure a pour but de réduire l'indice de violence dans cette ville. Une loi qui pourrait bientôt concerner tout le territoire puisque selon El Mercurio, le Congrès brésilien discuterait actuellement de la mise en place d'une législation de ce type au niveau national.
Cette interdiction concerne tout type de jouet qui reproduit une arme, même les armes futuristes explique le quotidien qui illustre son article avec la photo d'un enfant jouant avec la reproduction d'un sabre laser de la Guerre des Étoiles (Star Wars). Les jouets qui lancent de l'eau, des billes, de la mousse ou qui font de la lumière ou du bruit sont désormais interdits dans la capitale brésilienne. Une nouvelle qui risque de faire couler beaucoup de larmes.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati


















Réagissez à cet article
(0) Réaction