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Article publié le : lundi 30 septembre 2013 à 19:00 - Dernière modification le : lundi 30 septembre 2013 à 19:00

A la Une : les Etats-Unis et la menace de paralysie budgétaire

Par Véronique Gaymard

Selon une enquête d’opinion citée par le «Washington Post», 35% des Américains rejettent la faute de l’actuelle crise budgétaire sur Obama et les démocrates.
REUTERS/Kevin Lamarque

800 000 fonctionnaires pourraient se retrouver au chômage technique dès demain et ne pas percevoir leur salaire. La décision du Sénat sur la réforme de la santé pourrait mener à une paralysie du budget, prévient le New York Times.
L’exercice budgétaire commence ce mardi 1er octobre, mais le bras de fer qui se joue entre républicains et démocrates pourrait avoir comme conséquence la fermeture de services de l’Etat jugés non essentiels. Des enquêtes d’opinion montrent que les citoyens sont très mécontents de l’attitude du Congrès, poursuit le journal, et la perspective de la première fermeture du gouvernement en dix-sept ans renforce leur colère, rapporte le quotidien.

Selon une enquête d’opinion citée dans le Washington Post, 44% des personnes interrogées rejettent la responsabilité de cette situation sur les républicains, et 35% sur Obama et les démocrates.
 
Chacun se renvoie la balle, entre républicains et démocrates

Le président du Sénat, le démocrate Harry Reid a refusé d’ouvrir le Sénat ce dimanche, provoquant la colère des républicains qui disaient avoir trouvé un compromis pour éviter la fermeture de l’Etat fédéral, explique le New York Times.

Mais Harry Reid a rejeté la proposition de la Chambre des représentants qui impliquait notamment de reporter d’un an la mise en œuvre de plusieurs volets jugés onéreux de la réforme de santé, une réforme chère au président Obama, approuvée en 2010 et entrée en vigueur en 2011. Selon lui, si les démocrates lâchent sur ce point, les républicains vont encore exiger de nouvelles concessions pour éviter le défaut de paiement mi-octobre si rien n’est fait.
 
« Je pense que ce n’est pas une bonne idée de fermer le gouvernement » a dit le sénateur républicain Rand Paul dans l’émission de télévision Face the Nation, « mais je pense que ce n’est pas une bonne idée de donner 100% de ce que le président souhaite pour Obamacare ».

Le député républicain du Texas Ted Cruz, qui avait paralysé la Chambre des représentants en monopolisant la parole pendant vingt et une heures la semaine dernière contre l’Obamacare, lui, est plus tranchant, rapporte le Christian Science Monitor : « Si nous avons une fermeture, ce sera de la faute de Harry Reid qui s’en tient à sa position jusqu’au-boutiste et qui prend les Américains en otage ». Le drame doit continuer ce lundi lorsque le Sénat reprendra sa session, conclut le Christian Science Monitor.
 
Des conséquences catastrophiques si les deux camps n’arrivent pas à trouver un compromis avant ce soir
 
Si le gouvernement fédéral devait fermer ce soir, la région de Washington, qui concentre la plupart des fonctionnaires fédéraux et leurs sous-traitants, pourrait ainsi perdre 200 millions de dollars par jour et affecter plus de 700 000 postes de travail, prévient le Washington Post.

Selon Stephen Fuller, directeur du Centre d’analyse régionale de l’université George Mason, « c’est très sérieux, l’économie nationale pourrait ne pas en percevoir les signes avant trois ou quatre semaines, mais pour la région de Washington, ce serait un tsunami », a-t-il confié au quotidien. « Nous sommes déjà saignés à blanc, s’il y a fermeture, cela aura un coût énorme », prévient-il.

Au niveau national, les conséquences pour les citoyens sont inquiétantes : plus de nouveaux dossiers pour les services de sécurité sociale, plus de prêts pour les petites entreprises, de crédits de recherche, fermeture de garderies …

Selon Politico, la balle pourrait être dans le camp du président de la Chambre, le républicain John Boehner : soit voter pour une résolution de 986 millions de dollars qui permettrait de financer Obamacare, soit au contraire proposer un autre plan visant à entraver cette loi sur la santé que les républicains haïssent, écrit le journal en ligne.

De son côté, le quotidien de Washington publie les différentes possibilités qui s’ouvrent aux sénateurs pour éviter la fermeture.
 
Au Guatemala, les tensions entre riverains et forces de police ont dégénéré ce dimanche

En cause, un projet de barrage hydroélectrique que les habitants refusent. Il s’agit du projet de barrage Hidro Santa Cruz par une entreprise espagnole, Hidralia, dans le département de Huehuetenango, au nord-ouest du pays.

Les riverains le refusent depuis plus d’un an, car il mettrait en péril leur aquaculture de subsistance. Hier, des habitants armés ont ouvert le feu, blessant mortellement un soldat qui n’aurait pas été armé, ce qui a fait grimper la tension d’un cran, titre Prensa Libre.

La veille, un dirigeant de la communauté mis en cause pour incitation à la violence, avait été arrêté, ce qui a ravivé les tensions dans la communauté. Il était accusé d’être le meneur des manifestations violentes qui avaient saccagé les locaux du commissariat local et bloqué plusieurs voies d’accès.

En mai dernier, rappelle Prensa Libre, les opposants au projet avaient organisé des manifestations, faisant plusieurs morts parmi les manifestants et des blessés dans les rangs des forces de l’ordre. Le président Otto Perez Molina avait alors décrété l’état de siège. Cette fois, selon Siglo 21, le président guatémaltèque a déclaré la situation sous contrôle et ne devrait pas décréter de nouvelles mesures d’exception.

tags: Barack Obama - Etats-Unis - Guatemala - Revue de presse - Santé et Médecine
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