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    La clause de sauvegarde («backstop») vise à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Le maintien temporaire de l'Irlande du Nord dans l'union douanière ouvre, selon les détracteurs de cet arrangement, la voie à un démantèlement du Royaume-Uni.

    Amériques

    A la Une : La fin du shutdown

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    Les Unes des quotidiens américains se ressemblent aujourd’hui. Les grands titres expriment à la fois soulagement et inquiétude, à l’instar de l’Arizona Republic : « It’s over – for now », écrit le journal. « C’est terminé pour l’instant ».

    Même prudence au Boston Globe : « La crise est résolue pour trois mois », titre le quotidien. Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu'au 7 février prochain et l'État fédéral est financé jusqu'au 15 janvier. « On est sauvé de l’abime », s’exclame pour sa part le Miami Herald. Plus sobre, la Une du New York Times : « Les républicains cèdent ». Et pour le journal péruvien El Comercio, l’accord bipartisan de dernière minute conclu entre démocrates et conservateurs « évite un effondrement des États-Unis ».

    Le président sort renforcé de cette épreuve

    Barack Obama est le grand gagnant, selon le site Politico. Il a gagné notamment parce qu’il a renoncé à l'une des ses promesses électorales de 2008, estime le magazine en ligne Slate. Il avait promis de coopérer étroitement avec l’opposition républicaine en vue de rechercher des accords. Mais ses deux mandats seront finalement marqués par des victoires politiques obtenues sans concession.
     
    En fait, poursuit Slate, lorsque Barack Obama a commencé son deuxième mandat, lui et ses conseillers ont fixé une stratégie : puisqu’il n’y a plus d’élection en jeu (Obama ne pourra pas être réélu pour un troisième mandat), pas question de céder d’un iota face aux exigences des républicains. « Et on le voit bien, conclut Slate, l’accord que le Congrès a obtenu pour relever le plafond de la dette et permettre le financement des services gouvernementaux ne contient que des concessions minimes de la part des démocrates.»
     
    Du coup, les républicains sont les grands perdants de cet affrontement.« Ils n’ont tout simplement rien obtenu », écrit Politico. Un avis partagé par le Washington Post. « Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, et sa majorité se trouvent en pleine déroute », estime le quotidien. La seule chose que Boehner ait sauvée, c’est son poste, poursuit le Washington Post. En effet, le républicain se veut toujours combatif. « On s’est bien battu, mais on a perdu », a-t-il dit dans un entretien accordé à une radio de sa ville d’origine, Cincinnati, 700 WLW
     
    Pour la petite histoire : l’animateur de cette émission connu pour son populisme de droite est visiblement agacé de voir les républicains s’incliner devant les démocrates. Il rappelle à John Boehner la célèbre bataille d’Alamo de 1836 où une centaine de Texans ont préféré se faire tuer plutôt que de se rendre à l’armée mexicaine. Le républicain n’aime pas cette comparaison historique et répond à l’animateur : « Écoute-moi, je n’abandonne jamais ».
     
    Les républicains sortent non seulement perdants de cet affrontement mais aussi profondément divisés. Et cette division ne va pas leur faciliter la tâche pour les prochaines élections présidentielles dans trois ans, analyse le quotidien brésilien O Globo. Les députés appartenant au Tea Party qui ont poussé le parti à se radicaliser constituent une minorité. Ils ne sont que 47 sur 232 républicains au sein de la Chambre des représentants. Mais les membres du Tea Party sont pour l’instant plus audibles que leurs collègues modérés, ajoute O Globo. Ils peuvent compter sur le soutien des électeurs dans leurs circonscriptions. Seulement voilà, « ces circonscriptions-là ne reflètent pas le profil démographique typique du parti républicain ». Les responsables comme John Boehner savent que pour gagner les élections au niveau national, un candidat républicain doit être capable de séduire au-delà de la frange conservatrice de l’électorat.
     
    Les hommes d’affaires veulent sanctionner le Tea Party
     
    En attendant, ce sont d’autres personnes qui vont tirer les conséquences de l’attitude du Tea Party, à savoir les hommes d’affaires. Le Wall Street Journal a interviewé plusieurs chefs d’entreprises. Certains pourraient ne plus soutenir les candidats républicains les plus extrêmes, nous apprend le quotidien financier. L’alliance entre le monde économique et le parti conservateur est en train de voler en éclat, au moins partiellement estime le Wall Street Journal. D’ailleurs pour l’économiste et ancien secrétaire au travail Robert Reich, il n’y pas de doute : ce n’est pas la raison politique qui a poussé sénateurs et députés à trouver un compromis sur la dette, mais les marchés financiers.  « C’est Wall Street qui détermine essentiellement la politique à Washington », dit Robert Reich sur la chaîne CNN. Ses collègues sont d’ailleurs unanimes : oui le blocage politique et la menace d’un défaut de paiement ont eu un impact sur l’économie américaine. D’après le Miami Herald, la croissance pourrait ralentir de 1,5% cette année.

     

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