A la Une: l’ouverture du débat de l’Assemblée générale des Nations unies
Deux dossiers ont dominé le premier jour des débats, selon le quotidien québécois Le Devoir : « La guerre civile en Syrie et la possible normalisation des relations entre l’Iran et l’Occident ».
Cette dernière question figurait tout en haut du discours que le président américain Barack Obama a donné devant l’ONU. « Ce qui n’est pas vraiment une surprise, écrit le New York Times, car le chef de la Maison blanche devait réagir à l’élection d’un président iranien plus modéré. Finalement, Barack Obama a choisi de rester prudent, faisant comprendre qu’il n’est pas évident d’oublier trois décennies d’hostilité entre les deux pays ». « En clair, résume Le Devoir, le président américain attend « plus que des paroles de la part de l’Iran ».
Réactions mitigés après le discours du président iranien
Les avis sont partagés. Selon le site d’information Politico, Hassan Rohani ET Barack Obama ouvrent la porte à de meilleures relations. « On peut réussir à maitriser nos divergences », c’est une des phrases clé que le Washington Post retient de l’intervention du président iranien.
Le Los Angeles Times, de son coté, se montre déçu. Hassan Rohani n’a finalement fait aucun geste en direction de l’Occident, écrit le journal. « Il a condamné les Etats-Unis pour avoir imposé des sanctions économique à l’Iran, avoir utilisé des drones contre des personnes innocentes et menacé le gouvernement de Téhéran de représailles militaires. Contre toute attente, Hassan Rohani a prononcé un discours très dur », estime le Los Angeles Times. Le quotidien avance également que ce serait le président iranien qui aurait refusé une rencontre en tête à tête avec son homologue américain en marge de l’Assemblée générale. Le Washington Post ne s’étonné d’un tel comportement. « Après tout, le président iranien doit aussi prendre en compte l’opinion publique de son pays », écrit le site d’information américain.
Dilma Rousseff dénonce la politique d’espionnage des Etats-Unis
Autre intervention attendue hier devant l’ONU, c’était celle de la présidente brésilienne Dilma Roussef. Elle n’a pas non plus ménagé Barack Obama, critiquant durement les programmes d’espionnage des Etats-Unis, écrit le journal brésilien O Globo. Pour Dilma Rousseff, l’action des services secrets est illégale et anti-démocratique. Elle constitue « une violation du droit international ». Rappelons que Dilma Rousseff est concernée au premier chef, puisque ses communications personnelles (mail et téléphone) ont été interceptées par les Américains.
Et sur un plan plus personnel, la présidente a ajouté, en faisant référence à son passé de résistante contre la dictature : « Comme d’autres latino-américains, j’ai lutté contre l’arbitraire et la censure et je ne peux pas arrêter de défendre, d’une façon intransigeante, le droit des individus au respect de la vie privée ainsi que la souveraineté de mon pays ».
Dans son discours devant l’ONU, la présidente brésilienne n’a pas non plus oublié qu’elle est en campagne pour sa réélection en 2014. Selon O Globo, la présidente s’est transformée en candidate en abordant les manifestations sociales qui ont secoué le pays en juin dernier. Tout en défendant la réponse de son gouvernement (qui selon elle n’a pas « réprimé » les manifestants mais les a « écoutés »), elle reconnaît que la demande des brésiliens pour plus de justice sociale est légitime.
Spectacle politique à Washington
C’est l’autre grand titre des journaux nord-américains. Mardi après-midi, le 24 septembre 2013, le sénateur Ted Cruz proche du Tea Party est monté à la tribune pour protester contre la réforme du système de santé de Barack Obama. Jusqu’ici rien d’anormal si ce n’est que son opposition a pris une forme pour le moins originale. « J’ai l’intention de parler jusqu’à ce que je ne tienne plus debout », a-t-il lancé à ses collègues. Promesse tenue, car Ted Cruz a effectivement parlé pendant presque 16 ans d’affilé. Il faut dire qu’il avait bien préparé son coup, selon Politico. Il s’était mis des chaussures de tennis et n’a interrompu son discours fleuve que pour lire une histoire en direct à ses deux enfants restés devant la télévision pour regarder leur père.
Mais il n’est pas sûr que ce show à l’américaine ait vraiment servi la cause de l’opposition. Les conservateurs menacent en fait le président Barack Obama de ne pas voter les crédits pour le fonctionnement de son gouvernement s’il ne retire pas sa réforme de santé, trop couteuse à leurs yeux. Et selon Slate, ce marathon verbal est contreproductif. « Une telle manœuvre politicienne a de quoi énerver des Américains déjà exaspérés par les traditionnelles tractations politiques à Washington », écrit le site internet, avant d’ajouter : « Et qui peut croire sérieusement qu’un seul homme peut vraiment bloquer la réforme de la santé ».

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