A la Une : la bataille budgétaire aux Etats-Unis qui se durcit
C’est un bras de fer, une véritable guerre de tranchées entre républicains et démocrates. L’exercice budgétaire commence le 1er octobre. Or, faute d’accord entre les deux camps pour remonter le plafond de la dette, le Trésor a prévenu, écrit le New York Times : à la date du 17 octobre, il n’y aura plus assez de liquidités pour payer les services de l’Etat.
Une des stratégies que tentent les républicains, explique le Washington Post, c’est de faire pression sur les démocrates pour que l’entrée en vigueur de l’Obamacare, le système d’assurance santé cher au président, prévu pour le 1er octobre, soit repoussé d’un an. Le discours fleuve du républicain Ted Cruz de plus de 21 heures au Sénat contre Obamacare a redonné des ailes aux opposants. Selon une enquête d’opinion publiée par le National Journal, 49% des Américains seraient favorables au maintien de la réforme de santé car elle permet une couverture d’assurance plus large, et 44% souhaiteraient son annulation car trop coûteuse.
Mais pour certains, Obamacare a bon dos, alors que la mise en place d’un système de couverture médicale a déjà montré le contraire dans l’histoire des Etats-Unis …
« Obamacare, un théâtre politique », c’est ainsi que s’exprime Marilyn Moon, directrice du Centre de recherche sur le vieillissement dans une tribune publiée dans le Los Angeles Times. « Lorsque Obamacare est né, écrit-elle, ceux qui voulaient voter contre n’étaient pas en position de force. La différence c’est que maintenant, les opposants semblent user de toute leur mauvaise volonté pour éviter d’aider à sa mise en œuvre. » La journaliste revient sur les craintes suscitées déjà il y a cinquante ans par le système Medicare. « Mais un demi-siècle plus tard, affirme-t-elle, Medicare est, avec la sécurité sociale, l’un des programmes de gouvernement les plus populaires et largement accepté par le milieu médical ». Aujourd’hui, la mauvaise volonté affichée des opposants à l’Obamacare « serait drôle si cela ne mettait pas en danger des millions de personnes qui doivent en bénéficier », prévient-elle. Dans son analyse, elle balaye les arguments brandis à l’encontre de cette réforme de santé.
Le FBI a divulgué une vidéo hier dans laquelle on voit le tireur Aaron Alexis s’introduire dans le bâtiment de la Marine à Washington, le lundi 16 septembre dernier
Une vidéo que plusieurs quotidiens ont mise en ligne, on y voit Aaron Alexis entrer dans le bâtiment, puis marcher dans un couloir, un fusil à la main. Le Washington Post cite le FBI qui déclare que le tireur, qui a abattu 12 personnes, a agi dans un état délirant. Sur un de ses messages électroniques, Aaron Alexis a écrit qu’il subissait des attaques d’ondes électromagnétiques de basse fréquence depuis trois mois, cite le quotidien. Selon les enquêteurs, il aurait agi seul et savait qu’il serait tué en perpétrant ces actes. L’enquête se poursuit, plusieurs appareils électroniques, DVD et cartes mémoire sont en cours d’analyse.
Au Brésil, la Cour des comptes a ordonné au Sénat de rembourser des montants colossaux de trop perçus de salaires
Les salaires des fonctionnaires brésiliens ne peuvent excéder 28 000 réales, ce qui équivaut à 12 500 dollars, c’est ce que perçoivent les juges de la Cour suprême. Or, la Cour des comptes a révélé des irrégularités depuis 2009 qui concernent 464 fonctionnaires de l’Etat, rapporte O Globo. Sans compter des heures supplémentaires indues, des journées de travail de moins de huit heures et des cumuls de mandats irréguliers. En tout, quelque 300 millions de réales devront être remboursés, révèle le quotidien de Rio. Le président du Sénat a assuré que ces sommes seront rendues. En plus de ce remboursement, la Cour des comptes a informé que le Sénat devra réaliser une économie de 157 millions de réales par an, soit 10% de son budget.
Toujours au Brésil, une étude montre qu’en dix ans, les meurtres de femmes n’ont pas baissé en dépit d’une loi qui avait durci les peines
O Globo publie les résultats de l’étude de l’Institut de recherches économiques IPEA entre 2001 et 2011 : en dix ans, 50 000 femmes ont été victimes de mort violente, la moitié par armes à feu, soit 5 000 par an, dont 40% aux mains d’un proche. La loi « Maria da Penha » promulguée en 2006 devait pourtant durcir les peines pour les agressions à caractère sexuel et la violence domestique. Une loi qui porte le nom d’une pharmacienne qui a échappé à deux tentatives d’assassinat par son mari, et qui s’est convertie en fervente défenseuse du droit des femmes. De fait, les meurtres de femmes ont baissé juste après la promulgation de la loi, mais ils ont presque retrouvé en 2011 les mêmes niveaux qu’en 2001.
Enfin au Venezuela, les journaux reviennent sur la décision du président Nicolas Maduro de ne pas se rendre à l’Assemblée générale de l’ONU à New York
« Je n’ai pas assisté à l’ONU car j’ai été informé de provocations planifiées à mon encontre », a déclaré Nicolas Maduro, cité dans El Nacional . « Maduro n’est pas allé à l’ONU car il craignait pour son intégrité physique », titre pour sa part El Universal. Nicolas Maduro n’a pas donné plus de détails sur les menaces dont il avait eu connaissance. Le président vénézuélien a donc envoyé son ministre des Affaires étrangères Elias Jaua. S’exprimant depuis l’usine d’assemblage de voitures de Chery dans l’Etat d’Aragua, Maduro a justifié avoir réalisé sa tournée récente en Chine dans un avion de Cubana de Aviación à cause d’une panne sur son Airbus français, l'entreprise française à qui il a d’ailleurs demandé des explications et auprès de laquelle il entend porter plainte.

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